Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Green & Innovations > Actualités > Le choix Immoweek : Rotterdam s’engage dans...

Le choix Immoweek : Rotterdam s’engage dans l’immobilier flottant

ActualitésGreen & Innovations

le 13 Sep 2018

Si les Néerlandais ont été un peuple de conquérants, c’est bien contre la mer : tout se résume dans le proverbe « Dieu a crée le monde, les Néerlandais ont crée les Pays-Bas ». A la fois ennemie et alliée, la mer du Nord voit même des initiatives en immobilier. Ainsi, le port de Rotterdam va se doter de la première ferme laitière flottante, un projet assez atypique pour devenir notre « immeuble de la semaine ».

Outre les spécificités du terrain en pays batave, l’idée principale de cette innovation est de réduire le transport des marchandises et de produire au plus près des consommateurs, afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone. En effet, la ferme flottante serait installée en plein centre-ville. Evaluée à 2,5 millions d’euros, elle pourrait accueillir 40 vaches dans un jardin naturel de 1 200 m2, lesquels bovins accéderaient à un pâturage à proximité huit mois par an, sur les bords de la Meuse. L’objectif de la société Beladon est de produire 800 litres de lait par jour, dont une partie transformée sur place en yaourt et en fromage.
Cette ferme sera rendue auto-suffisante grâce à des panneaux solaires pour la fournir en électricité, en nourrissant les vaches avec des produits recyclés (pelouse tondue, restes de restaurants) et tout sera automatisé (traite effectuée par des robots, nourrissage par mini-wagons, avec seulement trois personnes chargées de la supervision des tâches).
Evidemment, des voix s’interrogent sur les conditions de vie du bétail, qui pourrait bien être sujet au mal de mer !
Cependant, cette innovation pourrait avoir un effet boule de neige : avec une population mondiale qui pourrait être urbaine à 70 % d’ici 2050, l’agriculture urbaine deviendrait une nécessité absolue. D’ici là, cette ferme flottante doit ouvrir fin 2018…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 06/12/2019

EuropaCity : et après ?

Les tribulations d’EuropaCity étaient devenues pratiquement une arlésienne pour l’immobilier et les pouvoirs publics français, un feuilleton qui se rapprochait de Notre-Dame des Landes, mais dont le retentissement était néanmoins moindre et dont l’issue semblait incertaine, partagée entre la perspective de création d’emplois dans le Val d’Oise rural et l’impact écologique d’un chantier de cette ampleur. Jusqu’à ce que le 7 novembre 2019, le chantier soit purement et simplement abandonné. Maintenant que le mégacomplexe de loisirs et de commerces n’ouvrira jamais, quel destin pour le Triangle de Gonesse ?

La Région Ile-de-France a décoché la première, en proposant un « plan d’urgence » à 1 milliard d’euros pour aider le Val d’Oise, région avec un taux de 40 % de chômage dans certains quartiers, dont les élus attendaient une aide bienvenue de plus de 3 milliards d’euros, la création de 10 000 emplois et la transformation du Triangle de Gonesse, zone enclavée entre Roissy et Le Bourget, en poumon économique du département. Sous réserve du feu vert du gouvernement, Valérie Pécresse a dévoilé une série de propositions destinées à remplacer EuropaCity : nouveaux transports en commun et travaux routiers, déploiement de l’énergie solaire, lancement d’une filière horticole, ouverture d’un lycée international et d’un internat d’excellence, création d’un grand lieu culturel, financement de maisons médicales ou de petites gares… Le préfet du département, Francis Rol-Tanguy, a été chargé d’une mission pour définir le futur projet économique.

Au-delà de cet investissement bienvenu, que faire ? Ceux-ci pourront-ils garantir la création de 10 000 emplois ? Oui, affirme la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, par la voix de son président Patrick Renaud cité par « Le Monde » :  « notre agglomération n’a jamais négligé les enjeux de développement durable au profit du développement économique, Roissy Pays de France soutient pleinement les démarches de la région auprès de Grand Paris Aménagement, pour la réalisation de nouvelles études de sols sur tout le secteur du Triangle de Gonesse. » L’arrivée du Grand Paris Express en 2027, par la ligne 17, doit déjà être effectif et permettre d’intégrer le secteur à la Métropole. Valérie Pécresse, citée également par « Le Monde », appelle à rassurer les investisseurs après cet abandon brutal au lendemain de dix ans de développement : « Tesla a hésité entre l’Ile-de-France et Berlin pour implanter son usine géante ; quand ils ont vu EuropaCity, ils sont partis en Allemagne. (…) Tant qu’on n’y voit pas plus clair sur les intentions de l’Etat, on ne peut pas construire de projet alternatif ». La Région a mis en oeuvre un « plan friches » pour identifier les sites désaffectés où des projets de développement pourraient être implantés sans urbanisation de terrains agricoles ; reverrait-on Europacity revenir sous une autre forme ?

Aujourd’hui, l’Etat se penche sur la création d’industries du futur, d’agroalimentaire, de bureaux, de services… Des positions qui ne rassurent guère les élus locaux, qui craignent de tout perdre et de voir leurs administrés être les grands sacrifiés du Grand Paris. Sans projet d’envergure, pourquoi faire venir le métro jusqu’au Val d’Oise, dans un endroit qui ne serait pas urbanisé mais demeurerait agricole ?

La question de l’après-Europacity pose la question du Grand Paris Express et surtout de la direction du Grand Paris. Autant dire que le feuilleton n’est pas fini…

Portrait

Chargement