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Le choix Immoweek : « Ma Prime Rénov' », un nouveau pas pour la rénovation énergétique

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le 08 Jan 2020

Ce 8 janvier 2020 voit le « + de la semaine » s’imposer de lui-même : en effet, ce jour voit le lancement officiel de « Ma Prime Rénov' » par Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition Ecologique. Cette aide doit remplacer à la fois le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et le programme « Habiter Mieux Agilité » de l’Anah. Le but : toujours lutter pour la rénovation énergétique, grand chantier du quinquennat en matière du logement…

Le montant de l’aide dépendra à la fois des travaux envisagés et du niveau des revenus des ménages qui la demande. La prime, qui peut être demandée sur Internet ou par téléphone (0.808.800.700), dépend des barèmes consultables ci-dessous :
Confiée à l’Anah, la prime doit être versée dans les quinze jours après la validation de la demande, soit bien plus vite que les 18 mois nécessités par le CITE, comme l’a relevé Julien Denormandie, qui pointait un « système pas satisfaisant ».

Cependant, « Ma Prime Rénov' » s’adresse surtout, pour l’instant du moins, aux ménages dits « modestes et très modestes », avant un élargissement aux ménages intermédiaires en 2021 ; ces derniers continueront à bénéficier du crédit d’impôt forfaitaire en 2020. 20 % des ménages les plus aisés seront exclus du CITE. Dans ce contexte, le secteur du bâtiment regrette ce dernier volet, tout en craignant que le système devienne plus complexe en prenant aussi en compte le niveau de revenus des ménages.

Même si Ségolène Royal, ancienne ministre de l’Ecologie, avait critiqué dans « Le Parisien » la suppression du CITE comme « un recul du gouvernement actuel », cette nouvelle réforme incarne un cap dans l’acte II du quinquennat. Le passage de la loi Energie et Climat, qui compte un dispositif de sanctions progressives vis-à-vis des bailleurs de passoires thermiques, montre la volonté de lutter en faveur de la rénovation énergétique, à l’heure où le secteur de la construction est toujours pointé comme deuxième responsable des émissions carbone à l’échelle du monde…

Mieux isoler sa maison, changer de chaudière ou installer une ventilation efficace sont des travaux essentiels pour ne plus avoir froid chez soi l’hiver ou chaud l’été. Améliorer son confort quotidien, réduire ses factures et faire un geste pour la planète est l’affaire de tous, nous le mettons à la portée de chacun grâce à "Ma Prime Rénov’", une aide qui s’adapte aux revenus des Français. La rénovation du logement doit devenir un réflexe. Une étape supplémentaire vient d’être franchie avec cette nouvelle prime confiée à l’Anah.

Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement

L’Anah est engagée depuis plusieurs années dans le traitement de la rénovation énergétique de l'habitat privé au travers du programme "Habiter mieux" et dans un processus de rationalisation et de digital pour faciliter l'accès à ses aides. "Ma Prime Rénov’" est un nouveau jalon de la modernisation de l’Agence qui permet, depuis le 1er janvier, aux ménages modestes d'accéder facilement à une aide pour leur permettre de rénover énergétiquement leur logement. L'Anah a pu faire ses développements grâce à son expérience acquise et son expertise et je tiens à saluer l'engagement et la mobilisation des équipes de l’Anah tout au long de l'année 2019. Les attentes et les besoins de nos concitoyens pour l’amélioration de leur logement sont forts. "Ma Prime Rénov’" répond pleinement aux enjeux de simplification des aides à la rénovation énergétique pour réussir à massifier les travaux et, ainsi, atteindre les objectifs ambitieux de l'accord de Paris.

Nathalie Appéré, présidente du conseil d'administration de l'Anah

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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