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Qui sommes nous ? Les Pierres d'Or

L'objectif

des Pierres d'Or

Récompenser par catégorie d’activité, un d’entre-eux par l’intermédiaire du vote des seuls professionnels (à l’exemple des « Cesars » du cinéma). Une initiative pour laquelle la presse professionnelle est plus que légitime et qui s’est imposée comme un événement clé pour tous les acteurs du marché.

les Pierres d'Or Comment ça marche

La procédure de sélection des nominés est réalisée par le jury, composé par les membres du Cercle Pierres d’Or Immoweek (qui comprend par les seuls professionnels ayant obtenu une Pierre d’Or ou ayant été nommés au moins deux fois aux Pierres d’Or Immoweek), accompagné par le comité de rédaction d’Immoweek (comprenant les journalistes de la rédaction) ?

Le jury sélectionne pour chaque catégorie (investisseurs/ promoteurs/ conseils/ asset, property, facility managers/ utilisateurs/ managers/ programmes / développement durable/ professionnel de l’année) cinq noms de personnalités.

Le jury désigne également, par un vote direct de ses membres la Pierre d’Or « prix spécial du jury ». Les nominations sont ensuite soumises au vote des professionnels. Les abonnés d’Immoweek sont les premiers à recevoir leur bulletin, puis deux autres scrutins sont organisés : un bulletin de vote nominatif est proposé à tous les participants au Simi, début décembre et chacun peut également, nominativement, voter sur le site immoweek.fr

Il est procédé ensuite au dépouillement : la Pierre d’Or est attribuée au professionnel ayant obtenu le plus grand nombre de voix.

Les Pierres d’Or : Une manifestation unique

Les récompenses sont remises lors d’une cérémonie qui constitue l’événement numéro 1 de l’année immobilière ? Les ministres Eric Woerth et Benoist Apparu, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, l’ancien ministre d’Etat Jean-Louis Borloo ont accepté de présider les cérémonies depuis 2009 et 2010, montrant ainsi l’intérêt au plus haut niveau pour cette manifestation unique. C’est désormais une grande soirée de gala, dans un des salons les plus prestigieux de la capitale, le salon « Opéra » du « Grand Hotel », classé Monument historique. Le rendez-vous de l’excellence et de la réussite…

