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Le choix Immoweek : le gouvernement lance l’offensive contre les marchands de sommeil

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le 16 Sep 2019

0 806 706 806 : ce sont nos « chiffres de la semaine » et retenez-les bien. Ce numéro est celui de la nouvelle plate-forme d’accompagnement, mise en place par le gouvernement, pour permettre aux locataires de dénoncer les propriétaires de logements insalubres, en un mot les marchands de sommeil. Cette étape marque la déclaration de guerre du gouvernement contre les marchands de sommeil, à l’heure où 7 millions de Français vivent dans une passoire thermique (450 000 logements d’après le ministère, 600 000 d’après la Fondation Abbé Pierre).

Invité de Bourdin Direct sur BFM TV et RMC, Julien Denormandie, ministre du Logement, a eu des mots véhéments envers les marchands de sommeil, qui « vivaient dans un sentiment d’impunité. Ils sont maintenant considérés comme des trafiquants de drogue. On applique les mêmes sanctions ». Louer un habitat indigne est, en effet, considéré comme un délit au même titre que le trafic de drogue ou d’alcool. Les propriétaires auront entre 2023 et 2028 pour réaliser les travaux de rénovation thermique, tandis que la loi Elan prévoit l’interdiction d’acheter un bien immobilier pendant 10 ans et la réquisition des biens. Les marchands de sommeil  risquent cinq ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende pour « hébergement incompatible avec la dignité humaine » ou encore trois ans de prison et 100 000 euros d’amende pour « perception indue de loyers », selon le Code Pénal.

Concernant la nouvelle plate-forme mise à disposition des locataires qui souhaiteraient dénoncer leurs propriétaires en effraction de la loi, le ministre du Logement a expliqué : « dès que vous vous sentez sous l’emprise de ces malfrats, de ces escrocs, de ces marchands de sommeil, vous appelez et derrière vous avez quelqu’un qui vous accompagne (…) Le professionnel pourra envoyer les services de la mairie ou la police du logement, par exemple ».

De tels dispositifs d’accompagnement doivent, d’après le ministre, permettre d’accélérer les procédures, souvent considérées comme trop lourdes par les locataires et les associations…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/10/2019

Coworking : place à la rationalisation…

« L’actualité récente autour de Wework n’a pas inversé la tendance à l’essor du coworking, même si le rythme des prises à bail a sensiblement ralenti » souligne Knight Frank dans une étude sur le marché des bureaux en Ile-de-France à fin septembre.

Le conseil précise, ainsi, qu’au 3ème trimestre, ces prises à bail « ont totalisé 45 000 m², contre 80 000 m² au trimestre précédent ». Un « tassement » qui « tient, avant tout, à la baisse du nombre de grandes opérations, avec une seule transaction supérieure à 5 000 m² signée au cours de ce trimestre (Wework dans « Les Collines de l’Arche », à La Défense), contre six au 2ème trimestre (dont trois signées par Wework). Le nombre total de prises à bail est, quant à lui, resté stable et assez important en raison, notamment, de la poursuite de l’expansion de Deskeo, qui s’affirme ainsi comme le deuxième opérateur de coworking le plus important du marché francilien en 2019… derrière Wework ». Et Philippe Perello, associé gérant de Knight Frank France, de préciser : « depuis janvier, le coworking est à l’origine de près de 165 000 m² pris à bail, soit une hausse de 17 % par rapport au total de 2018. Ce volume est constitué à 53 % de surfaces supérieures à 5 000 m² : en 2019, les acteurs du coworking sont ainsi les grands utilisateurs les plus actifs de région parisienne derrière ceux de l’industrie-distribution ».

Autant dire que la question de savoir si le coworking est une mode n’a plus vraiment de raison d’être. Le concept s’est vraiment installé dans le paysage tertiaire parisien. S’il n’est pas question de parler de panacée, le coworking vient, sans aucun doute, enrichir ce paysage en répondant à de nouveaux besoins (qui nous permettaient, par exemple, de titrer notre édito du 7 octobre dernier sur « les beaux jours du coworking« ). Il n’est qu’à visiter certains centres pour se rendre compte de leur utilité et de la satisfaction des clients, dont certains professionnels de l’immobilier eux-mêmes… Désormais, le sujet porte plutôt sur le modèle économique des opérateurs (qui fera l’objet d’un dossier dans le prochain numéro de notre magazine à paraître à l’occasion du Simi…). Et l’on peut légitimement penser qu’après la course aux implantations, une nouvelle phase de rationalisation devrait suivre…

Portrait

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