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Le choix Immoweek : le prix Haussmann couronne le Paris antique

ActualitésTerritoires

le 19 Nov 2019

Pour ce « + de la semaine », nous revenons sur le Prix Haussmann 2019, organisé par la Fnaim du Grand Paris, qui récompense les livres consacrés à l’immobilier. Remis cette année par Geoffroy Didier, conseiller régional d’Ile-de-France et député européen, le Prix a été attribué à « L’Atlas du Paris antique », signé Didier Busson, archéologue de la Mairie de Paris. L’occasion de donner un coup de projecteur sur une littérature toujours fournie sur l’urbanisme…

« A l’heure où le Grand Paris sort de terre, il nous est apparu important de nous remémorer notre passé pour découvrir notre présent. Si nous ne pouvons évoquer Paris sans penser à Haussmann, c’est aussi parce que c’est lui qui a su révéler son histoire notamment antique, tels que les thermes de Cluny, les arènes de Lutèce en leur donnant une place privilégiée dans la ville » explique Michel Platero, président de la Fnaim du Grand Paris, pour justifier ce choix. En effet, Didier Busson invite dans son oeuvre à se pencher sur Lutèce, la cité antique qui a contribué à façonner l’urbanisme de la Ville actuelle et par là-même, celle du Grand Paris. Passé et présent se conjuguent ensemble pour permettre la Capitale de détenir son rayonnement international.

3 accessits ont été décernés :
« Visages, façons et coutumes du Paris populaire », de Claude Dubois : une histoire du Paris populaire et du titi parisien terminée selon l’auteur « après le massacre des Halles dans les années 1970 » et la naissance d’ un nouveau Paris et une autre histoire… « loin de Pantruche, loin de Paname ».
« Seize promenades historiques dans Paris », de Maurice Garden et Jean-Luc Pinol : les auteurs nous invitent à découvrir en détail 16 quartiers de la Capitale, des Champs Elysées à la rue Vieille du Temple en passant par la Butte aux Cailles, la rue Saint Dominique,
« Architectures brutalistes – Paris et ses environs », de Simon Texier et Samuel Picas. Apparu dans les années 1950, le brutalisme s’inspire notamment des réalisations de Le Corbusier et aime l’utilisation du béton « brut de décoffrage », sans ornements ni fioritures. D’autres matériaux, comme le métal, la pierre ou le verre, ont ensuite été intégrés à des constructions se réclamant du même mouvement. Les auteurs invitent donc à une ballade parisienne dans cette architecture brutaliste.

Le jury du Prix Haussmann 2019 se composait du président de la Fnaim du Grand Paris, du président adjoint de la Fnaim du Grand Paris, du président de la Région Fnaim Ile-de-France, du président du Ceser Ile-de-France, du préfet de la Région Ile-de-France, du Conseil Régional d’Ile-de-France et de la Maire de Paris.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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