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Philippe Pelletier

Professionnel

Fiche éditée le 17/03/2016 à 12h18

Domaxis

44 rue Saint-Charles, 75726 Paris Cedex 15
France
Tél : 0811 653 053
Mobile : 06 48 16 95 39

La fiche de Philippe Pelletier

Fonction

Président

Formation

– Lauréat de la Faculté de Droit de Paris
– Diplôme d’études Supérieures de Droit Privé et de Sciences Criminelles
– Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat

Parcours professionnel

– 1974-1979 : Université libanaise de Beyrouth – professeur
– 1975-1979 : Université Paris II – assistant
– 1979-1983 : Cridon de Paris – directeur
– Depuis 1983 : Barreau de Paris – avocat

Autres activités

– 1989-1994 : président de l’UNPI
– 1998-2008 : président de l’Anah
– 1998-2016 : Université Paris II (master II de Droit Immobilier) – chargé d’enseignement
– 2008-2013 : membre du Haut Comité pour le Logement des Personnes Défavorisées
– 2009-2012 : président du comité stratégique du Plan Bâtiment Grenelle
– depuis 2012 : président du Plan Bâtiment Durable
– depuis 2016 : président (fellow) de la RICS
– membre associé de l’IFEI

Distinctions, Titres Honorifiques

– Pierre d’Or : Green & Innovations 2010

– Officier de la Légion d’Honneur
– Officier de l’Ordre National du Mérite

Commentaire

Président du Plan Bâtiment Durable, de Domaxis, de Rics France, du Jury des « Pierres d’Or » : décidément, ce grand avocat intervient (avec talent) là où ça compte.

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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