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Christopher Holloway

Professionnel

Fiche éditée le 13/03/2014 à 16h53

Capital & Continental

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Édito
par Jean-Baptiste Favier

le 22/01/2020

De belles surprises en perspective…

Le marché de l’investissement en France a surperformé en 2019. C’est un fait. Paris est devenu une place mondiale convoitée et les marchés régionaux, sous la conjoncture d’une offre francilienne « prime » qui se raréfie et des grandes villes économiquement prospères, sont regardées de près.

Si cette pénurie de l’offre « prime » a grêvé les appétits des investisseurs « core », ceux-ci ne se sont pas démontés et ont opté pour une allocation plus vaste – limite « value added » – afin de placer leurs fonds. L’INREV (European Association for Investors in Non-Listed Real Estate Vehicles), l’ANREV (Asian Association for Investors in Non-Listed Real Estate Vehicles) et la PREA (Pension Real Estate Association) le signalent, à l’échelle européenne, dans une récente publication : « vingt pour cent des investisseurs mondiaux investissant en Europe – y compris une majorité de ceux domiciliés dans la région – ont cité « l’opportunité » comme leur style d’investissement préféré. Cela représente une hausse de 9,8 % par rapport à l’an dernier et représente le pourcentage le plus élevé depuis 2009″. Premiers facteurs avancé par les trois associations mondiales : les baisses de taux d’emprunt et les taux de rendement bas.

Mais dans le détail, cette stratégie n’a pas été adoptée à l’unanimité. Ainsi, les investisseurs Nord-Américains ont « mené la charge, augmentant les allocations d’investissements opportunistes de 15 % en 2019, à 37 %. Les investisseurs d’Asie-Pacifique ont surpondéré leur exposition aux opportunités de 3,3 à 7,2 % et augmenté leurs allocations aux stratégies de type « value add » de 6 à 9 % sur la même période. Les investisseurs européens, eux, ont légèrement réduit les allocations opportunistes de 5,6 à 5,4 %, en se concentrant plutôt sur le « core » ».

Cette étude fait également ressortir un chiffre conséquent : près de 100 milliards d’euros de nouveaux capitaux (98,1 milliards plus exactement) devraient être investis dans l’immobilier à l’échelle mondiale en 2020. Et plus de 60 % de ce montant proviendra… d’investisseurs européens : « la contribution des investisseurs européens devrait passer de 32,5 milliards d’euros en 2019 à environ 54,1 milliards d’euros au cours des deux prochaines années. Au cours de cette période, l’Europe devrait attirer 39,8 milliards d’euros de capitaux, contre 28,3 milliards d’euros pour l’Asie-Pacifique et 19,4 milliards d’euros pour l’Amérique du Nord ». Et parmi les pays les plus regardés en Europe, la France fait partie du top 3. Le marché nous réserve donc, encore, de belles surprises.

Portrait

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