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Norbert Fanchon (Gambetta) : « nous mettons à disposition une résidence pour accueillir les plus précaires »

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le 25 Mar 2020

Le président de Groupe Gambetta, Norbert Fanchon, a annoncé que son groupe et Fac Habitat mettaient à disposition du Samu Social de Paris une résidence hôtelière de 300 lits pour accueillir des personnes sans domicile fixe et des migrants.

 

Cette établissement, le « Lodge In », est une résidence 3 étoiles, à vocation sociale. Elle est intégrée à la Maison Internationale de Séjour, située rue Théroigne de Méricourt, dans le 13ème arrondissement de Paris.

La Maison Internationale de Séjour pour jeunes actifs, propriété de groupe Gambetta et gérée par Fac Habitat (spécialiste de la résidence étudiants), était jusqu’alors inoccupée. « Nous avons fait le choix » explique Norbert Fanchon, « de la mettre à disposition gracieusement, sans exigence de loyer, du Samu Social, Fac-Habitat assurant la gestion des lieux. C’est un choix de solidarité envers les plus précaires ».

« Cette décision du Groupe Gambetta permet à Fac Habitat de proposer ces chambres au Samu social à prix coûtant. Les équipes médicales et médicosociales pourront, ainsi, consacrer le maximum de leurs ressources à leurs missions prioritaires : proposer rapidement des solutions d’hébergement aux plus précaires et soigner l’ensemble des malades » s’est félicité Jean-Philippe Trédé, directeur général de Fac Habitat.

La résidence sera mise à disposition pour la période du 20 mars au 20 mai 2020. A l’issue de ces deux mois, le Groupe Gambetta et Fac Habitat « dresseront un bilan commun de cette action pour définir conjointement la meilleure solution à adopter pour l’avenir, au regard de l’évolution de la situation sanitaire à cette date et des mesures mises en œuvre par le gouvernement ».

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 29/10/2020

URW : (aussi) une question de com

Dans le dossier URW, qui chaque jour fait l’objet de nouveaux développements, il n’est pas inutile, parallèlement aux arguments échangés, de mettre en valeur l’importance de la communication.

Traditionnellement, et bien avant d’ailleurs l’équipe actuelle, la com’ d’Unibail reposait sur un principe simple : comme nous sommes les plus forts, nul besoin de faire d’effort. C’était vrai en matière publicitaire, ou de contenus (pas ou peu de prise de parole des dirigeants) comme de rapports avec les clients et partenaires. Cette démarche « bismarckienne » est illustrée par mille témoignages : chez Unibail, on ne négociait pas (ou peu) et la réputation de la maison était de ne guère faire de cadeaux… sauf aux actionnaires qui, jusqu’à ces dernières années, n’avaient pas eu à se plaindre.
Cette com de dominant était encore en action lorsque les dirigeants présentèrent leur plan, appelé « RESET »… Sans être grand connaisseur du « globish » actuel, tout utilisateur informatique (qui ne l’est pas aujourd’hui ?) sait que le mot signifie « réinitialiser », « remettre à zéro »… ce qui, pour une foncière, peut créer de l’inquiétude. Mais le terme était cohérent avec la com « à coups de massue » pratiquée jusque-là.
Las, l’offensive menée par le duo Leon Bressler/Xavier Niel, aussitôt rejoint par le bouillant Guillaume Poitrinal (celui-là même qui avait porté Christophe Cuvillier à la présidence d’Unibail) a poussé la direction actuelle à changer radicalement de stratégie. Après un temps (de sidération ?) marqué par un communiqué laconique, « à l’ancienne », le virage à 180 degrés arriva : multiplication des interviews, communiqués quotidiens sur les soutiens apportés à « RESET », contacts de l’agence Image 7 (dirigée par Anne Méaux) avec les journalistes… Le trio Bressler/Niel/Poitrinal hérite d’un qualificatif, forcément étudié, d’ »activistes » : le vocabulaire renvoie aux extrêmes, notamment politiques, et donc, par opposition, à la légitimité des dirigeants actuels.
Pour continuer le parallèle avec la politique, les experts en com’ s’accordent en général sur le risque du changement de stratégie « en cours de route », sous la pression des événements. Ils se souviennent (mais les moins de vingt ans l’ignorent) du cas d’Edouard Balladur, candidat à la présidentielle. Ultra favori depuis des mois, Premier ministre en fonction, il eut des sondages moins favorables. On le vit alors arpenter les marchés et essayer de changer de style pour paraître « plus proche » des électeurs. En cette matière, Jacques Chirac était imbattable et c’est lui qui triompha.
Pour la foncière, on saura, lors de l’assemblée générale du 10 novembre, si le complet changement de cap de la communication de la direction d’URW a constitué une stratégie gagnante. Ou pas…

Portrait

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