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Le choix Immoweek : Tony Estanguet (Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques) – « Des JO 2024… en or ! »

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le 15 Avr 2019

Paris 2024, Trombinoscope du personnel, Photo : Philippe Millereau / KMSP

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons Tony Estanguet, président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympique, lauréat de la « Pierre d’Or 2019 du Jury ».

Quand on connaît la devise des « Pierres d’Or », « Excellence et Réussite », on ne peut s’étonner du choix du jury, présidé par Marc-Antoine Jamet. C’est un (très !) grand champion, un homme vraiment hors du commun qui a été plébiscité : Tony Estanguet, président du comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024, s’est imposé à tous. Un grand coup de chapeau des meilleurs professionnels de l’immobilier à un sportif d’exception, dont la carrière en compétition est un exemple et le parcours professionnel un modèle.

Pour les rares qui n’auraient pas suivi les étapes de notre « Pierre d’Or », quelques rappels d’une histoire peu commune… Né dans une famille de kayakistes palois (notamment son frère Patrice, médaillé de bronze à Atlanta en 1996 et son père qui fut trois fois vice-champion de France), Tony Estanguet se qualifie pour ses premiers championnats du monde en 1997, au Brésil, sans obtenir de résultats probants. Mais, patience… Trois ans plus tard, il passe devant son aîné Patrice, éliminé, et décroche sa première sélection aux Jeux Olympiques de Sydney. Bonne pioche ! Le voici médaillé d’or. Mais en 2002, il chute en demi-finale aux championnats du monde en France, à Bourg-Saint-Maurice. Pourtant, un (très !) grand champion comme lui apprend au moins autant de ses défaites que de ses réussites. Deux ans plus tard, à Athènes, il remporte… de 12 centièmes de seconde la médaille d’or face à son grand rival Michal Martikán… En 2006, le voici couronné du titre de champion du monde (qui manquait à son palmarès, pourtant déjà très complet), toujours devant le « deuxième » Martikán… qui se rattrapera l’année suivante en terminant premier, juste devant Estanguet. Nouveau rebondissement d’une si belle carrière : il est, en 2008, le porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin…, mais est éliminé en demi-finale, terminant à la mauvaise neuvième place au classement final. « Faire face » pourrait être, à l’instar de Guynemer, la devise de notre champion qui ne veut pas en rester là : il reprend rapidement son titre de champion du monde à son rival et, consécration suprême, décroche à Londres, en 2012, un troisième titre olympique, devenant ainsi le premier Français triple champion olympique en individuel et dans la même discipline ! A la fin de cette même année, sur un tel (incroyable !) bilan, notre « Pierre d’Or » se décide à prendre sa « retraite » sportive.

Cependant, nous n’avons parlé que de sport et notre homme sait bien que la « carrière » de champion est, par définition, aussi courte qu’intense. Il a toujours pensé « à l’avenir ». En 2004-2005, il avait obtenu un Master Sport, Management et Stratégies d’Entreprise de l’Essec, rédigeant dans ce cadre un mémoire sur « le développement des sports de nature en milieu urbain ». Une source d’inspiration pour les JO ? Il n’oublie pas non plus les médias, indispensables à un tel parcours et devient un des chroniqueurs, chaque samedi matin, dans les Grandes gueules du sport sur RMC…

En août 2012, le voici élu par ses pairs à la très prestigieuse commission des athlètes du CIO (Comité International Olympique) où il rejoint deux autres stars du sport hexagonal, Jean- Claude Killy et Guy Drut. A ce niveau, et au sein du Comité français, il est un des initiateurs du projet « Paris JO 2024 » : il propose, ainsi, une étude d’opportunité sur une candidature de Paris aux Jeux Olympiques d’été de 2024, qui permet la création d’une association dédiée à la candidature de la Capitale. Tony Estanguet en prend la co-présidence avec Bernard Lapasset. Le voici désormais sur tous les fronts. Lors de la COP 21, il prononce un discours remarqué sur l’ambition du projet Paris 2024 pour mener des Jeux « propres et responsables ». Et c’est le choix, lors de la 131ème session du Comité International Olympique, à Lima : après une rude confrontation, et de nouveau un très beau plaidoyer de Tony Estanguet (il y évoque, non sans émotion, ses rapports avec son frère qui eut une médaille de bronze… puis fut éliminé au profit de notre champion…), Paris est retenue pour organiser les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été 2024. Dans la foulée, notre « Pierre d’Or » en prend la présidence du Comité d’organisation. Chapeau l’artiste…

Depuis, notre star n’a pas chômé, et c’est une litote. Présent sur tous les fonts, il défend avec brio les projets, les initiatives. Parmi celles-ci, la création du label « Terres de jeux 2024 ».

