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« TLT » 2019 : retrouvez les interviews des lauréats

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le 02 Déc 2019

©Lionnel Derimais

Ils ont fait le logement et les territoires cette année, ils sont huit et ils ont accepté de répondre « à chaud » au micro d’« Immoweek » : voici les interviews des lauréats aux « Trophées Logement et Territoires » 2019, dixième édition.

Helen Romano, vice-présidente de Nexity Immobilier Résidentiel, lauréate dans la catégorie « Promoteur » :

Pierre Dariel, directeur de la construction chez Paris Habitat, récipiendaire du trophée « Programme Durable » pour le projet « 2, rue Beaubourg ».

Matthias Deville, directeur régional Ile-de-France de Crédit Agricole Immobilier, récipiendaire du trophée « Programme solidaire » pour le projet « Solidarité et Handicap ».

Clara Piolatto, co-fondatrice, avec Clothilde Buisson et Gwenaëlle Rivière de l’association Faireavec.org, toutes trois lauréates du trophée « Jeune Talent ».

Chrystèle Villotte, directrice du pôle résidentiel au sein du département Capital Markets de Cushman & Wakefield, lauréate dans la catégorie « Conseil ».

Benoît Quignon, directeur général de SNCF Immobilier, a reçu le trophée dans la catégorie « Territoire ».

Hugues Perinet-Marquet, professeur à l’université Paris II Panthéon Assas et président du CNTGI, s’est vu remettre le « Trophée du Jury ».

Nadia Bouyer, directrice générale de Seqens, « Professionnelle de l’Année » de ces « TLT » 2019.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Catherine Bocquet

le 05/12/2019

Chaud, très chaud… ou pas

En cette journée qui s’annonce à la fois glaciale et très « chaude », on en a presque oublié qu’en ce moment, se tient à Madrid la Cop25.

Le grand rendez-vous mondial du climat peine, dans un contexte social agité, à exister. Pourtant, c’est dans les conséquences des modifications climatiques que se jouent aussi un fort enjeu social et plus largement sociétal : les plus pauvres sont en effet, les premières victimes de ces changements causes de migrations, de renchérissement des factures énergétiques et de santé. Si le transport est, certes, un paramètre important du contexte – car, selon un rapport récent de la Cour des Comptes européenne, pour rattraper le temps perdu et avoir une chance de limiter le réchauffement climatique au 1,5°C promis dans l’accord de Paris (la Cop 21), il faudrait investir chaque année 1 100 milliards d’euros, dont la moitié dans les transports – le bâtiment est l’autre paramètre clé sur lequel il importe d’influer. Ainsi, les constructions contribuent à 30 % des émissions de gaz à effet de serre, principalement en raison de leurs systèmes de chauffage, d’éclairage et de refroidissement.

La prise de conscience en la matière n’est pas récente, et les travaux d’instances telles que le Plan Bâtiment Grenelle (devenu Plan Bâtiment durable) oeuvrent en ce sens. En France, et comme en témoignent les sujets de tables-rondes lors du prochain Simi, le sujet de la transition énergétique est plus que jamais prégnant. Si les professionnels et les élus semblent s’en être emparés, parfois à marche forcée, le retard pris pour agir est important.

Ailleurs, la prise de conscience a sans doute été plus rapide parce que plus urgente : en Afrique, priorité, pour un « urbanisme responsable », aux quartiers pauvres, où les écarts de température avec  les quartiers les plus riches peuvent atteindre 10 degrés. En Chine, où la pollution fait des ravages, les décideurs et investisseurs réfléchissent à la ville de demain et plantent des arbres avant de construire des gratte ciel. Les villes des prochaines décennies seront là bas très vertes et décarbonées au maximum (il était temps). Paris, où la température, en 2050, devrait être celle de la capitale de l’Australie semble penser « vert »et l’agriculture urbaine s’inscrit de plus en plus dans le paysage.

Mais pour contribuer à cette transition énergétique, le passage au vert ne suffira pas. Economiser, raisonner « frugalité » sont d’autres impératifs. Dans ce contexte, rénover et transformer sont quelques unes des autres solutions à la réduction des émissions à effet de serre. Penser l’immeuble comme « non jetable », anticiper – ou à tout le moins – construire le plus flexible possible, sont des stratégies gagnantes à court et long terme. La réversibilité comme un « gagnant gagnant gagnant » : pour le propriétaire, l’occupant et pour la planète. Nice shot !

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