Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Logement > Actualités > Le choix Immoweek : la location saisonnière...

Le choix Immoweek : la location saisonnière rapporte-t-elle ?

ActualitésLogement

le 27 Mai 2019

Si le mois de mai a été parsemé de congés, les grandes vacances se rapprochent à très grands pas, et avec elles la possibilité de mettre son appartement ou sa maison en location saisonnière. Alors qu’Airbnb et consorts continuent à faire débat, MeilleursAgents propose de scruter la location saisonnière à Paris (75), Lyon (69) et Bordeaux (33) sous un angle précis et parlant : combien de jours de location sont-ils nécessaires pour rembourser ses charges de copropriété ou de mensualité de crédit ? Ce sont « nos chiffres de la semaine ».

Dans les quartiers touristiques de ces trois métropoles, moins de deux semaines de location suffisent pour rembourser une année de charge de copropriété ! Ainsi, il suffit de 12 nuitées sur les Champs-Elysées, 13 jours au Palais-Royal et 14 jours dans les Invalides; 10 jours dans les quartiers lyonnais des Cordeliers et Jacobins, 11 jours place Bellecour et à l’Hôtel Dieu ; 11 jours dans le secteur de l’Hôtel de Ville et de la place de Quinconces, à Bordeaux.

Le quartier Part-Dieu Villette, à Lyon, tire particulièrement son épingle du jeu : il suffit de louer son bien pendant douze jours pour y rembourser une mensualité de crédit ! A titre de comparaison, il faut tout de même 20 jours dans le Faubourg du Roule (8ème), rue Saint-Merri (4ème) et rue Vivienne (2ème) pour rembourser une mensualité à Paris (23 jours sur les Champs-Elysées), et 13 jours au moins pour rembourser une mensualité dans le quartier de Bordeaux Saint-Jean.
Dans les quartiers lyonnais des Cordelais et de la place Bellecour, et près de la gare Saint-Jean de Bordeaux, trois semaines de location saisonnière permettent à un propriétaire de rembourser, en plus d’une mensualité de crédit, plus de 50 % de ses charges annuelles.

Sachant que la limite de quatre mois de location saisonnière est fixée dans ses trois villes, il faut savoir que le taux de rentabilité est souvent équivalent à 12 mois de location classique… Et même supérieur dans la Capitale des Gaules.

Cette étude est révélatrice des augmentations des prix spectaculaires dans ces trois villes au cours des cinq dernières années (19,4 % à Paris, 22,6 % à Bordeaux, 25,3 % à Lyon) et de l’attrait que la location saisonnière, face aux mensualités et aux charges, peut représenter pour les propriétaires… Pourvu que la limite des quatre mois de location soit respectée !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

Chargement