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64 % des plans d’investissement à l’acquisition maintenus, selon Nexity Conseil et Transaction

ActualitésFinance & Bourse

le 29 Avr 2020

Nexity Conseil et Transactions a cherché, par une série de sondages, à interroger les acteurs de l’immobilier tertiaire sur leur ressenti face à la crise sanitaire : les résultats de son sondage auprès des investisseurs ont été publiés.

64 % des investisseurs maintiennent leur plan d’investissement à l’acquisition, 67,2 % à l’arbitrage ; de fait, les transactions, sous promesse, sont en large majorité maintenues. Les « deals » en « due diligence » ou en cours de négociation sont principalement décalés, tandis que l’annulation n’atteint que 12 % en moyenne, pour les affaires peu avancées.

Les demandes des locataires sont, pour l’hôtellerie ou les commerces non-alimentaires bien entendu, des suspensions de loyers ou de charges, tandis que les utilisateurs de bureaux, d’entrepôts et de locaux d’activités ont demandé à échelonner ou reporter leurs coûts immobiliers après la période d’activité partielle.

Sur la reprise du marché immobilier tertiaire, les répondants donnent une note de 4,97 sur 10 (10 correspondant à très rapide, 1 à très lente), tandis que leur activité d’investissement est notée 5,5/10.

Pour les commerces, 80 % des répondants attendent des loyers et des valeurs vénales en baisse ; les bureaux sont partagés entre des perspectives de stabilisation et de baisse ; pour les volumes d’investissement, les sondés craignent un grand nombre de décalages à 2021 et plusieurs annulations, entraînant une baisse des volumes. Cependant, deux tiers des sondés voient peu de changement pour les entrepôts et locaux d’activités, 41 % pensent que la crise sanitaire n’aura pas d’impact sur les prix du foncier, mais 51 % voient arriver une baisse. Enfin, le rythme des démarches administratives pèsera sur les délais de transformation des opérations.

Les investisseurs interrogés voient la plupart des taux de rendement augmenter, surtout pour les actifs commerciaux et les bureaux secondaires. Toutefois, les entrepôts et locaux d’activités semblent sortir leur épingle du jeu, ainsi que les bureaux « prime », les actifs les plus liquides.

Le panel était composé à 34,8 % d’asset managers et de responsables de fonds d’investissement, à 25,8 % d’investisseurs privés et de marchands de biens, à 25,8 % d’investisseurs pour les SCPI et OPCI, à 7,9 % de Siic et d’autres foncières, à 5,6 % d’institutionnels, d’assureurs ou de mutualistes. Le patrimoine des sondés est situé à 57 % en Ile-de-France, à 29 % en région lilloise, lyonnaise, bordelaise, marseillaise et toulousaine et à 19 % dans d’autres régions ; 52 % des portefeuilles sont composés de bureaux, suivis par les entrepôts et locaux d’activités (20 %) et le logement (13 %), tandis que leur valeur est à 37,1 % comprise entre 100 millions d’euros et 1 milliard d’euros, à 32,6 % supérieure à 1 milliard d’euros.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Anthony Denay

le 16/03/2023

Logements et bureaux : bienvenue dans l’ère de la porosité

Le Cercle Pierres d’Angle s’est réuni ce jeudi 23 mars 2023 afin d’évoquer un sujet loin d’être négligeable : les nouvelles tendances marketing transférables du logement au bureau.

Si un mot, un seul, devait être extrait de ces instructifs échanges entre professionnels, il s’agirait de « porosité ». Pourquoi ? Tout simplement car logements et bureaux possèdent de plus en plus des caractéristiques qui les relient, les connectent, les rendent interdépendants les uns vis-à-vis des autres. Aujourd’hui, le bureau entre dans le logement et le logement entre dans le bureau. Après tout, qu’y a-t-il d’étonnant à cela ? Qui peut encore désormais s’en étonner ? Depuis la crise Covid, le travail, historiquement éloigné du domicile, s’est immiscé dans les foyers, rythmant les quotidiens domestiques, « poussant les murs » pour se faire une place, tantôt dans le salon, tantôt dans la cuisine, tantôt dans l’une des chambres, parfois (pour les plus chanceux) au sein d’une pièce exclusivement réservée à cet effet. A l’inverse, les immeubles de bureaux ont dû abandonner leur rigidité traditionnelle pour devenir des lieux de vie s’apparentant à des logements classiques ; des lieux de vie où l’on peut travailler, bien sûr (cela reste l’objet premier du lieu), mais aussi échanger, se reposer, se restaurer, voire se divertir. Petite anecdote : le nombre de coins cuisines ont explosé au sein des immeubles tertiaires. Des coins cuisine « comme à la maison », pas de grands restaurants d’entreprises surpeuplés ou de corners food…

Bref, le temps des univers silotés, isolés, semble passé de mode. Les nouveaux logements intègrent de plus en plus certaines caractéristiques du bureau, avec des espaces entièrement consacrés au télétravail, tandis que les nouveaux bureaux ont perdu en rigidité pour offrir des caractéristiques et un confort à même de faire se sentir les collaborateurs « comme à la maison ». Dès lors, il apparaît logique que les équipes marketing des grands groupes immobiliers multiplient les ponts entre ces deux univers qui, historiquement, ne semblaient pas destinés à se rapprocher un jour…

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