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Le choix Immoweek : 2050, l’horizon européen de la RICS et de la construction

ActualitésTerritoires

le 24 Juin 2019

La RICS, avec ses partenaires tels que l’EBC, Build Europe, Cembureau, EUPave, European Concrete et d’autres, présente, devant la Commission Européenne, l’initiative « Construction 2050, construire aujourd’hui l’Europe de demain ». Le but ? Rien de moins qu’un nouveau cadre politique pour le secteur de la construction à l’échelle du continent, poussant plus loin le programme actuel « Construction 2020 ». L’horizon 2050, c’est le « chiffre de la semaine ».

A l’heure où le secteur de la construction représente près de 10 % du PIB européen et 7 % de l’emploi de l’UE, où la qualité de vie et le bien-être sont au centre des préoccupations des citoyens européens, la RICS et ses partenaires souhaitent identifier les défis et les solutions auxquels est confrontée la construction, ainsi que les positions des parties prenantes.

En l'absence de cohérence transfrontalière, d'importantes entraves au développement de la construction numérique et durable existeront, notamment dans le domaine des services professionnels et de la collecte de données.

Sander Scheurwater, directeur RICS Corporate Affairs Europe

D’après la RICS, la réforme passe par la promotion et le respect des normes internationales de mesure de la construction (ICMS) afin de comparer les coûts de manière cohérente et transparente ; la pertinence d’initiatives telles que le journal de bord de l’immeuble, afin de fournir aux marchés les informations nécessaires et réduire les risques liés à l’investissement ; le renforcement de l’évaluation du cycle de vie ; le maintien des travaux sur l’outil Level(s), destiné à améliorer la durabilité des bâtiments, via une approche européenne commune en évaluation des performances environnementales.

La RICS appelle à faire reposer, si elle était adoptée, l’initiative « Construction 2050 » sur les principes d’une approche ciblée spécifique, une législation cohérente et équilibrée et un partenariat solide entre acteurs du secteur et institutions européennes.

Un dossier à suivre de près… En attendant, l’ensemble des propositions de « Construction 2050 » est à consulter en ligne et en anglais…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 20/11/2019

Le « maire de la commune France » à la reconquête des territoires

Il faisait froid hier, dans ce hall de la Porte de Versailles. Un froid dégagé par les quelque 11 000 inscrits au 102ème Congrès de maires de France, ceux qu’on nomme souvent « le bloc communal ».

A cet avis de fraîcheur s’était ajouté un lourd et long silence (plus de deux minutes) au moment de l’arrivée du Président de la République, Emmanuel Macron, venu, accompagné de plusieurs de ses ministres, retisser (recoudre a-t-on entendu dans les allées) les liens avec les élus. Il y a un an, ceux-ci, qui n’avaient pas apprécié la non venue du Chef de l’Etat au Congrès, le lui ont clairement signifié à nouveau.

Le ton était donné et le discours du président de l’Association des Maires de France ne fut, ensuite, pas de nature à réchauffer les rapports. François Baroin avait, en effet, fait le choix d’attaquer, point par point, quelques-uns des choix politiques et budgétaires du gouvernement. Premier sujet, celui qui avait valu à Emmanuel Macron, il y a deux ans, d’être copieusement sifflé : la suppression de la taxe d’habitation. « Cela ne passe pas très bien ; ça laisse un goût amer qui reste en travers de la gorge ; c’est une discussion délicate, elle est à peine engagée » a entamé François Baroin, avant d’ajouter : « comme tous les chefs de l’Etat, et vous n’êtes pas le premier, vous avez décidé de supprimer un impôt qui ne vous appartenait pas ». Le visage crispé du Chef de l’Etat qu’on aperçut alors prédisait la réplique. Elle fut cinglante et au tout début d’un discours qui aura duré un peu moins de deux heures : « sur la taxe d’habitation, si lors de votre prochaine campagne (pour les municipales, ndlr), beaucoup de vos électeurs vous en reprochent la baisse, faites-le moi savoir (…) » a-t-il lancé avec ironie, suggérant ensuite que les élus pourraient « empocher des félicitations ». Emmanuel Macron a ensuite fait le choix, non pas de répondre point par point aux propos du patron de l’AMF («si j’avais voulu répondre point par point, j’aurais été ministre ou Premier ministre. C’est d’ailleurs pour ça que je vous les envoie » a-t-il lancé), mais de parler valeurs et engagements pour « réinventer les territoires ». Pour rallier l’auditoire à sa cause, Emmanuel Macron a aussi joué la proximité et la complicité, se décrivant comme « maire de la commune France. Quand il y a un problème, on vient vous voir. Et quand ce n’est pas vous, c’est moi ». Des applaudissements polis ont conclu son propos, gage selon des chuchotements entendus à la sortie, qu’une « première pierre » dans la réconciliation a bien été posée…

Portrait

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