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Le choix Immoweek : les Copros Vertes à l’assaut des émissions carbone

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le 15 Nov 2019

Une nouvelle initiative se fait jour dans le monde des copropriétés, déjà au centre de la politique de l’Etat avec l’« Initiative Copropriétés » et la récente réforme pour y encourager les travaux : la Fnaim et l’association Qualitel lancent, en effet, « Les Copros Vertes », une vaste opération d’information et de formation auprès des copropriétés et des syndics pour accélérer la rénovation énergétique des immeubles. C’est notre « + de la semaine ».

A l’heure où les bâtiments représentent, à eux seuls, 25 % des émissions de gaz à effet de serre, les copropriétés que compte le territoire hexagonal se retrouvent en première ligne et ne connaissent souvent pas les dispositifs disponibles. Ainsi, affirment les acteurs des Copros Vertes, « plus de 9 copropriétaires sur 10 pensent que la réalisation de travaux de rénovation énergétique coûte cher et 87 % jugent également le risque d’arnaque important ».
Afin d’informer les copropriétaires et syndics, les Copros Vertes se donnent pour mission de leur rappeler « les bénéfices immédiatement perceptibles pour eux tels que la diminution de leurs charges de copropriété, l’amélioration de leur confort et, plus globalement, la valorisation de leur bien immobilier. » L’initiative comprendra également une formation en ligne gratuite pour le grand public et des sessions de formation pour les syndics, organisées avec l’Ecole Supérieure de l’Immobilier.
Mais le point d’orgue sera un « Tour des Régions » de mars à juillet 2020, dans onze villes de France où, à chaque étape, syndics et copropriétés seront invités pendant deux jours pour échanger, s’informer et se former sur l’éco-rénovation.
Les Copros Vertes sont déjà à retrouver sur internet et on ne peut que leur souhaiter bon vent…

Pour atteindre nos objectifs, les syndics constituent un relai indispensable, car ce sont les interlocuteurs quotidiens des copropriétaires. Leur proposer ces modules de formation permet, bien entendu, de valoriser leur expertise, mais aussi de renforcer leur capacité à rassurer les copropriétaires face à ces enjeux perçus, à tort, comme complexes et parfois coûteux. C’est le rôle du syndic de conseiller et d’accompagner les travaux décidés par leurs clients. Grâce à leurs fortes compétences en matière d’éco-rénovation, les copropriétés pourront s’engager massivement, et efficacement, dans des travaux de rénovation énergétique performants et maîtrisés.

Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim

Ces formations permettront à chacun de combattre les idées reçues sur la rénovation énergétique. Et notamment d’insister sur les bénéfices que ces travaux apportent. En matière environnementale, bien sûr, mais aussi, plus individuellement, en termes de bien-être et d’économies. La formation et la pédagogie nous semblent essentielles pour enclencher le mouvement au sein des copropriétés, aujourd’hui trop peu investies dans cette dynamique.

Bertrand Delcambre, président du Groupe Qualitel

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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