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Edito

Les marchés et acteurs du logement font face à une période de mutation considérable, riche d’inquiétudes mais aussi, sans doute d’opportunités. Si les avis divergent sur les réformes en cours, tous savent que la révolution technologique (le mot n’est pas trop fort) en cours ne sera pas sans conséquences sur leurs métiers, leurs immeubles, leurs fonctions. Ajoutons-y un peu (beaucoup !) de Grand Paris, l’arrivée tonitruante des startup, et donc des nouvelles générations, qui précisent leurs ambitions (et ce n’est pas fini !) et on comprendra que le « monde du logement » se doit de réfléchir et de penser son avenir.

Comme toujours, et en rappelant le beau mot de Churchill : « un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté », nous nous placerons dans la peau du second : des difficultés actuelles, des remises en question, des exemples étrangers (à suivre ou pas…), peuvent naître de réelles (et souvent formidables) opportunités et faire bouger un secteur qui, comme tous les secteurs d’activité, avait sans doute besoin de l’être ! Le 14 novembre prochain, lors des « Trophées Logement & Territoires », nous ferons également le point sur « l’exemple » (pas forcément au sens d’exemplaire…) allemand, en se demandant s’il est transposable en France. Nous aurons aussi – surtout – le plaisir de récompenser les projets les plus innovants, les professionnels les plus en pointe dans ce « nouveau paysage ». Car l’optimisme peut (doit ?) être accompagné de la reconnaissance. Dire « bravo » et « merci » aux acteurs d’aujourd’hui (et de demain – jeunes professionnels n’oubliez pas de présenter votre candidature sur immoweek.fr !) constitue une autre manière d’avoir confiance en l’avenir, et ce, quelles que soient les difficultés.

Pascal Bonnefille,
Fondateur des « Trophées Logement & Territoires »

Édito
par Thierry Mouthiez

le 13/12/2019

Location de bureaux : de plus en plus proche de l’hôtellerie…

A l’occasion de Simi, Deskeo, qui se présente comme le « premier opérateur de bureaux flexibles en France », souligne « les tendances réelles qui affectent l’immobilier commercial au niveau mondial et qui vont impacter le marché français dès 2020 ».

Ainsi, Frank Zorn, co-fondateur de Deskeo, estime que «2019 a été une année plus que mouvementée pour le secteur de l’immobilier d’entreprise. Le coworking continue de faire face à l’incertitude du marché, alors que de plus en plus d’entreprises se tournent vers les bureaux flexibles pour leurs espaces de travail ». Et fait valoir qu’ »à l’heure de faire des prévisions pour l’année à venir, nous avons l’opportunité de vivre en direct les évolutions du marché outre-Atlantique de par notre appartenance au groupe américain Knotel, leader mondial des bureaux flexibles. Un atout qui nous permet de voir les changements qui risquent de secouer le marché français dans les prochains mois et, ainsi, de s’y préparer dès maintenant ».

Or, aux Etats-Unis, « les contrats de location flexibles attirent de plus en plus d’entreprises, surtout des groupes de plusieurs centaines de salariés pour qui la gestion des espaces de travail est un enjeu critique. Cette adoption est une réponse évidente au besoin de souplesse exprimé par la plupart des entreprises, quelle que soit leur taille. De ce fait, le secteur de la location des espaces de travail est forcé de s’adapter et d’évoluer pour proposer une offre plus proche de l’hôtellerie que ce que l’on trouve habituellement » affirme la société, qui précise qu’au niveau mondial, « les contrats de location flexibles représentaient 2 % du marché de l’immobilier d’entreprise en 2018. Cette année, ce chiffre a atteint les 3,5 %. Cette croissance se confirme en cette fin d’année et les prévisions tablent sur plus de 9 % d’ici trois ans »… Ou encore qu’au niveau européen, « 687 000 m² de bureaux ont été pris à bail par les opérateurs de bureaux flexibles durant les trois premiers trimestres de 2019. Un chiffre en hausse de 15 % par rapport à l’an dernier. Cela représente 12 % des prises à bail de bureaux en Europe, une part qui ne cesse d’augmenter, signe que les opérateurs d’espaces de travail deviennent des acteurs majeurs de l’immobilier d’entreprise dans les grandes villes ».

Et Frank Zorn de conclure : « cette tendance a toutes les chances de s’accentuer à l’avenir. Ces nouveaux acteurs permettent de satisfaire d’un côté les propriétaires qui recherchent de la stabilité à long terme pour leurs actifs et, de l’autre, les entreprises en quête de flexibilité pour leurs espaces de travail »…

Portrait

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