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Le choix Immoweek : Gramercy Europe achète près de 300 000 m2 de logistique en France

ActualitésLogistique

le 03 Juil 2018

Pour ce « choix Immoweek » du jour, voici un « deal » qui montre l’attrait de la logistique française, même hors de nos frontières. Et là, il s’agit d’un appétit anglo-saxon puisqu’il s’agit d’une opération où les deux parties sont de nationalité anglaise : le « fund manager » d’origine londonienne Gramercy Europe a acquis, auprès du non moins londonien Tristan Capital Partners, un portefeuille de sept actifs logistiques en France. Représentant près de 300 000 m2, le prix déboursé pour cette opération est de 175 millions d’euros.

Le portefeuille est conséquent puisque la surface totale représente 282 700 m2, soit une taille moyenne unitaire par actif de plus de 40 000 m2. Sans compter les possibilités d’extension, « pouvant atteindre 59 000 m2 » selon un conseil du preneur. Cinq des actifs sont situés à proximité de centres logistiques français reconnus comme Lille, Paris, Amiens et Marseille ; les deux autres bordent la ligne Paris-Bordeaux. Et pour leur occupation ? Ils sont entièrement loués à « des locataires de premiers plan » tels qu’Auchan, ID Logistics, Michelin, Conforama et Burton. Stam Europe, qui a géré depuis 2016 six entrepôts du portefeuille pour le compte du fonds Curzon Capital Partners IV (géré par Tristan Capital Partners), va également accompagner Gramercy Europe afin de « l’assister dans la gestion du portefeuille et la pérennisation des loyers ainsi que la possibilité de développer des surfaces supplémentaires sur les sites existants ».

Les conseils de l’opération sont nombreux. Côté acquéreur, on retrouve K&L Gates , Fidal, Le Breton & Associés ainsi que BNP Paribas Real Estate. Le vendeur était conseillé par le cabinet Racine et Lassaygues. Le financement était organisé par Crédit Foncier de France, conseillé par LPA-CGR et Thibierge & Associés.

La santé de l’immobilier logistique français n’est plus à prouver. « Des volumes placés qui constituent autant de records historiques ; des rendements « prime » au plancher compte tenu d’une baisse de la prime de risque ; une offre insuffisante » et des « fondamentaux solides »… autant de qualificatifs pour ces actifs que François Le Levier met en avant dans son analyse parue dans notre dernier magazine Immoweek, consacré à l’investissement, toutes typologies d’actif confondues. A lire ou relire d’urgence !

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 06/12/2019

EuropaCity : et après ?

Les tribulations d’EuropaCity étaient devenues pratiquement une arlésienne pour l’immobilier et les pouvoirs publics français, un feuilleton qui se rapprochait de Notre-Dame des Landes, mais dont le retentissement était néanmoins moindre et dont l’issue semblait incertaine, partagée entre la perspective de création d’emplois dans le Val d’Oise rural et l’impact écologique d’un chantier de cette ampleur. Jusqu’à ce que le 7 novembre 2019, le chantier soit purement et simplement abandonné. Maintenant que le mégacomplexe de loisirs et de commerces n’ouvrira jamais, quel destin pour le Triangle de Gonesse ?

La Région Ile-de-France a décoché la première, en proposant un « plan d’urgence » à 1 milliard d’euros pour aider le Val d’Oise, région avec un taux de 40 % de chômage dans certains quartiers, dont les élus attendaient une aide bienvenue de plus de 3 milliards d’euros, la création de 10 000 emplois et la transformation du Triangle de Gonesse, zone enclavée entre Roissy et Le Bourget, en poumon économique du département. Sous réserve du feu vert du gouvernement, Valérie Pécresse a dévoilé une série de propositions destinées à remplacer EuropaCity : nouveaux transports en commun et travaux routiers, déploiement de l’énergie solaire, lancement d’une filière horticole, ouverture d’un lycée international et d’un internat d’excellence, création d’un grand lieu culturel, financement de maisons médicales ou de petites gares… Le préfet du département, Francis Rol-Tanguy, a été chargé d’une mission pour définir le futur projet économique.

Au-delà de cet investissement bienvenu, que faire ? Ceux-ci pourront-ils garantir la création de 10 000 emplois ? Oui, affirme la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, par la voix de son président Patrick Renaud cité par « Le Monde » :  « notre agglomération n’a jamais négligé les enjeux de développement durable au profit du développement économique, Roissy Pays de France soutient pleinement les démarches de la région auprès de Grand Paris Aménagement, pour la réalisation de nouvelles études de sols sur tout le secteur du Triangle de Gonesse. » L’arrivée du Grand Paris Express en 2027, par la ligne 17, doit déjà être effectif et permettre d’intégrer le secteur à la Métropole. Valérie Pécresse, citée également par « Le Monde », appelle à rassurer les investisseurs après cet abandon brutal au lendemain de dix ans de développement : « Tesla a hésité entre l’Ile-de-France et Berlin pour implanter son usine géante ; quand ils ont vu EuropaCity, ils sont partis en Allemagne. (…) Tant qu’on n’y voit pas plus clair sur les intentions de l’Etat, on ne peut pas construire de projet alternatif ». La Région a mis en oeuvre un « plan friches » pour identifier les sites désaffectés où des projets de développement pourraient être implantés sans urbanisation de terrains agricoles ; reverrait-on Europacity revenir sous une autre forme ?

Aujourd’hui, l’Etat se penche sur la création d’industries du futur, d’agroalimentaire, de bureaux, de services… Des positions qui ne rassurent guère les élus locaux, qui craignent de tout perdre et de voir leurs administrés être les grands sacrifiés du Grand Paris. Sans projet d’envergure, pourquoi faire venir le métro jusqu’au Val d’Oise, dans un endroit qui ne serait pas urbanisé mais demeurerait agricole ?

La question de l’après-Europacity pose la question du Grand Paris Express et surtout de la direction du Grand Paris. Autant dire que le feuilleton n’est pas fini…

Portrait

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