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Grand Paris : pour en finir avec la « frontière »

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le 12 Avr 2019

On connaît la sortie d’André Malraux voulant supprimer le « mot hideux de province » : on doit l’appliquer désormais à deux réalités, et deux expressions : « banlieue » et « périphérique ».

Chacun le sait : le Grand Paris est la seule solution pour que ce bannissement lexicographique s’ancre dans la réalité. Les exemples abondent de cette nécessité. Parmi les derniers en date : le « grand axe ». La Ville de Paris veut rendre vie aux « Champs enlisés » comme le titrait avec justesse, et talent, « Libération ».
Elle fait appel au grand architecte Philippe Chiambaretta (dont on est fan, notamment de sa transmutation de l’immeuble « Cloud » dans le centre de la Capitale) : parfait ! Mais pourquoi ce manque de concertation avec Neuilly qui, il y a quelques semaines, lançait les travaux de « reconquête de l’avenue Charles de Gaulle », « autoroute urbaine » qui poursuit l’axe historique qui relie Le Louvre à la Défense ? Tout, dans cette histoire devrait pousser à un projet commun ; le réaménagement de la porte Maillot, en cours, le projet « Tête Défense » et même les objectifs, sans compter le calendrier, très proches : réduire la place physique occupée par la circulation, augmenter la présence de la végétation, faciliter les circulations piétonnes. Une seule opération globale eût été évidemment préférable, mais c’était sans compter sur les acteurs publics pour le moins morcelés (Etat, Ville de Paris, ville de Neuilly, Région Ile-de-France, département des Hauts-de-Seine, et on en oublie sans doute)…
Des projets (très différents et éloignés géographiquement) prouvent pourtant combien il est possible d’abolir la frontière : le passionnant projet Charenton-Bercy, porté par le toujours inventif Grand Paris Aménagement… et la ville de Charenton-le-Pont avec UrbanEra, qui fera beaucoup mieux que « relier » deux quartiers de part et d’autres de la « frontière », mais en créera véritablement un nouveau. Et le magnifique « Mille Arbres », porté par la Compagnie de Phalsbourg et Ogic, dont on attend avec impatience le permis de construire et dont le projet affiché est de « remplacer la frontière que représente le périphérique ». Nul doute que les élections municipales qui se profilent seront l’occasion de revenir sur ce sujet.
Mais au-delà des enjeux politiques, non négligeables bien sûr, le Grand Paris doit avancer. Sans gouvernance claire, on devra se contenter de projets plus limités : avec « Inventons la Métropole du Grand Paris », chacun a pu mesurer l’inventivité magnifique et la capacité des acteurs de l’immobilier à se mobiliser.
Personne n’ignore que les problématiques du logement, de l’aménagement, de la vitalité économique, ne peuvent être traités au niveau d’une seule commune, si grande ou prestigieuse soit-elle. Ne faisons donc pas un procès, trop facile, aux élus défendant bec et ongles leur « bout de territoire » : comme souvent, en France, la réponse viendra du sommet de l’Etat qui devra, après les municipales, trancher et affirmer une ligne claire. Et le moment est historique : les Jeux Olympiques 2024 sont une opportunité à ne pas manquer dans ce grand dessein. Oui, comme l’enceinte des fermiers généraux céda (souvenons-nous du « le mur murant Paris rend Paris murmurant ») dans les années 1860, comme les « fortifs » disparurent entre 1920 et 1930, il est temps maintenant pour le Grand Paris de permettre d’en finir (enfin !) avec la « frontière » du périphérique.

Pascal Bonnefille

Directeur de la publication

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/07/2019

Logistique : un marché plus équilibré…

« Particulièrement animé au 1er semestre 2019, le secteur de l’immobilier logistique français se caractérise par une demande placée culminant à un niveau record de 1 743 000 m2 » constate Arthur Loyd Logistique.

De son côté, JLL estime que le 1er semestre « se conclut avec 1 346 000 m2 d’entrepôts de plus de 10 000 m2 commercialisés sur le territoire français. Si le niveau est légèrement supérieur à celui de l’an passé (+3 %), il demeure, cependant, en deçà de ceux des années 2016 et 2017 qui avaient totalisé, respectivement, 1 660 000 et 1 540 000 m2 ». Et de poursuivre : « alors que le 1er trimestre 2019 aura été le meilleur début d’année de ces derniers exercices avec 846 000 m2 de demande placée, l’activité s’est montrée un peu plus timorée au cours de ces 3 derniers mois avec seulement 500 000 m2 d’entrepôts commercialisés via une vingtaine de transactions ». En revanche, les deux sociétés de conseils souligne une même évolution : «  »fait inhabituel, le marché a été stimulé par une augmentation inégalée des transactions effectuées en dehors de la dorsale, avec 767 000 m2 commercialisés » observe Arthur Loyd Logistique, tandis que JLL souligne que « les marchés dits « secondaires » se montrent tout aussi attractifs que les marchés principaux qui composent la dorsale. Ce trimestre, 1 transaction sur 3 a été réalisée en dehors de l’axe de la dorsale (…) Ainsi, considérant les volumes commercialisés, le rapport entre marchés secondaires et principaux est plus équilibré. Il penche, néanmoins, légèrement en faveur des marchés de la dorsale qui captent 51 % des volumes ». Jean-Marie Guillet, directeur logistique de JLL France, précise : « au regard de son démarrage dynamique et compte tenu de l’encours de transactions, 2019 devrait s’inscrire dans la continuité des performances observée ces derniers années »…

Côté investissement, « avec 960 millions d’euros investis au cours du 1er semestre, le marché de l’investissement en immobilier logistique a démarré timidement l’année 2019, en baisse de 20 % d’une année sur l’autre » met en avant Arthur Loyd Logistique, estimant que « ce ralentissement en trompe l’oeil traduit, tout d’abord, un manque d’offre ». Nicolas Chomette, directeur investissement, ajoutant que « surtout, ces volumes ne reflètent pas l’engouement que suscitent aujourd’hui les actifs logistiques auprès des investisseurs lors des phases d’appels d’offres ». Le conseil affirme que « la physionomie du marché devrait être tout autre dans les mois à venir », sachant que « plusieurs portefeuilles d’un montant supérieur à 250 millions d’euros sont, d’ores et déjà, en cours de commercialisation, sur des profils « core » et « core + », tandis qu’Argan vient d’officialiser l’acquisition du portefeuille Cargo, occupé par Carrefour, pour un montant proche de 900 millions d’euros ». Et la société de conclure : « le marché de l’investissement en immobilier logistique devrait franchir le cap historique des 3 milliards d’euros en 2019″…

Portrait

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