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CBRE Global Investors achète un portefeuille logistique près de Milan

ActualitésLogistique

le 19 Mar 2020

CBRE Global Investors a acquis, pour le compte de son fonds Logistics Venture Fund et auprès de Techbau, un portefeuille logistique en Italie, constitué d’un entrepôt de 40 000 m2 à Turate (au nord de Milan) et d’un foncier de 194 000 m2 à Castrezzato (à l’est de Milan) qui accueillera un ensemble logistique de 80 000 m2.

L’entrepôt de « catégorie A » situé à Turate est loué sur la base d’un bail de neuf ans à « un détaillant italien bien connu. « Situé à proximité de l’intersection entre l’A9 (Milan-Côme-Suisse) et la nouvelle A36, il bénéficie d’une excellente connectivité en Italie et de transports transfrontaliers » précise l’acquéreur.

Le terrain de 194 000 m2 est en cours de développement pour un « cross dock » logistique de 80 000 m2. « Bénéficiant de bonnes liaisons de transport qui desservent la partie Est de la région de Lombardie (Milan, Brescia et Bergame), ainsi que Venise et Vérone, l’entrepôt de distribution devrait être livré au troisième trimestre 2020 » complète CBRE Global Investors, qui commente, à propos du marché logistique italien : « le secteur présente un certain nombre d’indicateurs positifs tels que de faibles taux de vacance (inférieurs à 3 %), des taux d’occupation élevés et de faibles rendements (un rendement record a été atteint en 2019 à 4,5 %). Ces facteurs, ainsi que les fondamentaux des deux actifs en termes de localisation, de rareté des parcelles prêtes à l’emploi et d’une opération clé en main, font de ce portefeuille un achat attrayant pour les investisseurs du fonds ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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