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Côte Aquitaine : locations saisonnières interdites

ActualitésHôtellerie/Santé

le 06 Avr 2020

Les hébergements de tourisme ont interdiction de recevoir du public dans toutes les communes du littoral de Nouvelle-Aquitaine, de la Charente-Maritime aux Pyrénées-Atlantiques, après des décisions préfectorales coïncidant avec le début des vacances scolaires de printemps pour une partie de la France.

Les préfectures de Charente-Maritime, Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques ont chacune pris un arrêté en ce sens, valable jusqu’au 15 avril.

« Considérant que la Charente-Maritime est le deuxième département le plus touristique de France, le préfet a pris (samedi) la décision d’interdire la location, à titre touristique, des chambres d’hôtels, ainsi que des meublés de tourisme ou de tout autre logement destiné à la location saisonnière » dans toutes les communes littorales du département, indique la préfecture.  Il s’agit de « faire face à d’éventuels déplacements de personnes en direction des lieux touristiques à l’occasion des vacances de printemps ».

Selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, « l’afflux massif de population favoriserait la contagion et pourrait entraîner de fortes tensions sur les établissements de santé déjà mobilisés, en particulier sur les services de réanimation ».
La préfecture des Landes a même élargi son interdiction aux communes limitrophes des communes du littoral.

Ces mesures touchent ainsi 20 communes de Gironde, notamment celles du bassin d’Arcachon, 39 des Landes, parmi elles Hossegor et Capbreton, et 9 de la côte basque, y compris Biarritz et Saint-Jean-de-Luz. La Charente-Maritime
n’a pas listé les communes concernées, mais en compte une quarantaine sur son littoral, où se trouvent les très touristiques îles de Ré et d’Oléron.

L’interdiction « ne concerne pas l’hébergement au titre du domicile régulier des personnes qui y vivent, l’hébergement d’urgence ou pour besoins professionnels » précisent les quatre préfectures.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait exhorté les Français concernés par le début des vacances scolaires, soit la zone C (Ile-de-France et Occitanie), à ne pas partir et avait demandé aux préfets de vérifier le niveau des locations saisonnières dans les zones touristiques. (avec AFP)

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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