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Le choix Immoweek : « France Territoires », la super agence des territoires, prend forme

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le 22 Août 2018

Que sera « France Territoires », la super agence voulue par le Président de la République et destinée à rationaliser l’action des agences existantes telles l’Anru, l’Anah ou l’Ademe (liste non exhaustive) ?

Un rapport de préfiguration, établi par le commissaire général à l’Egalité des territoires, Serge Morvan, a été transmis au Premier ministre le 18 juin dernier. Ce document, non encore rendu public, nos confrères d’HCL se le sont procurés et nous en publions ici une synthèse (plus le document en téléchargement). C’est notre « choix Immoweek » de ce 22 août.

La « philosophie » de cette future agence désormais nommée « France territoires » – et non plus comme dans l’idée initiale « Agence des territoires » – est de « porter une vision profondément renouvelée de l’Etat dans les territoires », avec des préfets qui construiront des guichets uniques à destination des porteurs de projets locaux. Les représentants de l’Etat interviendront dans le cadre de « contrats de cohésion territoriale ». Cette agence sera l’interlocuteur unique des préfets et des ministères en matière de cohésion des territoires.

Concrètement, France Territoires pilotera l’ensemble des programmes tels « Action coeur de ville », ou le nouveau Programme National de Rénovation Urbaine. Des « task forces » seront mises en place aux côtés des préfets de région et la Caisse des Dépôts, via la Banque des Territoires, mettra à disposition ses ressources humaines et financières.

France Territoires intègrera le CGET et plusieurs opérateurs intervenant dans le champ de la cohésion des territoires parmi lesquels l’Anah, l’Agence du Numérique, l’Epareca et l’Anru. D’autres opérateurs, comme l’Ademe, le Cerema, voire Atout France, seront liés à l’Agence par une relation « client-fournisseur »…

Pour faire vivre cette agence, la Caisse des Dépôts sera mise à contribution puisque « les fonds propres que la Caisse des Dépôts a prévu d’affecter pour la cohésion des territoires (5,2 milliards d’euros d’ici 2022), ainsi que sa capacité de prêts (18 milliards d’euros) seront mobilisés et copilotés par l’Agence en lien étroit avec les instances de la Caisse ».

Serge Morvan établit dans son rapport de préfiguration « 12 engagements fondateurs » (pages 12 à 15) et vise 1 000 territoires accompagnés d’ici 2022. Il évoque également la question des collaborateurs actuels des différentes agences concernées par cette nouvelle donne et la difficulté liée aux différences de statuts (fonctionnaires ou sous contrat privé). Des négociations salariales devraient être prévues « entre septembre et décembre 2018 » : elles conduiront « à proposer un transfert des agents titulaires et contractuels de l’Etat vers cette nouvelle institution. Une négociation gagnant-gagnant devra être recherchée. Elle passera notamment par le maintien des avantages contractuels des personnels sous contrat spécifique ».
Le rapport complet est accessible en téléchargement ici.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/01/2021

Investissement : toujours plus sélectif…

« Le scénario le plus probable est celui d’une lente convalescence, car la situation sanitaire ne reviendra pas à la normale avant le second semestre 2021, voire 2022, retardant la reprise de l’économie et des marchés locatifs » anticipe Antoine Grignon à propos de l’investissement dans une radiographie des marchés réalisée par Knight Frank.

Le co-directeur du département investissement et responsable du commerce fait valoir que «  les investisseurs resteront donc très sélectifs, privilégiant les secteurs géographiques les plus établis et les actifs offrant des revenus stables et sécurisés, ce qui maintiendra la pression sur les taux de rendement « prime ». Ils cibleront également les biens résistant à la crise sanitaire, comme la logistique ou le résidentiel, accélérant ainsi les stratégies de diversification mises en œuvre depuis quelques années »…

CBRE, de son côté, dans une étude prospective très détaillée (« Market Outlook » France), note que « l’accès au financement bancaire est resté ouvert tout au long de l’année 2020, mais de manière plus sélective, rebattant les cartes de certaines stratégies d’investissement qui faisaient la part belle à l’effet de levier et pénalisant également les actifs au volume unitaire élevé ». Et de souligner que « dans ce contexte, la réévaluation du risque à l’aune de la crise, et des questions qu’elle pose à moyen terme, est de mise pour tous les actifs requérant un travail de création de valeur, aboutissant pour certains à un « repricing » ». Du coup, « le marché du « core » devrait rester fluide avec des corrections de prix limitées, inférieures à 5 %. Sur des opérations à valeur ajoutée situées dans des secteurs tertiaires établis et solides, la baisse moyenne devrait rester sous la barre des 10 %. En revanche, pour les localisations secondaires, les ajustements devraient être plus conséquents, oscillant entre 15 et 35 % » anticipe le conseil.

Cependant, CBRE ajoute que « pour autant, la crise n’a pas signé l’arrêt des stratégies de création de valeur. C’est notamment le cas des investisseurs en fonds propres, qui confirment leur appétit pour les stratégies de création de valeur »…

Heureusement, car ce type de stratégie participe également à la préparation de l’avenir…

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