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Le choix Immoweek : la Cour des Loges, à Lyon, change de main

ActualitésHôtellerie/Santé

le 10 Mar 2020

Le choix Immoweek de ce jour illustre le dynamisme du marché de l’investissement hôtelier, dont les volumes ont atteint 4,4 milliards d’euros l’an passé (contre 1,8 milliard en 2018). Principal Real Estate a acquis, pour son fonds hôtelier « Hotelfund II », le prestigieux hôtel 5 étoiles de la Cour des Loges, en plein cœur de Lyon, dans cette « vieille ville » classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Un « trophy asset » pour le groupe, un « deal » remarquable pour nous !

Cet actif propose 60 chambres, deux restaurants (dont un tenu par le chef Anthony Bonnet), un bar, un spa, plusieurs salles de réunion, ainsi qu’un jardin caché. Situé au 6, rue du Boeuf (Lyon 5ème), l’ensemble de quatre bâtiments de style Renaissance permet de profiter des atouts touristiques de la ville sans parcourir des kilomètres : la colline de Fourvière et sa Basilique , les traboules, les bouchons lyonnais, les boutiques d’artisan, les quais de Saône, la Presqu’île, l’Opéra, le Théâtre des Célestins, la Cathédrale Saint Jean… sans compter les Halles Paul Bocuse !

L’acquéreur a conclu un bail à long terme avec le Radisson Hotel Group et, en coopération avec l’exploitant, rénovera et repositionnera l’hôtel sous la marque Radisson Collection.

Montant de l’acquisition : 24,5 millions d’euros.

« Suite à l’acquisition de l’Ona Hotel Terra le mois dernier, cette acquisition [la troisième pour le compte de « Hotelfund II », ndlr] est un autre exemple de la stratégie de valeur ajoutée du fonds : acquérir des hôtels 3-5 étoiles de haute qualité dans des emplacements stratégiques, dans les grandes villes d’Europe avec un potentiel significatif d’augmentation de valeur » précise Principal Real Estate, qui ajoute que l’acquisition lyonnaise « fait suite à la signature de fonds propres supplémentaires importants pour Hotelfund II, lui permettant ainsi d’investir à nouveau jusqu’à 500 millions d’euros dans des actifs immobiliers européens de grande qualité ». Nous n’avons pas fini d’entendre parler de ce fonds !

La Cour des Loges à Lyon est un hôtel unique et une excellente acquisition pour notre Hotelfund II et nous remercions notre partenaire opérationnel Radisson, l'un des principaux hôtels internationaux des groupes avec un engagement très fort, avec lesquels nous avons pu signer un bail à long terme. L'emplacement, associé à la qualité de l'actif et au potentiel de rénovation et de repositionnement prévus, sont exactement le type d'investissements hôteliers à valeur ajoutée que Principal recherche. En conséquence, nous recherchons toujours de nouveaux investissements hôteliers pour Hotelfund II en 2020 et au-delà...

Jochen Schaefer-Suren, directeur de la branche hôtellerie et loisirs de Principal

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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