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En confinement avec… Yannick Borde

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le 06 Avr 2020

C’est de Saint-Berthevin, ville de Mayenne dont il est maire, que Yannick Borde, président du réseau Procivis, répond à notre questionnaire sur sa vie en confinement. Adressez-nous, vous aussi, vos réponses à notre #enconfinement à l’adresse redaction@immoweek.fr

Comment se déroule votre journée ?

Elle se déroule principalement en télétravail et en visio-conférence à la fois comme président du réseau Procivis, où je reste en contact permanent avec la direction générale, mais également avec les instances de l’Union Sociale pour l’Habitat, comme vice-président de celle-ci pour accompagner les conséquences de la crise sanitaire sur le logement social ; comme directeur général du Groupe Procivis Ouest Immobilier, où une grande partie des 150 collaborateurs continuent d’exercer leurs missions, principalement en télétravail et comme maire de Saint-Berthevin et vice-président de Laval Agglomération en charge du développement économique. Comme maire de la commune, je suis évidemment autorisé à me déplacer ; nous veillons à assurer l’ensemble des services à la population, parfois en mode dégradé. Comme vice-président de l’agglo, nous travaillons à l’accompagnement du plan relance économique en venant compléter les plans d’action en cours de définition par l’Etat ou la région Pays de la Loire. C’est intense, dense et cette période nous amène à travailler différemment, ce qui devrait nous servir pour la suite.

 Où êtes-vous ?

Je suis à Saint-Berthevin, en Mayenne, chez moi avec la chance de disposer d’un espace qui me permet de prendre l’air aisément. Des conditions de confinement tout à fait supportables.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

J’en évoquerais deux. Mon bureau, compte tenu du nombre d’heures que j’y passe et la terrasse sur le jardin pour la pause-café et les moments de respiration. Je mesure la chance d’être dans ces conditions par rapport à nombre de nos concitoyens.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

La période actuelle est effectivement propice à se plonger dans la lecture, puisqu’en temps normal, mes soirées et week-end sont plutôt absorbés par les contraintes municipales. Je reconnais que c’est un moment de « détente » que je ne connaissais plus. Je viens de lire « Le Maître d’Hôtel de Matignon » de Gilles Boyer ; j’ai ressorti de ma bibliothèque « Le Chant du Bourreau » de Norman Mailer que j’avais lu il y a une vingtaine d’années et je me plonge de temps en temps dans « l’Archipel Français » de Jérôme Fourquet et le rapport 2020 de la fondation Abbé Pierre qui est sur mon bureau.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Absolument pas un consommateur de la télévision. Je ne saurais recommander quoi que ce soit dans ce domaine.

Un album de musique à nous conseiller ?

Ceux écoutés hier en fin de journée, « Crime of the Century », Supertramp et le concert à Londres de Léonard Cohen en 2008.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Pas très sportif avant le confinement faute de temps. Donc pas très dur de maintenir le niveau, si ce n’est un peu de marche et une discipline alimentaire. Peut-être un peu plus de temps de sommeil qu’avant.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Nous vivons un moment tout à fait particulier. Il faut impérativement respecter les mesures de confinement, même si je sais qu’elles sont douloureuses pour beaucoup. Il faut rester optimiste. Faire confiance au corps médical pour soigner les personnes atteintes du Covid-19 ; faire confiance à la science pour apporter une solution de traitement à ce terrible virus ; et être encore plus solidaire avec les plus fragiles et j’espère que nous resterons solidaires, mais dynamiques et volontaristes lors de la reprise des activités. La crise économique sera terrible, mais il nous faudra tous ensemble relever le défi. Vous me permettrez aussi d’avoir une pensée affective pour les 3 000 collaborateurs de Procivis et d’Immo de France qui se battent pour nos clients dans ce contexte inédit.

Une photo qui symbolise ou illustre votre confinement ?

