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L’investissement dans la santé se porte, lui, encore plutôt bien…

ActualitésHôtellerie/Santé

le 23 Mar 2020

Selon les dernières données publiées par JLL, l’investissement dans les actifs de santé est toujours prisé des acteurs du marché.

Le conseil relève, ainsi, que « l’année 2019 s’achève finalement sur un volume d’investissement proche de 800 millions d’euros (+4 % en un an). Le nombre de transactions est, quant à lui, demeuré relativement stable d’une année sur l’autre, à un niveau élevé ».

Deux acquisitions d’un montant supérieur à 100 millions d’euros, toutes deux réalisées par Icade Santé, ont contribué à animer le marché comme le rappelle JLL : celle de l’Hôpital privé du Confluent, à Nantes, pour 194 millions d’euros, auprès d’un groupement de médecins et celle d’un portefeuille de 12 actifs moyens et longs séjours (7 Ehpad, 4 cliniques SSR et 1 clinique psychiatrique), pour une valeur de 191 millions d’euros auprès de Swiss Life Asset Managers.

Outre la foncière, très active en 2019, étaient présents sur le marché de la santé les acteurs de la pierre-papier, qui totalisent près de 185 millions d’euros investis pour l’essentiel en cliniques (79 millions) et en Ehpad (72 millions). Enfin, les opérateurs, à l’origine de près 20 % de l’activité en 2018, sont restés actifs en 2019 avec plus de 110 millions d’euros investis.

Des taux de rendement « prime » stables

Les taux de rendement sont, dans ce contexte, plutôt stables comme l’explique JLL :  » « après avoir enregistré une compression en 2018, les taux de rendement « prime » sont restés stables en 2019, à 4,50 % pour les meilleures cliniques SSR, 4,25 % pour les EHPAD et 5 % pour les cliniques MCO. Des taux inférieurs peuvent, néanmoins, être observés à Paris, en première couronne ou dans les centres-villes de grandes métropoles ».

Un vrai potentiel d’investissement en 2020

Sur ce marché, l’offre est inférieure à la demande et des investisseurs français et étrangers pourraient, sous réserve explique JLL « que de opérateurs réalisent des arbitrages », « générer d’importants volumes d’investissement ». L’impact de la pandémie devrait, quant à lui, être réel, sans qu’il soit possible, pour l’instant, considère le conseil, d’en évaluer la portée…

"La demande pour les actifs de santé français demeure forte"

 « Après un démarrage poussif, le marché français de l’immobilier de santé a finalement clos l’année 2019 sur un volume légèrement supérieur à la moyenne des performances observées depuis 2012 (hors performance exceptionnelle de 2016). Ce montant, qui est stable d’une année sur l’autre, aurait pu être plus important si les opportunités avaient été plus nombreuses. En effet, la demande pour les actifs de santé français demeure extrêmement forte, mais le déficit de produits et les taux bas actuellement observés en France ont poussé certains investisseurs à se tourner vers d’autres marchés européens, afin de trouver des relais de croissance au marché français ».

Christophe Volle, directeur du Pôle Investissement Résidentiel de JLL

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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