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Le choix Immoweek : les « Programmes Solidaires », à l’honneur de ces « TLT 2019 »

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le 15 Oct 2019

Les votes pour les « Trophées Logement et Territoires 2019 » battent leur plein ; il vous reste encore cette semaine pour choisir les pros et les projets qui auront marqué cette année 2019. Nous continuons nos présentations à l’occasion de nos « choix Immoweek ». Celui de ce jour est consacré à la catégorie « Programmes Solidaires » : « L’Oasis » (REI Habitat) ; Nexity Non Profit (Nexity) ; Solidarités et Handicap (Crédit Agricole Immobilier) et Vivre en Béguinage (Vivr’Alliance).

Oasis (Musée de la Libération Paris 15ème) – REI Habitat & SemPariSeine – Ateliers Georges architectes – OPCI Raise Immobilier REIM, GMGB, Etamine, Boa Mistoura, Hirundi, Skinny&Ooko, Yello Garden, Compagnons Bâtisseurs, ReMake, Armée du salut, EQO Ingénierie, SNL

Développé par REI Habitat, « L’Oasis » consiste en la réhabilitation et surélévation de l’ancien Musée de la Libération, à Paris, dans le quartier de Montparnasse. Le musée sera transformer en un nouveau lieu de vie au travers de trois ambitions : accueillir, avec de l’hébergement hybride qui conjugue auberge de jeunesse (court séjour), coliving (court et moyen séjour) et logement passerelle de type PLAI (moyen/long séjour) ; fédérer, avec un tiers-lieu « démultipliant les usages » et préserver, s’appuyant sur la structure existante pour minimiser la production et la démolition. La surélévation sera réalisée en bois français durable et des solutions de réemplois seront valorisées. Un potager urbain sur les toits couronnera le projet.

Stand de Nexity Non Profit au Congrès HLM 2019

Le projet de Nexity Non Profit a pour ambition de construire des pensions de famille, des hébergement d’urgence et proposer un service d’intermédiation locative et de création de places en hébergements d’urgence. Nexity Non Profit souhaite ainsi créer 1 000 logements en pensions de famille par an d’ici trois ans et poursuivre le déploiement de l’intermédiation locative sur tout le territoire national (250 logements par an). « Les premiers résultats sont constatés sur 2019 avec la signature des baux solidaires et le dépôt des premiers permis de construire des pensions de famille » précise Nexity.

Mairie d’Egly

Le projet « Solidarité et Handicap », à Egly (91), est porté par Crédit Agricole Immobilier. Il s’agit d’une réhabilitation et construction d’un quartier exemplaire sur le terrain de l’Institut Médico Educatif (IME), sur le principe du vivre ensemble, avec 85 logements sociaux, 19 places en colocation pour handicapés seniors, un logement d’apprentissage pour jeunes handicapés, une crèche inclusive et un cabinet médical.

Projet de béguinage, à Tours (37)

« Vivre en Béguinage », porté par Vivr’Alliance, s’inspire de la vie en béguinage apparue au XIIIème siècle, qui proposait aux femmes veuves ou célibataires de se regrouper pour se protéger et s’entraider. Aujourd’hui, le béguinage « peut être considéré comme le chaînon manquant entre les résidences de services et les organismes de types HLM » commente Vivr’Alliance, qui indique que ce mode de vie s’adresse, de fait, à 75 % de la population française (du moins en terme du montant des pensions de retraite). « Il s’agit d’une forme de vie où les personnes sont aidées à rester autonomes le plus longtemps possible tout en s’appuyant sur les services existants (hospitalisation à domicile, centres locaux d’information et de coordination, les CCAS…), mais également en mettant en place une formation et un accompagnement humain permanent. Le but est d’accompagner nos aînés en veillant à ce que le coût financier soit le moins élevé possible pour les résidents et leur famille et nul pour la collectivité publique ».

C’est la dernière semaine pour voter, n’oubliez pas que vous avez jusqu’à dimanche pour départager vos favoris !

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Catherine Bocquet

le 14/11/2019

Hors des villes, plus de salut ou la métropolisation comme seul destin

Le déclin des territoires périurbains et des zones rurales est le dessein auquel semble voué l’Hexagone.

Un choix politique dont la loi « Notre » en a porté les prémices et qui semble aujourd’hui être la volonté de l’Etat. Après le document sur la non poursuite de l’artificialisation des sols, c’est un rapport qui sera signé du conseil national de l’habitat (CNH) qui l’entérine. Un rapport revu et corrigé puisqu’il n’est, semble-t-il, pas tout à fait celui rédigé par ses trois auteurs initiaux. Retour sur l’histoire.

A l’origine, un rapport intitulé « Relance de la construction », est réalisé par trois experts du sujet, dans le cadre d’un groupe de travail du Conseil national de l’habitat. Les trois experts y formulent des propositions qui pourraient permettre d’inverser la donne actuelle de baisse des chiffres de la construction. A l’arrivée, un rapport possiblement réécrit (par qui, le doute subsiste), dont l’intitulé a changé devenant « relance de la construction : pour un droit à la métropole ». Le titre traduit le contenu : une volonté de recentrage des aides à la construction sur les zones tendues et uniquement. Dans l’éditorial qui ouvre ce rapport, signé du président du CNH Aurélien Taché, on lit que « après les gilets jaunes, nous portons un droit à la métropole. Nos concitoyens veulent être invités à la table de la ville et de la vie » et que « contrairement à une idée reçue, trois quart des pauvres sont en ville et pas à la campagne ou en péri-urbain ». On lit, dans la suite du document, que « les métropoles ne se développent pas du fait du volontarisme des élus, mais parce qu’elles correspondent aux attentes de beaucoup de ménages et des entreprises ». Conséquence « il est primordial de continuer de produire plus dans les métropoles régionales ». S’agissant des « territoires en déprise », « bourgs et villes moyennes dans des zones en décroissance démographique », la logique serait à l’inverse l’arrêt total du soutien du neuf (PTZ et APL accession) et soutien de la rénovation.

Une vision de « France moderne autour des centralités et des métropoles » et une stratégie résumée par le président du CNH en « trois axes forts » : « ne pas gâcher le moindre mètre carré en métropole qui relègue sinon les plus modestes au loin ; faciliter l’accès aux urbanités des familles et des moins aisés par un encadrement forte des prix en contrepartie d’un seuil minimal de densité et enfin détruire et rendre à la nature les mètres carrés artificialisés obsolètes (sic) dans les zones en déprise pour recréer des logements moins nombreux mais plus attractifs ».

Le CNH a un rôle consultatif (qu’il exerce de façon parfois critique) auprès du gouvernement, comme ses récents votes en témoignent avec, par exemple, le rejet des propositions d’actualisation des barèmes de l’APL. Ses membres pourraient, une nouvelle fois, user de cette critique puisque le groupe de travail, voulu par Aurélien Taché, ne s’était pas réuni entre juin 2019, lors de sa création, et novembre 2019, lorsque les membres du CNH ont « découvert », sur table, ce document. Il n’est donc pas certain que l’accord se fasse cette fois encore,  sauf concertation et réunions de travail. Mais rien de tout cela n’est prévu à ce jour…

Portrait

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