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Covid-19 : une 5ème résidence universitaire de la MACSF met des logements à disposition des soignants

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le 07 Avr 2020

Une cinquième résidence universitaire de la MACSF (Mutuelle d’Assurances du Corps de Santé Français) met des logements meublés à la disposition des soignants mobilisés par le Covid-19 : la résidence universitaire de Lille (59) met, ainsi, à disposition des soignants une dizaine de logements disponibles gratuitement sur simple email avec les documents d’identité demandés.

Située 1, place Barthélémy Dorez, dans le pavillon restauré Victor Olivier, la résidence universitaire de Lille se trouve à proximité du métro Porte des Postes, de la Faculté de Médecine, de l’IFSI La Catho, de l’Ecole de Kinésithérapie, de l’ESPOL ou de l’ENSAM.

Ces logements à Lille viennent s’ajouter au dispositif Solidarité Logement de la MACSF opérationnel depuis le 26 mars. Il consiste à proposer gratuitement des logements meublés dans plusieurs résidences universitaires dont la MACSF est propriétaire et Greystar, le gestionnaire. Tous les frais sont pris en charge, y compris l’assurance habitation, l’électricité… L’objectif est de permettre à des professionnels de santé mobilisés par la prise en charge du Covid-19 à l’hôpital dans les services d’urgences et de réanimation de se rapprocher de leur lieu de travail.

Au total, dans le cadre de ce dispositif, 85 appartements répartis entre les résidences de Lille, Marseille, Strasbourg, Toulouse et Rouen, sont disponibles immédiatement, sans aucun frais, pour les professionnels de santé qui ont besoin de se loger à proximité des hôpitaux dans ces cinq villes.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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