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AirBnb : Ian Brossat poursuit sa lutte

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le 05 Mai 2020

L’adjoint en charge du Logement à la Maire de Paris, Ian Brossat, s’inquiète de la recrudescence d' »activités illégales », comme le trafic de drogues ou la prostitution, dans des logements traditionnellement réservés à la location touristique via Airbnb.

« Certains loueurs, faute de touristes sans doute, semblent se tourner vers des activités illégales » interpelle l’élu parisien dans un courrier adressé au ministre du Logement Julien Denormandie le 28 avril. Il y a une « diversification alarmante du profil des personnes et des activités hébergées » rapporte Ian Brossat, qui assure que « les signalements ne cessent d’affluer ».

Dans sa lettre, l’élu s’inquiète également de « la multiplication des annonces de meublés touristiques de moyenne durée proposant un bail mobilité », réservés, en vertu de la loi Elan, aux personnes « en formation professionnelle, études supérieures, contrat d’apprentissage, stage », entre autres. Outre le fait que le locataire ne répond pas nécessairement aux critères, Ian Brossat craint que l’encadrement des loyers ne soit pas respecté. « On a, par exemple, eu le cas d’une chambre de bonne de 10 m2, louée à 1 000 euros ! Ce qui fait 100 euros du mètre carré, contre 30 euros » normalement, s’insurge l’élu.
Alors que le logement représente une problématique majeure dans une Capitale dense où le prix de l’immobilier au mètre carré a dépassé les 10 000 euros à l’achat, Ian Brossat poursuit sa lutte contre Airbnb, accusé de soustraire « 30 000 logements », en moyenne, à la location dans la Capitale.

Ainsi, l’actuel adjoint au Logement estime qu’une des pistes à l’avenir serait, pour la future Foncière annoncée par Anne Hidalgo lors de la campagne des municipales, d’acheter certains de ces logements aujourd’hui consacrés à faire de la location via Airbnb. « Il y a des propriétaires qui louaient leur bien sur Airbnb pour avoir des revenus qui permettent de rembourser les prêts, mais là, ils vont avoir des lacunes » compte tenu de la chute du nombre de touristes et, par ricochet, du manque à gagner financier. (AFP)

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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