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Covid-19 : les Notaires du Grand Paris devant « un choc inédit aux conséquences encore imprévisibles »…

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le 26 Mar 2020

Les Notaires du Grand Paris font le point sur le marché immobilier à l’heure de la crise sanitaire : au 1er mars 2020, la dynamique était toujours bonne, avec une hausse de 5 % des logements anciens vendus en Ile-de-France de novembre 2019 à janvier 2020 (39 750) et de 4,1 % du prix de ceux-ci (+6 % pour les appartements).

Pour les Notaires du Grand Paris, « le marché des transactions et des ventes immobilières va se figer en grande partie, dans la mesure où les mesures de confinement qui se sont mises en place progressivement et qui vont durer au moins jusqu’à la fin avril vont impacter durement la chaîne de l’acquisition immobilière. Le bien immobilier est un actif réel qui se visite et qui se négocie. La réalisation d’une vente nécessite l’intervention de nombreux acteurs, oblige à la présence de nombreuses attestations et conduit à réaliser des procédures qui seront inévitablement décalées. Ceci, même si les notaires, comme les autres professionnels de l’immobilier et les services publics d’Etat ou des collectivités locales, assurent une continuité de service qui ne peut qu’être partielle ».

Cependant, la tendance à une forte demande d’accessions à la propriété en dépit de prix de plus en plus élevés ne devrait pas s’interrompre durablement. Vis-à-vis des conséquences de la crise sanitaire, les Notaires du Grand Paris considère que son caractère inédit rend « très difficiles aujourd’hui les interprétations et extrapolations »…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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