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Le choix Immoweek : le « Geste d’Or », pour l’amour du patrimoine

ActualitésTerritoires

le 28 Oct 2019

Une fois n’est pas coutume, chez « Immoweek », nous nous faisons l’écho d’une autre cérémonie, « Le Geste d’Or », dont les trophées ont été dévoilées à l’occasion du Salon International du Patrimoine Culturel, qui s’est tenu du 24 au 27 octobre au Carrousel du Louvre. « Le Geste d’Or » est une association réunissant maîtres d’ouvrage, maîtres d’oeuvre, entreprises, gestionnaires, chercheurs et usagers, qui récompense chaque année  les entreprises et les chantiers exemplaires en termes de traitement durable, de la gestion des hommes et d’une ingénierie financière équilibrée, qui savent préserver le patrimoine d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Voici donc le palmarès 2019…

Les « Gestes d’Or » visant surtout à récompenser les bonnes initiatives et les bons points, chaque catégorie (au nombre de seize) peut voir plusieurs nommés se distinguer, puisque les prix, comme dans les évènements sportifs, se répartissent en Or, Argent et Bronze.

Cependant, le « Geste d’Or 2019 », toutes catégories confondues, a été remis à la « Villa E-1027 », à Roquebrune-Cap-Martin (06), chef-d’oeuvre moderniste d’Eileen Gray, afin de récompenser sa réhabilitation.

Les autres « Gestes d’Or » sont, catégorie par catégorie :

Grands Prix Métiers :

  • L’Eglise Saint-Gildard de Longuesse (95) ;
  • Le château de Brotel (38) ;
  • L’entreprise Michel Imbery pour son travail pour la rénovation du 8, rue Domat (Paris 5ème).

Grands Prix Architecture, Innovation Sociale & Economique :

  • Glacière-Daviel (Paris 13ème).

Grands Prix Architecture, Urbanisme & Société :

  • Le Siège du Monde (Paris 13ème) ;
  • L’extension du Musée de Cluny (Paris 5ème) ;
  • Le Couvent des Cordeliers (Paris 6ème).

Grands Prix Patrimoine :

  • Le Pont Transbordeur de Martrou (17) ;
  • La Cité Radieuse de Marseille (13).

Grands Prix Réhabilitation, Restructuration :

  • Notre-Dame de la Salette (Paris 15ème) ;
  • Castel Florea, à Villefranche-sur-Mer (06).

Grands Prix Façade :

  • Le Quai de l’Hôtel-de-Ville (Paris 4ème).

Grands Prix Savoir-Faire :

  • L’entreprise Degaine, filiale de Vinci Construction France, pour ses travaux sur la Cour Lefuel (Paris 1er), l’Hôtel Amelot de Bisseuil (Paris 4ème) et l’Hôtel de la Marine (Paris 8ème).

Grands Prix Programmation :

  • Le Learning Center de Lille (59).

Grands Prix Construction :

  • La Salle Quai de la Moselle, à Calais (62).

Grands Prix Vidéo :

  • Le Studio Sherlock, agence audiovisuelle pour la valorisation du patrimoine.

Grands Prix Eco-Planète :

  • Vicat, pour le Démonstrateur ABC (Grenoble, 38) et Les Jardins de Lou (Lyon, 69) ;
  • Maison Edouard François pour leurs travaux d’architecture.

Grands Prix Paysage et Aménagements Urbains :

  • Le village de Saint-Cirq Lapopie (46).

Grands Prix Projet Amont :

  • La Tour Pleyel à Saint-Denis (93).

Grands Prix Maître d’ouvrage :

  • La ville d’Avignon (84), pour avoir réalisé 20 chantiers sur 10 ans, comme le Jardin du Palais des Papes, la Chapelle Saint-Martial ou l’écoquartier Joly Jean.

Grands Prix Maître d’Oeuvre :

  • L’agence d’architecture Brossy+Associés, pour le Palais de Justice de Poitiers (86).

Grands Prix Entreprise :

  • A Chaux et Sable pour ses travaux sur la Villa E-1027, évoquée plus haut ;
  • Toitsur pour ses travaux sur le Temple bouddhiste de Roubaix (59).

Après l’émotion qu’a suscitée l’incendie de Notre-Dame de Paris de cette année et alors que la mission de Stéphane Bern pour la sauvegarde du patrimoine rempile pour une troisième année consécutive, la rénovation et la préservation du patrimoine demeurent des causes en première ligne en France…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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