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Le choix Immoweek : flotter pour surtout ne pas couler…

ActualitésGreen & Innovations

le 15 Jan 2020

L’Australie flambe et l’eau est pourtant l’un des prochains fléaux du siècle. L’urbanisme et l’innovation peuvent peut-être apporter une réponse, à défaut d’un remède, à ces menaces qui pèsent sur la planète et les hommes. La preuve avec une proposition des architectes de BIG, l’objet de notre « Choix Immoweek » de ce jour.

L’urbaniste et essayiste français Paul Virillio, disparu en 2018, l’avait démontré, naguère, dans une exposition imaginée avec Raymond Depardon : les migrations et la détresse liées au changement climatique seront bientôt nombreuses et des îles vont disparaître de nos cartes. Près de 40 % des humains vivent à moins de 100 km d’un littoral et un sur dix vit à moins de dix mètres au-dessus du niveau de la mer. Coût (financier seulement) de la certaine élévation du niveau des eaux : 1 milliard de dollars d’ici 2050.

L’une des solutions à l’exode des millions de population concernées est, approuve l’ONU, la construction de villes flottantes. C’est la proposition du cabinet d’architectes Bjarke Ingels, (BIG) pour une startup, Oceanix, soutenue par le MIT Center for Ocean Engineering et un groupement de scientifiques. De l’idée au projet, chez BIG, il y a un pas toujours vite franchi. L’idée, rapporte le site de l’ONU, est de placer non loin des cotes, en mer, une ville flottante, construite pour résister aux catastrophes naturelles, une ville possiblement « remorquable » en cas d’agitation extrême des eaux.

Le projet se développe en plateformes hexagonales de 20 000 m2 pouvant accueillir chacune 300 personnes. L’idée est ensuite d’assembler ces entités flottantes pour former un « village », autour d’une serre. Le matériau envisagé par les scientifiques serait, toujours selon les informations publiées par l’ONU, « un matériau avec une couche de calcaire formée par-dessus par les minéraux sous-marins ».

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/02/2020

Bureaux : vers 2,75 % pour le « prime »…

« Un environnement de faibles taux d’intérêt et de financement facile », venant s’ajouter à « l’instabilité internationale qui pèse sur le commerce extérieur » (d’autant plus actuellement avec le coronavirus et ses conséquences en Bourse, ndlr…), « devrait inciter les investisseurs à pondérer davantage leurs prises de risque par des placements jugés sécurisés, mais offrant le plus de rentabilité possible.

Une telle situation est traditionnellement favorable aux placements immobiliers, dont la quote-part dans les portefeuilles des grands investisseurs devrait, ainsi, continuer de croître » affirme Savills à propos de l’’évolution du marché de l’investissement dans une récente étude ad-hoc. Surtout, « dans cet environnement, la France est susceptible de continuer à jouer de son attrait retrouvé, notamment grâce à sa stabilité économique et institutionnelle. Son marché immobilier devrait donc rester l’une des destinations privilégiées des investisseurs internationaux en Europe ». Savills fait valoir que « c’est particulièrement le cas pour les Allemands : désormais sous-exposés en France, ils continueront à chercher à y accroître leur présence. Les fonds « value ad » et opportunistes, souvent d’origine anglo-saxonne, sont attirés par le manque d’offre, la résilience du marché locatif et le potentiel de réversion de l’immobilier français : ils resteront donc à la recherche d’opportunités. Mais cet intérêt pour le marché hexagonal gagne également des acteurs plus inhabituels, comme l’a démontré la percée des fonds coréens en 2019. Tout conduit à penser que de nouveaux entrants, au-delà des institutionnels coréens désormais largement exposés, devraient continuer de chercher à se créer une place »… En intégrant « la forte reprise de la levée de fonds des SCPI et des OPCI français », Savills estime que « le marché français devrait se maintenir à des niveaux historiquement élevés en 2020, probablement proches de 38 milliards d’euros. Les premières semaines de 2020 étayent cette prévision, animées qu’elles sont par le bouclage de transactions majeures dont la conclusion est attendue avant la fin du premier semestre »…

Cependant, un tel environnement « ne sera pas sans conséquences sur les rendements, ni sur leur structure ». Et Savills de conclure : « l’écart entre les rendements immobilier et obligataire se maintenant à des niveaux très favorables au secteur immobilier, la reprise de la compression des taux « prime » observée au deuxième semestre 2019 devrait se poursuivre. Elle est même susceptible de gagner des marchés autres que le QCA et les secteurs les plus établis pour favoriser un écrasement supplémentaire de l’architecture géographique des taux. L’ampleur de cette compression dépendra largement de la tenue des taux obligataires, ainsi que de l’environnement bancaire et monétaire. Pour l’heure, il paraît raisonnable de n’anticiper qu’une baisse modérée (de l’ordre de 25 points de base), avec des taux « prime » s’approchant de 2,75 % pour les actifs bureaux, de 4 % pour l’industriel et de 4,75 % pour les centres commerciaux »…

Portrait

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