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Le choix Immoweek : la France se dote d’un 11ème parc national

ActualitésGreen & Innovations

le 08 Nov 2019

C’est officiel depuis ce vendredi 8 novembre – à parution du « Journal Officiel » : le Parc National de Forêts en Champagne et en Bourgogne est né ! Onzième parc du territoire, il « marque l’ambition de renforcer la protection des espaces naturels » du ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, qui souhaite « renforcer la naturalité des forêts et développer l’attractivité du territoire grâce à de nouvelles activités, valorisant les ressources naturelles dans le respect de la biodiversité ». « Immoweek » aime le bois et fait donc de cette actu le « choix Immoweek » de ce jour.

Le Parc National de Forêts se situe dans les départements de Côte-d’Or (en Bourgogne-Franche-Comté) et de Haute-Marne (dans le Grand-Est) ; il couvre 241 000 hectares au total, dont plus de 56 000 classés en zone cœur ; il abrite quelque 50 millions d’arbres, 700 km de rivières, 20 000 km de sentiers forestiers et campagnards, des marais tufeux (formées de roches nommées tuf calcaire) de pente et… 20 % de la population française de cigognes noires – pour ne citer que cet animal, car le territoire abrite chauves-souris, murins, chats forestier, blaireaux, cerfs, chevreuils et sangliers, ainsi que certains invertébrés et papillons en voie de disparition en France.

Le Parc national « est avant tout dédié aux forêts feuillues de plaine. 95 % de la surface du cœur est composée de larges zones forestières, auxquelles sont adjointes des zones de prairies et des zones agricoles en aire d’adhésion, afin d’assurer un continuum écologique cohérent et de favoriser les interfaces entre les zones de prairies et de forêts ».

« Avec le Parc National de Forêts, la France abritera l’une des plus vastes forêts de plaines en libre évolution en Europe » se félicite le ministère.

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Pour la naissance de ce nouveau parc, la « gestation » aura pris 10 ans : le territoire entre la Champagne et la Bourgogne, entre Troyes et Dijon, est retenu à l’été 2009 pour porter le projet dédié aux forêts feuillues de plaine, « après une préselection nationale, une expertise de ses caractéristiques et la consultation des acteurs locaux ». Un groupement d’intérêt public est créé et, après plusieurs phases successives de concertation, l’arrêté de prise en considération du Parc National de Forêts est publié par le Premier ministre le 7 mars 2016. Ensuite, la Charte du Parc National de Forêts est lancée. « Elaborée avec l’ensemble des acteurs, [elle] vise à matérialiser le projet de territoire de l’ensemble du parc national, ainsi qu’à structurer la politique de l’établissement public » précise le ministère.

A l’issue d’une période de travaux communs qui commencent ce mois-ci jusqu’en février 2020, un premier projet de stratégie sera présenté lors du Forum national des aires protégées qui se tiendra début avril 2020. « Sur cette base, et consécutivement aux différentes consultations officielles, la future stratégie 2020-2030 sera adoptée dans sa version définitive en juin 2020, avant le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille ».

Indéniablement, le bois français à de l’avenir !

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 21/11/2019

Le résidentiel à la hausse dans toute l’Europe

Depuis quelques années, première nouvelle : le résidentiel rapporte et devient même un investissement recherché et de choix, dans un contexte de baisse des taux d’intérêt et de rendement de plus en plus juteux. Mais si le rapport de forces a changé en France, qu’en est-il du reste de l’Europe ? Edmond de Rothschild apporte une réponse en analysant les marchés du logement non seulement en France, mais aussi en Allemagne, en Suisse et au Royaume-Uni.

En France, dopée par la baisse du chômage et des conditions de crédit très assouplies, la hausse des prix du résidentiel devrait conserver un rythme proche de celui observé en 2017 et 2018, avec une progression de 3,1 % en glissement annuel moyen en 2019. Cependant, cette hausse devrait commencer à fléchir, atteignant 2,86 % en moyenne en 2020, principale conséquence du taux de vacance, qui a progressivement augmenté depuis 2014 et pesant de plus en plus sur les prix de l’immobilier.

En Allemagne, le taux de croissance moyen des prix du résidentiel serait de 7,6 % en 2019, avec une croissance de, respectivement, 8 et 8,8 % sur les deux derniers trimestres ; cette hausse s’élève à 66,3 % depuis le troisième trimestre 2009, grâce à l’augmentation des populations des grandes villes notamment. Même si la construction reste robuste et l’offre de logement en augmentation, celle-ci demeure insuffisante pour le nombre de nouveaux arrivants, contribuant à l’apparition de micro-appartements. Pour 2020, Edmond de Rothschild prédit une croissance moins soutenue, à 6,4 %, en raison de taux de vacance relativement bas…

En Suisse, la tendance est à la stabilité jusqu’au quatrième trimestre 2020, grâce à une inflation faible et un taux d’intérêt de la politique monétaire négatif. Les prix se contractent encore légèrement jusqu’à fin 2019, avec une moyenne de croissance, en glissement annuel sur cette année, de -0,35 %. Les prix devraient se redresser légèrement à partir du deuxième trimestre 2020, pour atteindre 0,4 % sur l’année, grâce aux effets conjugués des conditions de crédits, de la croissance économique et de l’inflation sous-jacente.

Au Royaume-Uni enfin, nonobstant la possibilité d’un Brexit sans accord, les prix du résidentiel augmenteraient en glissement annuel moyen de 0,5 % en 2019 et de 1,9 % en 2020. On est loin des records de 7,6 % en 2014 et 2015. Outre le Brexit qui se distingue par son manque de visibilité, les disparités entre Londres et le reste du pays se font sentir : si les prix ont baissé de 2,5 % depuis juin 2016 dans la Capitale, ils ont augmenté, en moyenne, de plus de 9 % dans les autres régions ; on peut voir cette différence sous un autre angle en remontant plus loin, puisque du deuxième trimestre 2009 au deuxième trimestre 2016, les prix à Londres ont augmenté de 84,2 %, contre seulement 13,6 % de hausse en régions. Et si l’Epée de Damoclès du « no deal » devait s’abattre ? La contraction maximale médiane des prix serait de 10 %, entre -12,3 % et -5,7 % selon l’intervalle de confiance utilisé par Edmond de Rothschild…

Portrait

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