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Le choix Immoweek : l’urbanisme temporaire fait sa rentrée à Paris

ActualitésTerritoires

le 26 Août 2019

La rentrée commence fort pour la Ville de Paris, en particulier pour Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire en charge de l’Urbanisme, de l’Architecture, des Projets du Grand Paris, du Développement Economique et de l’Attractivité : aux Grands Voisins (Paris 14ème), lieu représentatif s’il en est de l’urbanisme temporaire, l’élu a signé (ce lundi 26 août en début d’après-midi) avec près d’une vingtaine de partenaires, une Charte en faveur du développement de l’occupation temporaire. C’est notre « + de la semaine »…

Le but de cette démarche est « d’expérimenter de nouveaux usages, d’ouvrir la ville à des acteurs alternatifs et soutenir des activités d’intérêt général », l’occupation temporaire de l’espace urbain étant constitutive de la politique d’innovation sociale de la mairie de Paris, comme le montre le site des « Grands Voisins », devenu particulièrement emblématique de cette nouvelle manière d’envisager la transformation de la ville.

Les signataires de la charte s’engagent à respecter les huit principes suivants :

  1. Engager une démarche d’identification des sites disponibles dans l’objectif de publier les données relatives aux espaces vacants relevant du patrimoine des signataires et mettre en place un calendrier de mise à disposition du foncier ou de l’immobilier intercalaire.
  2. Adapter la redevance d’occupation à la capacité de financement des acteurs et à leurs activités. Les besoins d’investissements initiaux, rapportés à la durée d’occupation prévue, doivent être pris en compte dans le calcul de cette redevance.
  3. Mobiliser l’ensemble des autorités publiques (dont la Ville de Paris, les services préfectoraux) afin d’assurer un examen rapide des demandes d’autorisation (E.R.P, terrasses, le cas échéant) et permettre le partage d’outils et d’expériences.
  4. Diversifier au maximum les activités au sein d’un site et assurer la mixité d’usages et d’acteurs au sein des projets, notamment à l’égard des organismes sans but lucratif et de l’économie sociale et solidaire, et permettre un accès à tous, le plus librement possible. Dans cette perspective, donner la priorité à l’hébergement d’urgence et l’Insertion par l’Activité Economique lorsque le bâti et la temporalité du projet temporaire le permettent.
  5. Inspirer et s’inspirer de l’ensemble des bonnes pratiques en termes de respect de l’environnement (tri, recyclage, compost, zéro déchet, réemploi) et de gouvernance inclusive et partagée (dispositifs participatifs impliquant gestionnaires et acteurs).
  6. Assurer la mise en place des critères de sélection transparents et des jurys où seront représentés les acteurs locaux. Hormis pour les projets d’hébergement d’urgence qui doivent pouvoir se mettre en place rapidement dès lors que l’espace le permet, de tels critères permettent de stabiliser et sécuriser les procédures d’attribution, en particulier pour les opérateurs de l’occupation temporaire.
  7. Evaluer les impacts de ces occupations et diffuser les enseignements de ces occupations auprès des acteurs de la programmation urbaine ou immobilière pérenne, afin d’intégrer l’occupation temporaire comme nouveau mode de préfiguration et de fabrique urbaine.
  8. Accompagner et coordonner les actions respectives des signataires grâce à la tenue d’une instance collégiale de suivi. L’identification d’un.e référent.e par signataire permettra à ce comité d’élaborer une stratégie globale en termes d’occupation temporaire à l’échelle métropolitaine, et de partager des retours d’expérience et appuis méthodologiques et de développer des outils adaptés. Ce comité intégrera progressivement l’ensemble des partenaires qui manifesteront leur intérêt pour signer cette charte.

D’après la Ville de Paris, l’urbanisme temporaire doit apporter des réponses à de nouveaux défis, à savoir « l’hébergement d’urgence, l’accueil de nouvelles pratiques artistiques, écologiques et sociales, l’évènement festif et l’entreprenariat ». Immoweek vous tiendra au courant des résultats de cette nouvelle charte qui devrait constituer une pierre d’angle…

Voici la liste des 19 signataires :

  • Ville de Paris
  • Elogie Siemp
  • Icade Promotion
  • Novaxia
  • Paris Commerces
  • Paris Habitat
  • RATP Group
  • SemaEst
  • Soreqa
  • Quartus
  • La Banque des Territoires
  • Colliers
  • Gecina
  • Kaufman & Broad
  • Paris & Métropôle Aménagement
  • Pariseine
  • RIVP
  • Sogaris
  • SNCF Immo.

Mais pour en savoir davantage, plus largement, sur l’urbanisme transitoire, temporaire, éphémère une (re) lecture de notre dossier complet s’impose. Vous y trouverez un état des lieux de la démarche et le point de vue des acteurs engagés dans ce mouvement ainsi qu’une interview de l’un des cofondateurs de la coopérative d’intérêt collectif Plateau Urbain, Jean-Baptiste Roussat. Celui-ci revient sur le projet des Grands Voisins, qui,  par son ampleur à sa structures de changer complètement de dimension ; c’est d’ailleurs à ce moment que Plateau Urbain était passé du statut d’association à une coopérative d’intérêt collectif.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/09/2022

La révolution verte est en route !

La révolution verte dans l’immobilier est en marche et rien ne l’arrêtera : en paraphrasant une citation historique, on ne veut pas simplement rappeler une formule célèbre, mais bien souligner l’irréversibilité et la diversité des projets en cours.

Notre magazine, spécialement édité à l’occasion du Sibca 2022, le salon immobilier bas carbone, dont nous sommes heureux d’être partenaires, a dû en effet faire des choix, souvent difficiles, entre les initiatives, programmes, nouvelles techniques qui fourmillent dans le monde immobilier hexagonal, tant elles sont nombreuses et originales : dans le bureau, les commerces et l’habitation, les expressions matériaux bio et géosourcés sont maintenant des expressions courantes ; le bois, le chanvre, la terre crue sont couramment utilisés.

Que de chemin parcouru en quelques années ! On se permettra un souvenir récent : la venue, à l’initiative d’Immoweek, de plusieurs (très) grands professionnels de l’immobilier à un Forum bois à Nancy.
La salle était pratiquement vide montrant le gouffre existant alors encore entre les « hommes de la pierre » (qu’on ne voyait alors, là-bas, que comme ceux du béton…) et les autres acteurs, singulièrement ceux du bois et des forêts. Ce temps est aujourd’hui révolu et on s’en réjouit.

Toutes les initiatives présentées dans ce magazine seront suivies de beaucoup d’autres et, plus que jamais, nous leur donnerons la place qu’elles méritent. Toute la chaîne immobilière est aujourd’hui mobilisée ; comme le grand élan de construction des années 1960, dans d’autres circonstances bien sûr et avec d’autres objectifs (même s’il ne faut pas négliger celui de la production), il est possible aujourd’hui de construire mieux. Plus durable, plus respectueux de l’environnement, tourné vers le recyclage et soucieux de l’occupation des sols, l’immobilier hexagonal opère une mue sans précédent. En parler et la promouvoir sera notre objectif numéro un dans les années à venir. Comme saluer les efforts de tous les acteurs et de toutes les actrices du secteur.

Portrait

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