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Le choix Immoweek : l’Essec récompense la Ville Solidaire et l’Immobilier Responsable

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le 04 Juin 2019

Chez Immoweek, nous suivons avec grand intérêt les travaux de la Chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec, dirigée par Ingrid Nappi-Choulet ; or, celle-ci a fait fort hier, en inaugurant la première édition du Grand Prix Essec de la Ville Solidaire et de l’Immobilier Responsable. Le but ? Récompenser les projets qui permettent de rendre la ville plus engagée, plus inclusive, en un mot plus moderne. Les heureux élus, désignés par un jury co-présidé par Ingrid Nappi-Choulet et Patrick Doutreligne, président de l’Uniopss, se sont vus remettre leurs prix sous les ors de l’Hôtel de Ville de Paris, grâce au parrainage de la Ville, dûment représentée par Nicolas Nordman, adjoint à la Maire de Paris chargé des questions relatives aux personnes en situation de handicap et à l’accessibilité, tandis que l’Essec était aussi présente grâce aux étudiants et au directeur de l’Essec Business School, Vincenzo Esposito-Vinzi. Quant au palmarès, c’est notre « + de la semaine », Immoweek ayant été le partenaire média privilégié de l’évènement, grâce à l’animation de Valérie Garnier, directrice de la rédaction, et Catherine Bocquet, rédactrice en chef…

Le Prix de la Ville Hospitalière a été remis par Nicolas Norman au projet « Loger Autrement », mené par l’association Ensemble Autrement, représentée par Fanny Dron, directrice opérationnelle.

Les autres nommés étaient « Homnia » (Homnia), « Vivre en béguinage » (Vivr’Alliance), « Héberger autrement, vers une nouvelle forme d’hébergement social pour les familles sans-abris » (Samu Social de Paris, groupe Galia) et « L’Oasis » (REI Habitat, SemPariSeine).

Le Prix Grand Paris de l’Innovation Urbaine Solidaire a été annoncé par Valérie Mayer-Blimont, conseillère métropolitaine déléguée auprès du président pour l’appel à projets « Inventons la Métropole du Grand Paris », et décerné à l’association Yes We Camp pour son projet « Yes We Camp, Espaces communs temporaires ». L’association était représentée par son co-fondateur et directeur Nicolas Detrie.

Etaient aussi nommés : « La Ferme du Rail » (Bail pour Tous, Travail et Vie, Atoll 75, Réhabail), « Petites Serres » (Novaxia), « Héberger autrement, vers une nouvelle forme d’hébergement social pour les familles sans-abris » (Samu Social de Paris, groupe Galia) et « SoCo » (SoCo).

Le Prix Innovation Urbaine Solidaire est revenu à « Mieux louer mon logement vacant », projet porté par l’Eurométropole de Strasbourg, représentée par sa cheffe du service Habitat, Geneviève Brun. Le prix a été remis par Patrick Braouezec en sa qualité de président du conseil de surveillance du Grand Paris.

Concouraient également : « Wood Stock » (Collectif Fabiel Le Goff, avec l’Ecole Supérieure du Bois de Nantes, AG2R La Mondiale, Nantes Métropole), « Nexity Non Profit » (Nexity Non Profit), « Maisons Saint-François » (L’Arche Lille Métropole) et « Solidarité et Handicap » (Crédit Agricole Immobilier).

Le Fonds Immobilier Impact Investing, par Cedrus & Partners (représenté par Sébastien Roca, directeur associations et fondations), reçoit le Prix Finance Solidaire et Ville Durable, remis par Laurent Drake, déléguée générale de Face.

« Foncière Chênelet » (Foncière Chênelet), « Fonds de logement intermédiaire » (Ampère Gestion, CDC Habitat), « Flexipropriété » (La Française REM) et « Hémisphère » (Ampère Gestion, CDC Habitat) étaient aussi en lice.

Le Prix Immobilier Responsable a été remis par Ingrid Nappi-Choulet à « Nexity Non Profit, un engagement pour une ville plus solidaire », par Nexity Non Profit, représenté par Christian Dubois, directeur général délégué de Nexity Services Immobiliers aux particuliers.

Etaient en lice : « La Ferme du Rail » (Bail pour Tous, Travail et Vie, Atoll 75, Réhabail), « Le logement abordable » (Seine-Saint-Denis Habitat), « Appart & Sens » (Appart & Sens), « Flexipropriété » (La Française REM) et « Livsty, le viager 2.0 » (Livsty).

