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Le choix Immoweek : 78 % des pros de l’immobilier optimistes pour le marché du logement

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le 19 Sep 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « chiffre », nous revenons sur cette bonne nouvelle transmise par le dernier baromètre Crédit Foncier/CSA : plus des trois quarts des professionnels de l’immobilier interrogés (402 participants dans toute la France, agent immobiliers, promoteurs, constructeurs comme gestionnaires de patrimoine) se déclarent optimistes vis-à-vis du marché du logement pour les douze prochains mois. L’optimisme étant par nature une donnée subjective, cela est-il pour autant de bon augure ?

Tout d’abord, le moral des « pros » ne cesse d’aller crescendo : 85 % des professionnels considèrent que le marché du logement s’est amélioré (48 %) ou stabilisé (37 %) ces quatre derniers mois, tandis que 81 % d’entre eux le considéraient ainsi en mai 2016. Il n’étaient que 35 % à être optimistes sur les douze mois qui suivaient en janvier 2015 contre 61 % de mécontents, tendance qui s’est inversée en mai 2015, avec 59 % d’optimistes et 40 % de pessimistes. A présent, seuls 21 % des sondés se déclarent inquiets.

L’optimisme des quelque 78 % des professionnels s’explique par les facteurs qui expliquent, depuis longtemps, la pétulance actuelle du marché : les taux d’intérêt de crédit historiquement bas pour 94 % d’entre eux et les mesures liées au PTZ pour 72 % d’entre eux. Les 21 % de pessimistes (contre 24 % il y a quatre mois) justifient leurs prévisions par la mauvaise santé économique du pays (86 % d’entre eux) et le pouvoir d’achat encore faible des ménages (65 %).

Parmi les prédictions qui sont faites, dans le neuf, figurent notamment la stabilisation des prix pour 66 % des sondés et 46 % s’attendent une stabilisation du volume des transactions ; cependant, on peut percevoir une légère tendance à la baisse, puisqu’ils étaient 69 % à espérer cette stabilisation des prix en mai. Dans l’ancien, les pros tablent à 52 % sur une stabilisation des prix, et 55 % sur celle du volume de transactions. Ils ne sont que 10 % à anticiper une baisse des prix dans le neuf, et 26 % dans l’ancien.

Dans les régions, la vision de l’avenir est contrastée : si 81 % des professionnels interrogés dans le Nord regardent les douze prochains mois avec bienveillance, en Ile-de-France, 72 % seulement se déclarent optimistes devant l’avenir. Dans le Sud, le taux d’optimistes est de 77 %.

Prochain sondage des professionnels de l’immobilier pour la nouvelle année 2017…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 13/04/2021

Investissement : devrait mieux faire !

Si un consensus se dégage parmi les principaux conseils de la place pour souligner la meilleure orientation du marché tertiaire locatif francilien, côté investissement, les spécialistes s’attendent surtout à une reprise au cours des prochains mois…

Ainsi, « après une année 2020 particulière, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France démarrent l’année avec un volume de 4,9 milliards d’euros au 1er trimestre » fait valoir Olivier Ambrosiali. Une « contre-performance » (-39 % sur  un an) que la société de conseil tient « à nuancer avec le caractère exceptionnel du volume enregistré l’année dernière à la même période (8 milliards d’euros) » et qui « reste en phase avec la moyenne des dix dernières années ». Tout en soulignant que « les taux de rendement « prime » ont peu évolué durant les trois premiers mois de l’année, se situant respectivement à 3,80 % pour la logistique, 3,15 % pour le commerce et 2,70 % pour le bureau ». Surtout, le directeur général adjoint, en charge du pôle vente et investissement considère qu’« au cours des prochaines semaines, les taux obligataires particulièrement bas et le fort rattrapage des dernières semaines sur le marché des actions participeront à renforcer l’attractivité du couple rendement/risque immobilier. Une confirmation du rebond sur les marchés locatifs devrait compléter le tableau afin de permettre une bonne activité du marché de l’investissement au cours des prochains trimestres »…

« Le marché de l’investissement affiche un volume comparable à la moyenne des cinq dernières années » met en avant CBRE, la société de conseil précisant, elle aussi, que « depuis janvier 2021, près de 5 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise banalisé en France (bureaux, commerce, industriel et logistique), soit une baisse de 39 % par rapport au 1er trimestre 2020 ». Et Nicolas Verdillon de mettre en avant que « malgré la crise sanitaire, un marché locatif en retrait et des stratégies de diversification, les bureaux ont été la classe d’actifs qui a tiré les volumes » (2,2 milliards d’euros en une dizaine d’opérations). Cependant, l’ »executive director investment properties » estime que « depuis novembre dernier, l’ensemble des mesures de restriction pour palier la situation sanitaire vont évidemment retarder la reprise d’une meilleure fluidité du marché de l’investissement. Même s’il commence à se détendre un peu dans son offre, le marché reste extrêmement étroit. Les produits dits en localisation « prime » resteront une cible privilégiée des investisseurs. Les actifs mal situés dits « à risque » seront encore plus impactés en raison des craintes sur la pérennité des revenus locatifs et des financements aux conditions très resserrées ».

JLL parle, de son côté, de la « bonne tenue du marché de l’investissement francilien », avec 3,2 milliards d’euros investis en immobilier d’entreprise. Un résultat « certes en recul de 38 % par rapport à l’exceptionnel 1er trimestre 2020 », mais qui « est en accord avec la moyenne des cinq dernières années et supérieur de 20 % à la moyenne décennale ». A propos de l’offre, JLL souligne « un nombre de transactions faible, avec seulement 43 opérations, soit moitié moins qu’au 1er trimestre 2020 ». Une baisse « attendue au regard du nombre limité de nouveaux marketings fructueux au cours des derniers mois de 2020. En effet, certains actifs mis sur le marché ont finalement été retirés faute d’offres à la hauteur des attentes des vendeurs, phénomène qui n’est pas inhabituel dans un contexte de faible visibilité »… Surtout, Stephan von Barczy affirme qu’« après un début d’année assez calme, nous avons observé une reprise très nette de l’activité au début du mois de mars et ce, malgré la dégradation de la situation sanitaire. Les vendeurs nous sollicitent sur la mise en vente de toutes typologies d’actifs dans des localisations variées. Ces opérations alimenteront le marché en nouvelles opportunités dans les mois à venir et pourront satisfaire tous les profils d’investisseurs. Ainsi, si le deuxième trimestre s’annonce plutôt calme, nous anticipons une reprise marquée de l’activité au second semestre, qui devrait permettre d’atteindre un volume d’investissement relativement similaire à celui enregistré en 2020 »…

Bref, un marché qui devrait mieux faire…

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