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Woodeum Résidentiel et Altarea Cogedim s’associent

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le 16 Juil 2019

Les fondateurs du groupe Woodeum, Guillaume Poitrinal et Philippe Zivkovic, annoncent l’entrée du groupe Altarea Cogedim à hauteur de 50 % au capital de leur filiale Woodeum Résidentiel, « avec pour ambition de développer la promotion résidentielle bas carbone à grande échelle ». Dans le cadre de cette opération, le groupe Woodeum devient WO2 holding et la filiale Woodeum Résidentiel, objet de l’opération, s’appellera désormais Woodeum.

La transaction valorise Woodeum (anciennement Woodeum Résidentiel) à environ 100 millions d’euros. De surcroît, le groupe Altarea Cogedim s’est d’ores et déjà engagé à mettre à la disposition de la société un financement de 50 millions d’euros supplémentaires pour favoriser son développement.

« C’était le moment de le faire » résume Guillaume Poitrinal. « Le futur changement de réglementation thermique, la RT2020, qui doit bientôt entrer en vigueur, prendra en compte le calcul d’empreinte carbone dans le développement immobilier, là où l’on ne raisonnait qu’en kilowatt heure par mètre carré construit. Et la construction bois, qui est sollicitée de jour en jour – par les décisionnaires publics et privés comme par le public -, profitera de cette  nouvelle réglementation ».

Woodeum Résidentiel va boucler cette année un millier de réservations de logements ; 20 opérations ont été signées pour un volume de réservations d’environ 1 600 unités. Et la filiale présidée par Julien Pemezec vise un objectif annuel de 2 500 à 3 000 logements d’ici 2023. Ce rapprochement doit permettre aux deux groupes « de croiser leurs expertises pour répondre de manière commune aux attentes des collectivités comme des citoyens ».

Cette alliance « renforce la stratégie d’Altarea Cogedim dans sa démarche de responsabilité sociétale et environnementale d’entreprise avec pour objectif d’aller vers la neutralité carbone de son empreinte, en développant des solutions décarbonées avec des constructions bois, mais aussi des matériaux bio-sourcés à faible impact carbone. Il vient compléter la plateforme de compétences et de développement d’Altarea Cogedim, couvrant l’ensemble des classes d’actifs immobiliers (logement, commerce, bureau, logistique, hôtellerie, résidences services…), lui permettant de répondre efficacement et de manière globale aux enjeux de transformation des territoires » précise Altarea Cogedim. Et son président fondateur, Alain Taravella, d’ajouter : « le mouvement de construction bois va s’amplifier. Aujourd’hui, ce procédé représente quelque 5 % de la construction globale ; reste à parier qu’il doublera – triplera – d’ici cinq ans. Et nous souhaitons nous inscrire dans cette perspective ».

Autre volet pour Woodeum grâce à ce partenariat : le développement accéléré hors de l’Ile-de-France. « Nous sommes aujourd’hui très présent en zone francilienne, notamment en première couronne et à Paris. Pour atteindre notre objectif à trois ans, nous comptons d’abord nous étendre vers la seconde couronne, ce qui pourrait porter notre volume annuel de réservations à 1 800 unités. Le solde des 3 000 unités se ferait dans les grandes métropoles régionales : Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse… » commente Julien Pemezec.

L’équipe de direction actuelle de Woodeum (anciennement Woodeum Résidentiel) sera inchangée. La société restera autonome. Julien Pemezec assumera les fonctions de président du directoire et Philippe Zivokovic, celle de président du conseil de surveillance.

WO2, la société créée par Guillaume Poitrinal et Philippe Zivkovic pour promouvoir des immeubles de bureaux bas carbone, n’est pas concernée par cette opération. WO2 continuera à être détenue à 100 % par les deux fondateurs et développera notamment les opérations tertiaires du fonds Icawood, doté de 750 millions de fonds propres. La marque Woodeum sera réservée exclusivement au développement des opérations résidentielles.

Face à la mobilisation contre le changement climatique, nous avons plus que jamais la responsabilité de développer une ville plus durable et résiliente. C’est le sens du partenariat stratégique que nous initions avec Woodeum. En tant qu’entrepreneur de ville, nous croyons que la construction bois participera au développement d’une ville bas carbone. Nous souhaitons accélérer notre développement dans ce domaine, en apportant une réponse ambitieuse aux besoins des collectivités et aux attentes des usagers.

Alain Taravella, président-fondateur d'Altarea Cogedim

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Jean-Baptiste Favier

le 22/01/2020

De belles surprises en perspective…

Le marché de l’investissement en France a surperformé en 2019. C’est un fait. Paris est devenu une place mondiale convoitée et les marchés régionaux, sous la conjoncture d’une offre francilienne « prime » qui se raréfie et des grandes villes économiquement prospères, sont regardées de près.

Si cette pénurie de l’offre « prime » a grêvé les appétits des investisseurs « core », ceux-ci ne se sont pas démontés et ont opté pour une allocation plus vaste – limite « value added » – afin de placer leurs fonds. L’INREV (European Association for Investors in Non-Listed Real Estate Vehicles), l’ANREV (Asian Association for Investors in Non-Listed Real Estate Vehicles) et la PREA (Pension Real Estate Association) le signalent, à l’échelle européenne, dans une récente publication : « vingt pour cent des investisseurs mondiaux investissant en Europe – y compris une majorité de ceux domiciliés dans la région – ont cité « l’opportunité » comme leur style d’investissement préféré. Cela représente une hausse de 9,8 % par rapport à l’an dernier et représente le pourcentage le plus élevé depuis 2009″. Premiers facteurs avancé par les trois associations mondiales : les baisses de taux d’emprunt et les taux de rendement bas.

Mais dans le détail, cette stratégie n’a pas été adoptée à l’unanimité. Ainsi, les investisseurs Nord-Américains ont « mené la charge, augmentant les allocations d’investissements opportunistes de 15 % en 2019, à 37 %. Les investisseurs d’Asie-Pacifique ont surpondéré leur exposition aux opportunités de 3,3 à 7,2 % et augmenté leurs allocations aux stratégies de type « value add » de 6 à 9 % sur la même période. Les investisseurs européens, eux, ont légèrement réduit les allocations opportunistes de 5,6 à 5,4 %, en se concentrant plutôt sur le « core » ».

Cette étude fait également ressortir un chiffre conséquent : près de 100 milliards d’euros de nouveaux capitaux (98,1 milliards plus exactement) devraient être investis dans l’immobilier à l’échelle mondiale en 2020. Et plus de 60 % de ce montant proviendra… d’investisseurs européens : « la contribution des investisseurs européens devrait passer de 32,5 milliards d’euros en 2019 à environ 54,1 milliards d’euros au cours des deux prochaines années. Au cours de cette période, l’Europe devrait attirer 39,8 milliards d’euros de capitaux, contre 28,3 milliards d’euros pour l’Asie-Pacifique et 19,4 milliards d’euros pour l’Amérique du Nord ». Et parmi les pays les plus regardés en Europe, la France fait partie du top 3. Le marché nous réserve donc, encore, de belles surprises.

Portrait

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