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Edito

Les marchés et acteurs du logement font face à une période de mutation considérable, riche d’inquiétudes mais aussi, sans doute d’opportunités. Si les avis divergent sur les réformes en cours, tous savent que la révolution technologique (le mot n’est pas trop fort) en cours ne sera pas sans conséquences sur leurs métiers, leurs immeubles, leurs fonctions. Ajoutons-y un peu (beaucoup !) de Grand Paris, l’arrivée tonitruante des startup, et donc des nouvelles générations, qui précisent leurs ambitions (et ce n’est pas fini !) et on comprendra que le « monde du logement » se doit de réfléchir et de penser son avenir.

Comme toujours, et en rappelant le beau mot de Churchill : « un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté », nous nous placerons dans la peau du second : des difficultés actuelles, des remises en question, des exemples étrangers (à suivre ou pas…), peuvent naître de réelles (et souvent formidables) opportunités et faire bouger un secteur qui, comme tous les secteurs d’activité, avait sans doute besoin de l’être ! Le 14 novembre prochain, lors des « Trophées Logement & Territoires », nous ferons également le point sur « l’exemple » (pas forcément au sens d’exemplaire…) allemand, en se demandant s’il est transposable en France. Nous aurons aussi – surtout – le plaisir de récompenser les projets les plus innovants, les professionnels les plus en pointe dans ce « nouveau paysage ». Car l’optimisme peut (doit ?) être accompagné de la reconnaissance. Dire « bravo » et « merci » aux acteurs d’aujourd’hui (et de demain – jeunes professionnels n’oubliez pas de présenter votre candidature sur immoweek.fr !) constitue une autre manière d’avoir confiance en l’avenir, et ce, quelles que soient les difficultés.

Pascal Bonnefille,
Fondateur des « Trophées Logement & Territoires »

Édito
par Arthur de Boutiny

le 16/07/2019

ImmoStat : et à présent, Marseille

Signe des temps qui changent, non content de suivre déjà l’immobilier de bureaux, trimestre par trimestre, en Ile-de-France, ImmoStat a décidé de suivre le marché au sein de la métropole Aix-Marseille-Provence, grâce au soutien de la FNAIM locale. Plus qu’une nouvelle corde à un arc, cette nouveauté est un signe que la vision de l’immobilier et du territoire évolue.

Dans la métropole Aix-Marseille-Provence, donc, la demande placée au premier semestre 2019 s’élève à 163 441 m2, avec 78 535 m2 placés au deuxième trimestre pour 123 transactions. Parmi les chiffres de ce trimestre, 38 572 m2 sont des bureaux, 39 963 m2 de l’activité et de la logistique. A Marseille même, la demande placée représente 29 727 m2 pour 61 transactions, dont 23 932 m2 de bureaux et 5 795 m2 d’immobilier logistique.

Si le GIE indiquait effectivement la demande placée en entrepôts en régions depuis 2011, l’appliquer sur un territoire plus restreint et trimestre par trimestre (même si la démarche d’ImmoStat est moins poussée qu’en Ile-de-France, où le distinguo est fait entre Paris intra-muros, première couronne et deuxième couronne, entre autres) est un nouvel acte de décès de la vieille conception de Paris et du désert français. L’ère de la métropolisation est bien avancée en France, la vision parisiano-centrée semble devenue trop restreinte et le fait qu’un incontournable de la statistique comme ImmoStat entérine cet état de fait est parlant.
Marseille était un bon candidat pour cette nouvelle inclusion, à l’instar de Lyon, Lille ou Nantes ; d’ailleurs, les conseils immobiliers français faisaient déjà leur propre bilan trimestriel de ces métropoles, une à une. Mais c’est ici le symbole qui compte, et les statistiques officielles de la cité phocéenne laissent présager d’autres inclusions… La métropolisation est bien dans les têtes !

Portrait

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