Répondant aux questions du « Parisien », il affirme vouloir « que ces Jeux soient ceux de tous les Français et dépasse[nt] le cadre strict de l’événement sportif ». Le label est « créé afin d’encourager les territoires à s’engager. On a besoin d’eux pour toucher les Français. Il y a de la place pour toutes les collectivités, ce n’est pas une question de taille ou de moyen, mais d’envie. L’enjeu est de développer un héritage fort, de décliner des programmes autour du sport comme enjeu de santé, d’inclusion, d’éducation. Il y aura des cases incontournables — comme la participation à la semaine olympique et à la journée olympique — à cocher. Il y aura aussi des possibilités d’engagement autour de l’olympiade culturelle, de la célébration. Un territoire peut être « Terre de jeux 2024″ en organisant une fan zone, en participant au relais de la flamme ou au programme des bénévoles. Il peut aussi proposer des animations qui n’existaient pas auparavant, en lien avec les JO ». En instaurant ainsi un lien fort avec les collectivités, le président du comité d’organisation se lance aussi dans la bataille médiatique et dans l’envie de faire partager par le plus grand nombre de nos concitoyens la joie de cet événement exceptionnel, enjeu pour les territoires concernés et bien au-delà !

Celui que Philippe Bana, le président de l’association des directeurs techniques nationaux, appelle « le grand idéal » (on approuve !) trouve encore, malgré un agenda (vraiment !) surchargé, le temps de retrouver sa famille. À « Paris Match », le père de Léandre, 5 ans, Gabin, 7 ans et Titouan,11 ans, raconte ses bonheurs partagés dans « sa » ville de Pau : « j’essaie de préserver ces moments. C’est ici que j’ai grandi, que je me ressource, que ma femme et moi avons choisi d’élever nos enfants. J’essaie de passer huit jours à la maison toutes les six semaines, au moment des vacances scolaires. Quand je repars, je suis gonflé à bloc ». Une manière de réaliser avec brio encore le si difficile équilibre entre vie professionnelle exaltante, responsabilités au niveau mondial, contacts avec les médias… et vie de famille. Le jury, fidèle à la devise « Excellence et Réussite », ne s’est décidément pas trompé…

Pascal Bonnefille

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 26/07/2019

Au beau fixe !

Tout comme le climat, les cycles de l’immobilier d’entreprise semblent quelque peu chamboulés. Mais dans le bon sens s’agissant de ce secteur.

Si les professionnels s’interrogeaient, il y a encore peu, pour savoir si le cycle actuel n’avait pas atteint son point haut, nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui considèrent que le cycle haussier actuel devrait se poursuivre encore un certain temps. Il est vrai que l’évolution des taux d’intérêt joue un rôle majeur dans cette situation.

Ainsi, côté locatif, la demande semble toujours aussi dynamique, même si l’activité du créneau des grandes transactions a légèrement marqué le pas au 1er semestre, après deux années exceptionnelles il est vrai. Rien là, donc, d’inquiétant comme le soulignait récemment dans nos colonnes Grégoire de La Ferté, executive director bureaux Ile-de-France de CBRE, affirmant : « au regard de la demande enregistrée chez CBRE et de l’activité de l’ensemble des équipes, nous anticipons un marché comparable au second semestre 2019, conduisant à un volume global de transactions entre 2,4 et 2,5 millions de mètres carrés ». C’est surtout l’offre qui freine l’activité, en particulier dans Paris. L’offre neuve, la préférée par les utilisateurs, reste maîtrisée, voire contrainte. Du coup, les valeurs locatives sont, dans leur ensemble, clairement orientées à la hausse.

Quant à l’investissement, même avec des taux de rendement au plancher, une nouvelle baisse peut être encore envisagée comme le souligne Nils Vinck, directeur général et directeur du département capital markets de Cushman & Wakefield, dans sa dernière chronique. L’économie française tire bien son épingle du jeu par rapport à ses voisins européens. Le chômage est même en baisse et dans un contexte boursier parfois chahuté, le placement immobilier s’avère toujours aussi séduisant.

Au final, que de bonnes nouvelles avant une trêve estivale que la rédaction d’« Immoweek » souhaite la plus belle à l’ensemble des professionnels du secteur !

Portrait

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