Le jury

des Pierres d'Or

  • Olivier AMBROSIALI

    BNP Paribas Real Estate

  • Christine AUGÉ

    Amundi Immobilier

  • Pascal AUJOUX

    PRD

  • Emmanuelle BABOULIN

    Icade

  • Stephan von BARCZY

    JLL

  • Thierry BEHIELS

    Codic

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  • Olivier AMBROSIALI

    BNP Paribas Real Estate

  • Christine AUGÉ

    Amundi Immobilier

  • Pascal AUJOUX

    PRD

  • Emmanuelle BABOULIN

    Icade

  • Stephan von BARCZY

    JLL

  • Thierry BEHIELS

    Codic

  • Eric BERAY

    BNP Paribas Real Estate

  • Frédéric BÔL

    BNP Paribas Real Estate

  • François BRISSET

    Catella

  • Méka BRUNEL

    Gecina

  • Alain BRUNSCHWEILER

    Alba

  • Stéphane BUREAU

    Humakey

  • Claude CAGOL

    Sefri Cime

  • Laurent CASTELLANI

    Groupe Optim

  • Isabelle CLERC

    AG2R La Mondiale

  • Jean-Claude CONDAMIN

    Sogelym Dixence

  • Eric COSTA

    Citynove

  • Philippe COUTURIER

    SCAPRIM

  • Loïc CUVELIER

    BNP Paribas Real Estate

  • Ludovic DELAISSE

    Cushman & Wakefield

  • Antoine DERVILLE

    Cushman & Wakefield

  • Eric DONNET

    Groupama Immobilier

  • Sigrid DUHAMEL

    BNP Paribas Real Estate

  • Laurent DUMAS

    Emerige

  • Jacques EHRMANN

    Carmila

  • Laurence ESCLEINE-DUMAS

    Solutimo

  • Olivier ESTÈVE

    Foncière des Régions

  • Laurent FLECHET

    Primonial Reim

  • Philip B. GAILLARD

    HRO France

  • Olivier GERARD

  • Serge GRZYBOWSKI

    Aéroports de Paris

  • Stéphane GUYOT-SIONNEST

    Catella France

  • Karim HABRA

    La Salle Investment

  • Marc-Antoine JAMET

    LVMH

  • Philippe JOURNO

    Compagnie de Phalsbourg

  • Christophe KULLMANN

    Foncière des Régions

  • Thierry LAROUE-PONT

    BNP Paribas Real Estate

  • Frédéric LEMOS

    LFPI Reim

  • Philippe LEMOINE

    Société de la Tour Eiffel

  • Xavier LEPINE

    La Française

  • Hervé MANET

    Héraclès Investissement

  • Sebastien MARTYN

    Strategies and Corp

  • Eric MAZOYER

    Bouygues Immobilier

  • Bernard MICHEL

    Gecina

  • Dominique OZANNE

    Foncière des Régions

  • Philippe PELLETIER

    LPA CGR

  • Philippe PERELLO

    Knight Frank

  • Grégoire PEUREUX

    Ivanhoé Cambridge Europe

  • Stanislas POTTIER

    Crédit Agricole

  • Marie-Eve RAUX

    Ivanhoé Cambridge Europe

  • Angélique de ROUGÉ

    Strategies and Corp

  • Olivier de la ROUSSIÈRE

    Vinci Immobilier

  • Charles RUGGIERI

    Batipart

  • Eric SASSON

    Redtree Capital

  • Eric SIESSE

    BNP Paribas Real Estate

  • Emmanuel SCHREDER

    Catella

  • Jean-Claude TANGUY

    BNP Paribas Real Estate

  • Alain TARAVELLA

    Altarea Cogedim

  • François TRAUSCH

    Allianz Real Estate

  • Jean del VALLE

    CBRE

  • Nicolas VERDILLON

    CBRE

  • Jean-Paul VIGUIER

    Jean-Paul Viguier & Associés

  • Kristelle WAUTERS

    Aviva Investors

  • Olivier WIGNIOLLE

    Icade

Édito
par Arthur de Boutiny

le 13/11/2018

Trois ans déjà…

Les attentats du 13 novembre 2015 ont déjà trois ans et toute la France se souvient. La rédaction d’Immoweek se souvient également et vous vous souvenez sans doute aussi. Des études ont prouvé que dix ans après l’assassinat de Kennedy ou les attentats du 11 septembre, n’importe qui se rappelait parfaitement de ce qu’il faisait au moment de l’évènement historique. Les émotions, le souvenir personnel se couplent aisément avec la commémoration et c’est l’occasion de n’oublier ni les victimes, ni l’horreur, ni l’espoir.

Il est rare d’employer le « je » en journalisme, mais c’est un éditorial, donc le reflet d’une opinion personnelle et, vis-à-vis d’une tragédie aussi récente que les attentats du 13 novembre, nous avons tous un rapport personnel vis-à-vis d’un sujet national et historique. Je parlerai donc de ma propre expérience, pour ce qu’elle vaut.

A cette époque, l’auteur de ces lignes était pigiste et habitait dans le 11ème, dans une rue connue pour sa vie nocturne et ses bars, qui auraient parfaitement pu être visés en cette nuit terrible. J’avais une soirée d’anniversaire à 200 mètres du Bataclan, je serais certainement passé devant en m’y rendant : un peu déprimé, j’ai finalement préféré rester chez moi, pour regarder une série sur Netflix. Les tweets, les alertes sur téléphone, les textos et appels inquiets de mes amis ont commencé à s’amonceler ; j’ai notamment pensé au Petit Cambodge, où j’avais déjeuné trois jours avant avec un ami. Je n’étais pas à Paris lors de l’attentat contre « Charlie Hebdo », je l’ai appris en toute fin de journée, en revenant à mon hôtel à Rome : les évènements, aussi froids que peuvent l’être des dépêches AFP, se sont imposés à moi. J’ai appelé mes amis que je savais dans le quartier, mes confrères journalistes que je savais dans leur rédaction ou sur le terrain : le sentiment était la stupeur et l’effroi.

Une amie se promenait alors dans le quartier et elle est venue se réfugier chez moi, accompagnée de son père et de sa demi-soeur qui étaient venus à Paris la visiter. Plus tard, j’ai vu un groupe de quatre jeunes qui s’étaient blottis dans ma cour, éjectés d’un restaurant qui avait baissé le rideau : je les ai aussi fait monter. Enfin, j’ai reçu un appel d’une amie, qui me demandait de donner refuge à un proche qui était parvenu à s’évader du Bataclan. Aux premiers rangs du concert des Eagles of Death Metal, il était parvenu, dès les premiers coups de feu, à sauter par-dessus la barrière pour s’enfuir par les coulisses. Il est arrivé chez moi : ce grand gaillard avait un t-shirt couvert de sang (Dieu merci, pas le sien), je lui ai passé une chemise. Il avait vu une chose que personne ne devrait jamais voir de sa vie. En dépit de l’horreur qui était survenue dans mon petit salon, ce petit groupe humain apporta un peu de chaleur, un peu de réconfort pendant une nuit aussi terrible. Tout le monde s’en alla vers 3 ou 4 heures du matin, comme chacun le pouvait.

Les souvenirs des jours suivants sont presque brumeux, enveloppés dans la gangue de la tristesse et du choc. Je ne suis pas un héros : je suis juste, comme plus de 65 millions de mes compatriotes, quelqu’un qui pensait que jamais le lot quotidien des populations de Syrie et d’Iraq ne surviendrait dans des bars que j’aurais pu fréquenter, frapper des gens que j’aurais pu connaître. Pour ma part, frappé par mon impuissance face à l’Histoire, je me suis contenté, à mon propre niveau, d’aider des inconnus. N’importe qui aurait fait pareil, d’autres ont fait mille fois plus. C’est tout.

Cet hommage national intervient deux jours après la commémoration de la Première Guerre Mondiale, et il le sera à jamais. Vieux de cent ans maintenant, le souvenir de l’horreur absolue que fut la guerre des tranchées, encore plus longue, davantage indescriptible, est pourtant toujours aussi vivace dans les consciences. Et tant mieux. Dans la Bible, l’injonction « souviens-toi ! » se répète plus de 200 fois ; le souvenir est un devoir humain. Cela n’est jamais aussi vrai le 13 novembre : souvenons-nous de ces vies fauchées par l’ignorance, le fanatisme et la haine. Rendons-leur hommage, à n’importe quel niveau, que ce soit aux côtés de la Nation, dans notre rue, dans notre intimité ou dans le secret de notre cerveau. Et surtout, pour paraphraser Antoine Leiris, ne les laissons pas avoir notre haine.

Souvenez-vous.

Portrait

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