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Les Immanquables de l’immobilier du 9 au 13 mai

L’actualité de l’immobilier ne s’arrête jamais, même le week-end. La « plus célèbre avenue du monde », j’ai nommé les Champs-Élysées, s’apprête à connaître une seconde jeunesse, sous le double patronage de la Mairie de Paris et du Comité Champs-Élysées, présidé par Marc-Antoine Jamet. Vénérée à l’international, mais boudée par les Parisiens eux-mêmes, l’emblématique artère est un enjeu-clé de rayonnement de la Ville lumière, d’autant plus avec les Jeux Olympiques de 2024 en ligne de mire. L’aménagement du territoire, un enjeu éminemment essentiel dans les années à venir, avec une volonté de mixité et de création de tiers-lieux importante. La logistique sera également un élément à prendre en compte, tant son essor est remarquable et visible depuis le déclenchement de la crise sanitaire. Deux opérations importantes ont été réalisées cette semaine, avec Gemfi et Macquarie Asset Management aux manettes. De plus, JLL relève un début d’année « très encourageant » pour les locaux d’activités franciliens. Enfin, ne loupez pas la liste des 40 nommés dans dix catégories pour la 24ème cérémonie des « Pierres d’Or », qui se tiendra le 29 juin à l’Intercontinental Paris Le Grand (9ème). Bonne lecture ! Anthony Denay

Lundi 9 mai

Mardi 10 mai

Mercredi 11 mai

Jeudi 12 mai

Vendredi 13 mai

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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