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 22/11/2021

Logistique : vers un record européen

Outre la France, le dynamisme du marché de l’immobilier logistique se vérifie dans nombre d’autres pays. La preuve : « 2021 sera une année record pour le marché immobilier de la logistique en Europe » affirme Knight Frank dans une étude ad hoc.

« Au terme des neuf premiers mois de 2021, les sommes investies sur le marché européen de l’immobilier industriel totalisent 38,3 milliards d’euros, niveau jamais atteint auparavant entre les 1er et 3ème trimestres d’une année. Après un 1er semestre exceptionnel, l’activité n’a pas faibli au 3ème trimestre avec 11,1 milliards d’euros investis, soit une hausse de 27 % par rapport à la même période en 2020 » précise Richard Laird, co-directeur du département investissement Europe de Knight Frank. La société de conseil précise que « sur une année entière, le précédent pic date de 2017, avec 46 milliards d’euros investis en Europe grâce notamment à l’acquisition par le fonds chinois CIC, auprès de Blackstone, de sa filiale Logicor, pour 12 milliards d’euros. Dès lors, il suffirait de moins de 8 milliards d’euros investis au 4ème trimestre pour faire de 2021 une nouvelle année record, ce qui semble tout à fait réalisable au regard des opérations en cours de finalisation et des performances récentes du marché de la logistique »…

Si « la dynamique est particulièrement positive au Royaume-Uni qui, avec 5,1 milliards d’euros investis au 3ème trimestre (+ 120 % sur un an), conforte sa position de plus grand marché européen devant l’Allemagne et les Pays-Bas », Richard Laird fait valoir que « le marché français est également dynamique. 3,8 milliards d’euros ont été investis dans l’Hexagone lors des neuf premiers mois de 2021, soit une hausse de 46 % sur un an. L’année 2021 pourrait, là aussi, constituer un nouveau record grâce notamment au dynamisme des ventes de portefeuilles »…

Côté intervenants, « les plus actifs sur le marché français de la logistique avec 29 % des volumes investis lors des neuf premiers mois de 2021, les Nord-Américains jouent également un rôle moteur à l’échelle du Vieux continent. Au 3ème trimestre, ces derniers ont ainsi concentré 43 % de l’ensemble des sommes engagées en Europe, devant les Britanniques », qui arrivent aussi en bonne place dans l’Hexagone,  « mais Français, Allemands et Asiatiques sont aussi à l’origine de transactions significatives ».

Pour l’avenir, « les externalisations continueront d’animer le marché ces prochains mois » anticipe Knight Frank. « Le contexte est particulièrement propice à ce type d’opérations, qui permettent aux acquéreurs de pallier le manque d’offres sécurisées et aux vendeurs de profiter de la hausse des valeurs vénales » ajoute Richard Laird. Sachant que « d’autres facteurs permettront de prolonger le bouillonnement du marché de l’investissement en immobilier industriel. Malgré la reprise actuelle de l’épidémie, l’activité économique et le marché locatif restent bien orientés en Europe, ce dernier bénéficiant notamment de la forte croissance du e-commerce. Les plateformes XXL ne sont pas les seuls actifs recherchés. Les besoins liés à la livraison du dernier kilomètre alimentent également l’appétit des investisseurs pour les zones les plus proches des agglomérations, la rareté du foncier faisant notamment de la reconversion de bâtiments obsolètes en parcs d’activités et sites logistiques de dernière génération une solution de plus en plus pertinente et recherchée par les investisseurs »…

Bien sûr, « l’engouement des investisseurs pour la logistique et la rareté de l’offre continuent d’exercer une pression baissière sur les taux de rendement ». Le co-directeur du département investissement Europe de Knight Frank estimant que  « les taux de rendement « prime » de la logistique sont aujourd’hui inférieurs à 4 % dans la majorité des grands marchés européens et se rapprochent même peu à peu des 3 % en Allemagne, aux Pays-Bas et en France. Dans l’Hexagone, ils s’établissaient à 3,50 % à la fin du 3ème trimestre, mais subiront une nouvelle compression d’ici la fin de 2021 »… La rançon du succès, en quelque sorte…

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