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Edito

par Arthur de Boutiny

le 26/03/2019

Ce que veulent les Français (pour leur logement)

Comment les Français voient-ils leur logement et quel serait l’habitat de leur rêve ? C’est ce qu’a voulu savoir l’ObSoCo, soutenue par Nexity, Somfy et CDC Habitat, en interrogeant un...
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Édito
par Arthur de Boutiny

le 26/03/2019

Ce que veulent les Français (pour leur logement)

Comment les Français voient-ils leur logement et quel serait l’habitat de leur rêve ? C’est ce qu’a voulu savoir l’ObSoCo, soutenue par Nexity, Somfy et CDC Habitat, en interrogeant un panel de 3 962 personnes représentatives de la population française pour sortir l’Observatoire de l’habitat qui fait le point sur une conception de l’habitat en pleine évolution et sa perception.

C’est avec surprise que les chiffres révèlent que les Français s’avèrent particulièrement sensibles à la question énergétique de leur logement : 54 % d’entre eux ne sont pas satisfaits par la performance énergétique et 31 % considèrent que leur habitat est impacté par celle-ci ou une mauvaise isolation thermique. Cependant, seulement 3 % d’entre eux mettent en premier critère un habitat autosuffisant ou « vert ». 73 % des sondés déclarent souhaiter devenir autonomes en matière énergétique, 66 % sont prêts à installer des panneaux solaires sur le toit, 65 % veulent atteindre l’autonomie alimentaire (dont 82 % en produisant eux-mêmes une partie de leur alimentation à domicile, 60 % en ayant recours aux jardins partagés). 90 % des sondés, pour répondre au défi environnemental, sont aussi prêts à réduire leur consommation énergétique, 87 % à recourir à l’énergie renouvelable, 85 % à choisir des matériaux naturels, durables ou recyclables, 84 % à investir dans l’isolation de leur logement, 53 % à mutualiser leurs ressources avec leurs voisins et 29 % à être en habitat collectif plutôt qu’en maison individuelle. La maison individuelle, ce rêve très français ! Pour y parvenir, certains d’entre nous sont prêts à quitter les métropoles. Les choix de vie alternatifs intéressent ainsi le panel qui a été sondé : si 35 % ne s’y retrouvent pas, 60 %  aspirent cependant à aller vivre ailleurs. Cette part grimpe à 72 % chez les habitants de l’agglomération parisienne (contre 50 % seulement des personnes vivant dans des communes rurales). Si 32 % des Français qui aimeraient aller vivre ailleurs le feraient pour changer de logement, en lien avec une insatisfaction importante à l’égard de leur habitation, quasiment la moitié souhaite déménager dans le but de trouver un cadre de vie alternatif (climat, nature, rythme de vie, ville, insécurité). Pour ce qui est du cadre de vie, 82 % sont tentés par le village, 70 % par l’habitat pavillonnaire, 45 % par l’habitat isolé, 40 % par la ville nature/l’écoquartier, 24 % pour la ville futuriste et 20 % par la ville dense. 71 et 70 % des Français sont intéressés par la proximité des services de santé et des commerces vis-à-vis de leur logement. Et si la campagne est vécue comme séduisante, les modes d’habitat type participatif n’ont pas la cote :  35 % des Français ne se projettent pas dans des formes d’habiter alternatives, 16 % de Français rejettent tous les modes d’habiter alternatifs, 18 % aspirent à l’habitat autosuffisant, 18 % optent pour l’habitat collaboratif et 13 % se projettent dans l’habitat innovant. Au final, si 84 % se disent prêt à mutualiser/échanger au moins un type de service avec les voisins, seuls un tiers souhaiteraient pouvoir disposer d’équipements/services mutualisés dans le cadre de leur habitat. 42 % souhaiteraient pouvoir reconfigurer la taille des pièces de leur logement, mais 10 % sont intéressés par le co-living, qui séduit davantage les jeunes et les habitants des zones denses. Bref, les paradoxes se retrouvent toujours et les mentalités changent très doucement, mais sûrement…

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