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Le choix Immoweek : le nouveau sarcophage de Tchernobyl, réalisé par Bouygues et Vinci

ActualitésTerritoires

le 28 Avr 2016

Pour ce Rendez-vous d’Immoweek consacré au « + », nous revenons avec quelques jours de retard sur un funeste anniversaire : le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, déclenchant l’une des pires catastrophes du XXème siècle. Depuis, la zone environnante reste inhabitée pour des décennies en raison de l’irradiation, et surtout, le sarcophage de béton élevé dans la hâte par les autorités soviétiques risque de s’effondrer. Pour pallier cela, Vinci et Bouygues se chargent de construire un nouveau dôme en acier inoxydable, qui doit achever de circonscrire le site du cataclysme pour au moins cent ans.

Le premier cercueil en béton du réacteur n°4 avait dû être bâti juste après la catastrophe sur des murs ayant résisté à l’explosion et des débris, mais n’était pas étanche et se fissurait au fur et à mesure des années ; une partie du toit s’était effondrée en 2013 sous le poids de la neige. L’Ukraine avait lancé un appel à projets en 1992, aboutissant à la signature en 2007 d’un contrat avec le groupement Novarka (contraction de « nouvelle arche » en russe et en ukrainien), formé à égalité par les Français Vinci et Bouygues.

2 500 employés (différents de ceux rattachés au démantèlement de la centrale) travaillent à l’édification de cet ouvrage (108 mètres de haut, portée de 257 mètres, 36 000 tonnes) en acier inoxydable, capable de résister à des témpératures allant de -43 °C à +45 °C, à des tornades de force 3 ou un séisme de magnitude 7. Grande comme l’Arche de La Défense, la structure pourrait abriter la statue de la Liberté ou Notre-Dame de Paris. Les employés travaillent par poste de quinze jours ; le niveau de radioactivité du site d’assemblage à 300 mètres du réacteur est relativement faible, mais ceux qui interviennent à proximité du réacteur ne restent que quatre heures par jour, visage caché.

L’enceinte, conçue pour durer cent ans, doit permettre le confinement des matières radioactives, puis donner le temps à l’Ukraine de démanteler le réacteur dans les meilleurs conditions, ce dernier renfermant toujours 190 tonnes d’uranium et de plutonium. Le chantier, qui doit être achevé en 2017, a pris deux ans de retard en raison de sa complexité. Son coût total estimé à 1,5 milliard d’euros a été financé par une quarantaine de pays, principalement de l’Union Européenne, dont 675 millions d’euros de la part de la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement. En novembre, l’arche devrait être poussée sur des rails jusqu’au-dessus de l’ancien sarcophage, puis devenir opérationnelle fin 2017 après une phase de tests.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 08/11/2019

Centres commerciaux : des ambitions d’ouvertures revues à la baisse…

On peut peut-être voir dans une des évolutions du créneau des centres commerciaux, une illustration de l’adaptation de l’offre à la demande.

Ainsi, dans une analyse particulièrement détaillée du créneau des commerces au 3ème trimestre et intitulée « le retail contre-attaque », Cushman & Wakefield met en avant le fait que « le printemps se prolonge sur le terrain des centres commerciaux, qui renouent avec une fréquentation en hausse depuis avril selon les chiffres du CNCC » ou encore que « cette croissance sur cinq mois consécutifs répond à un retour de la confiance chez les consommateurs, qui se manifeste principalement dans les centres d’attraction régionale et les centres de cœur de ville ».

Cependant, le conseil fait valoir que « pour autant, l’effet de cette conjoncture favorable ne s’est pas manifesté sur les prévisions d’ouvertures de centres commerciaux pour 2019. Prudence oblige, le taux de transformation après ajustement a légèrement diminué pour un rendu attendu en fin d’année d’à peine 50 % des surfaces annoncées au 1er janvier (80 % en 2018), confirmant ainsi des perspectives de développement du parc visiblement moins ambitieuses que pour les années précédentes ». Surtout, « avec 22 % estimés à fin 2019, la part des créations affiche un recul spectaculaire par rapport aux tendances passées (54 %, en moyenne, sur les cinq dernières années), au profit des extensions/transferts et dans une moindre mesure des restructurations de sites existants ». Néanmoins, Cushman & Wakefield souligne que « l’arrivée à maturité d’une partie du parc, dont certains centres âgés d’une quarantaine d’années, implique une nécessaire remise à niveau, notamment sur des sites consolidés mis en concurrence par l’arrivée de nouveaux concepts ». Et de préciser que « près de 65 000 m2 ont été inaugurés à fin septembre, dont 80 % d’extension ».

Un ralentissement dans la création de nouveaux centres (sans parler de l’arrêt du projet Europacity…) qui est certainement utile dans un créneau quelque peu boudé par les investisseurs ces derniers temps, même si ceux-ci sembleraient redécouvrir cette classe d’actifs. Peut-être à un bon moment lorsque l’offre diminue…

Portrait

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