Patrick Doutreligne a remis à Marine Seemuller, directrice du développement et de l’innovation de REI Habitat, le prix dans la catégorie de l’Habitat Innovant, remporté par « L’Oasis », un projet de REI Habitat et de la SemPariSeine.

Etaient aussi nommés : « La Maïade » (Tequio), « Homnia » (Homnia), « Loger Autrement » (Ensemble Autrement), « Cologe » (Cologe).

Le projet de la « Voûte Nubienne », portée par l’association du même nom, présidée par Benoît Lambert et présente au Sénégal, a décroché le Prix Spécial de la Ville Africaine Francophone Solidaire et Durable, remis par le secrétaire général de CGLUA, Jean-Pierre Elong MBassi.

Les autres projets en lice étaient : « Projet REDD+ » (Bangangté, Cameroun), « Renforcement des acteurs de la commune d’arrondissement de Bafoussam 1er dans le processus de transition vers une ville durable et solidaire (commune d’arrondissement de Bafoussam 1er, Cameroun), « STADD-Projet de développement d’unité de collecte, tri et recyclage des déchets plastiques et d’éducation à l’environnement » (ONG Science et Technique Africaines pour un Développement Durable, Togo), « Réinsertion rurale par l’ASA : « Exode urbain », solution à l’exode rurale » (ASA ParisMada, Madagascar).

Enfin, Pierre Mansat, co-organisateur du Prix, ancien adjoint au Maire de Paris et délégué général de La Ville en Commun, a remis le Prix Spécial du Jury, décerné au « Logement abordable », porté par Seine-Saint-Denis Habitat, représenté par son responsable construction, Frédéric Pilon.

Vous pourrez retrouver un résumé plus détaillé dans notre prochain hors-série d’Immoweek ; en attendant, cette première édition a été couronnée de succès, avec une salle comble dans les salons de l’Hôtel de Ville et de nombreux participants, avec des projets plus intéressants les uns que les autres… Rendez-vous pour la prochaine édition !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 11/10/2019

Vertige de la tour

A s’en démettre les cervicales. Une ballade dans les rues de Chicago peut être source d’accidents tant la tentation de n’avancer que tête en l’air est forte.

Car la ville des vents (« Windy City ») qui fut découverte au milieu du 17ème siècle par deux missionnaires français, n’a pas la timidité des villes européennes face aux gratte-ciel. Le choix de construire en hauteur, ce parti-pris d’aller plus haut, Chicago l’a adopté il y a fort longtemps, après le grand incendie qui détruisit la ville (principalement constituée de bois) en 1871. D’une catastrophe, les élus ont fait une aubaine, en réinventant la ville non plus en l’étalant, mais en la grandissant. Dans les années 1890, le premier gratte-ciel y fut construit, le Monadnock Building. En 1893, Chicago célébrait son renouveau en accueillant l’Exposition Universelle. A l’inverse, alors qu’elle a formé quelques uns des grands architectes du Nouveau Monde, l’Europe, et la France en particulier ont toujours eu, à l’égard des tours, une relation ambiguë.

La grande hauteur est certes aujourd’hui plus présente dans le débat architectural et économique, mais elle existe peu, hormis dans quelques îlots du territoire. Si, à La Défense, les tours font désormais partie du paysage – encore que celles voulues par Hermitage fassent, pour d’autres raisons aussi, beaucoup grincer des dents -, elles sont toujours loin de faire l’unanimité. Les récentes levées de bouclier contre des tours en centre-ville – Toulouse, qui verra bien le jour, ou Grenoble, qui est tombée aux oubliettes – le montrent. Le plafonnement à 37 mètres à Paris (avec des dérogations dans certaines Zac) limite les ambitions.

Pourtant, que la tour peut être belle – et « durable » ! Et s’envisager non pas seulement comme un objet froid, mais un ensemble élégant, qui peut accueillir de multiples fonctions. Atout non négligeable, la tour peut s’accommoder de parcelles assez modestes et s’insérer dans des îlots plus historiques. Pourquoi alors ne pas s’inspirer – pour une bonne raison cette fois – de ce qui se réussit ailleurs ? Certains aménageurs y réfléchissent, dit-on.  Mais à la veille des municipales – et nous sommes toujours à la veille d’une élection – il semble que les élus, eux, y sont moins prêts.

Portrait

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