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Dominique Ozanne (Covivio) : « aujourd’hui, 90 % de nos hôtels se situent au cœur des grandes métropoles européennes »

InterviewsHôtellerie/Santé

le 24 Mar 2020

©Frédéric Albert

Lors de la 22ème cérémonie des « Pierres d’Or » qui s’est tenue le 29 janvier dernier, la rédaction d’Immoweek a profité de l’occasion pour poser trois questions au lauréat de la Pierre d’Or « Manager », Dominique Ozanne, directeur général délégué de Covivio et directeur général de Covivio Hôtels.

Pourquoi l’hôtellerie (comme vecteur de développement) ?

Au sein de Covivio, nous construisons un patrimoine qualitatif et diversifié à la fois en termes de produits, de localisations, de partenaires opérateurs et de modes de détention. Durant les cinq dernières années, nous avons forte- ment développé notre allocation dans l’hôtellerie en passant de 2,7 à 7,1 milliards d’euros de patrimoine. Cette croissance s’est faite en améliorant significativement la qualité de celui-ci et en mettant en place des partenariats durables avec les meilleurs opérateurs hôteliers au monde dans chacun des 12 pays où nous sommes présents. Aujourd’hui, 90% de nos hôtels se situent au cœur des grandes métropoles européennes.

La croissance exponentielle du tourisme dans le monde, et particulièrement en Europe (qui accueille la moitié des touristes internationaux), est un argument indiscutable pour le développement du marché hôtelier et notre participation dans l’amélioration et le renouvellement de l’offre hôtelière en Europe.

C’est grâce à la capacité du groupe à se positionner sur des opérations complexes, acheter les murs et les fonds de commerce d’hôtels, puis vendre et louer ces fonds à un opérateur hôtelier, Covivio que nous continuons à nous développer sur des opérations à forte création de valeur. Et ce, malgré une hausse de la compétitivité et une multiplication des investisseurs hôteliers.

Quel impact des plateformes locatives saisonnières sur l’investissement hôtelier ?

Les plateformes de location ne sont plus aujourd’hui une nouveauté dans le paysage de l’investissement hôte- lier. Nous avons tous constaté que leur apparition a créé à l’époque une « piqûre de rappel » aux hôteliers qui vendent à leurs clients du service et une expérience, pas seulement une nuit confortable. Cette nouvelle demande a pu être absorbée par le marché sans créer un retournement de l’hôtellerie traditionnelle car, depuis 10 ans, la demande évolue plus rapidement que l’offre (+4,6 % de croissance annuelle moyenne pour la première, contre +1,1 % pour la seconde). Au contraire, cette expérience a été salvatrice pour l’hôtellerie dite « traditionnelle » qui en a profité pour se refaire une jeunesse et pousser au maximum l’expérience client et la qualité des services.

Il s’agit, désormais, d’une question de régulation pour que la concurrence ne soit pas « déloyale » par rapport aux hôtels traditionnels, notamment pour les hôtels indépendants qui n’ont pas de système de réservation puissant ou de moyen de renouveler leur concept tous les cinq ans.

En quoi l’hôtellerie influence-t-elle les nouveaux modes de travail ?

Les services et l’expérience client continuent de s’améliorer, de s’étendre au sein des hôtels et les mêmes besoins ou attentes, à l’origine de leur développement, apparaissent de plus en plus dans les autres produits immobiliers. La notion d' »hospitalité » n’est plus du tout réservée à l’hôtellerie.

Les plateformes locatives enrichissent leurs offres de services, les logements se renouvellent avec des offres qui ressemblent beaucoup à l’hôtellerie avec l' »extended stay » ou le coliving et enfin, effectivement, les bureaux sont devenus des lieux de vie et de service à part entière, sous l’effet de l’importance croissante qu’accordent les utilisateurs à leurs espaces quotidiens.

À l’inverse, certains hôtels sont devenus des lieux de travail ! Chaque produit s’alimente des qualités et demandes de l’autre pour aboutir à un produit mixte et contemporain qui soit un véritable lieu de vie, dynamique 24h sur 24.

La rédaction d'immoweek

Édito
par Valérie Garnier

le 16/09/2020

De l’importance du logement…

Le gouvernement aurait-il pris (enfin, diront certains…) la mesure de l’importance du logement en France ? Il est vrai que dans l’ambiance de la crise sanitaire actuelle, l’habitation reste non seulement le principal souci de nombreux Français, mais aussi leur principal objectif d’investissement, dans un contexte où les marchés financiers sont particulièrement perturbés.

En tout cas, le Président de la République Emmanuel Macron s’est, tout récemment, doté d’un conseiller technique logement en la personne de Cédric Loret (qu’il « partage » avec le Premier ministre, Jean Castex). De son côté, Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition Ecologique, chargée du Logement, s’est entretenue lundi 14 septembre avec Jacques Wolfrom, directeur général du Groupe Arcade et Méka Brunel, directrice générale de Gecina. En attendant d’autres consultations… Des signaux à relever alors que le monde HLM et celui du 1 % sont en ébullition.

Plus généralement, nos « Trophées Logement & Territoires » 2020 qui se tiendront le 12 novembre prochain seront l’occasion de dresser un premier bilan de la crise sanitaire et ses conséquences en matière de logement, avec l’impact (notamment) du télétravail. L’occasion, en respectant évidemment toutes les règles sanitaires, de s’interroger pour savoir si cette crise n’est pas une « crise salutaire », puis d’évoquer la politique de relance du logement mise en place par les pouvoirs publics avec le plan « France Relance ». Des sujets qui, n’en doutons pas, réapparaîtront lors des prochaines échéances électorales…

Portrait

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