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Le choix Immoweek : le Fastt et la Fnaim s’allient pour la protection des intérimaires

ActualitésLogement

le 20 Nov 2019

Le « + de la semaine », c’est le monde du logement qui continue à s’engager pour le droit au logement. En effet, la Fnaim a annoncé un partenariat avec le Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire (Fastt) afin de garantir les loyers impayés des salariés intérimaires grâce au dispositif « Confiance-Bailleur ». Un nouvel engagement en faveur du logement des plus précaires…

Le dispositif « Confiance-Bailleur » garantit aux bailleurs-propriétaires l’encaissement des loyers des salariés intérimaires à 100 % et à date fixe. Gratuit pendant trois ans, ce service s’appuie sur la garantie Visale d’Action Logement. Il inclut également une assurance dégradation immobilière, une assistance juridique étendue, un service de prévention des litiges, ainsi qu’une couverture de la vacance locative pendant quatre mois. Les dossiers des candidats locataires salariés intérimaires seront certifiés après évaluation du projet et de la solvabilité.
Depuis son lancement, y compris dans les zones tendues, le dispositif a permis de signer 5 600 baux, dont la moitié via des agences immobilières ; celles-ci ont, en effet, tout à gagner grâce à ce dispositif, qui leur permet de déléguer les appels de loyer et charges auprès du locataire, l’établissement des quittances, l’encaissement des loyers.

« Ce partenariat traduit la volonté commune de faciliter l’accès au logement des salariés intérimaires et de permettre aux adhérents de la Fnaim de proposer cette solution sécurisée à leurs clients » affirme Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim, qui s’engage donc dans le combat pour le logement des intérimaires en leur offrant un allié de poids auprès des professionnels du logement ; à rapprocher d’Action Logement qui s’engage aussi pour la transformation des bureaux en logements…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Jean-Baptiste Favier

le 12/12/2019

Investissement : « quand je me compare, je me rassure »

Alors que nous approchons de cette fin d’année, il est toujours bon de dresser un traditionnel « topo »de l’année écoulée. Et, si l’on en croit la dernière étude de Savills sur l’investissement immobilier en France, il y a des raisons d’espérer. « Quand je me regarde, je m’inquiète ; quand je me compare, je me rassure ». Jamais la maxime attribuée à Talleyrand n’a paru aussi adaptée à l’immobilier !

Tout d’abord, un mot à la mode : résilience. L’économie française profite d’une croissance certes atone, sans peu de relief avec ses 0,3 % sur trois trimestres consécutifs, « mais rassurante » pour Savills. « Pas de quoi pavoiser, mais dans un environnement international en constante dégradation, la France se singularise par sa résilience ». Regardons nos voisins : le Royaume-Uni « se maintient à un niveau d’activité proche de la France », mais « le rythme de croissance ne cesse d’être révisé à la baisse ». Et l’Allemagne « a échappé de peu à une entrée officielle en récession au terme du troisième trimestre ». Sans compter une « quasi-stagnation » cette année pour l’Italie, « avant de repartir de l’avant en 2020 ».

Cette solidité française est donc perçue comme un des avantages concurrentiels pour les investisseurs internationaux, leur donnant ainsi « une meilleure visibilité de moyen terme ». Avant de dresser des plans sur l’année 2020, regardons dans le rétroviseur : le marché de l’investissement en France en 2019 a été « vrombissant », pour Savills, qui parle – comme ses confrères – d’une « nouvelle année record », avec une prévision de 35 milliards d’euros attendus, 61 % au-dessus de la moyenne décennale ! « La France est le seul des trois grands marchés européens à progresser » souligne Savills. Le top reste trusté par l’Allemagne, avec 55 milliards d’euros, en baisse de 1 % et le Royaume-Uni, avec 39 milliards d’euros, en baisse de 28 %. Mais en raisonnant par marché urbain, Paris est en tête, avec 16,9 milliards d’euros (+27 %), loin devant Londres (14,2 milliards d’euros, -36 %) et Munich (4,6 milliards d’euros, +15 %).

Conséquence de cet engouement pour le marché parisien (qui a bénéficié fortement des capitaux étrangers) : les taux de rendement pour des actifs parisiens dans le QCA baissent jusqu’à 2,9 %. Un plancher que la société de conseil estime assez rationnel : « en plus des perspectives de réversion liées à la croissance des loyers, ils assurent, en effet, un avantage de rendement élevé au compartiment immobilier ». L’écart avec le taux obligataire (sacro-sainte référence pour les taux de rendement immobilier) est passé de 226 points de base à 316 points en un an, « nettement au-dessus de sa moyenne décennale », à 215 points.

Mais surtout, la vacance qui pèse sur la Capitale fait relativiser le risque locatif associé à des opérations de type « core + » ou « value added » : « les actifs à revaloriser, qu’il s’agisse d’immeubles sous-loués, à restructurer ou ne disposant que d’un engagement locatif court de leurs utilisateurs, peuvent apparaître comme de réelles opportunités de création de valeur et un placement sûr ». Un calcul qui a été déjà fait par des investisseurs traditionnellement spécialisés dans les opérations « core ». Des affaires à faire…

Portrait

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