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Edito

par Thierry Mouthiez

le 01/06/2020

Raison garder…

S’il est certain que la période de confinement que nous venons de vivre entraînera des changements de comportements, tant au niveau personnel que professionnel, encore faut-il, pour l’instant,...
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Édito
par Thierry Mouthiez

le 01/06/2020

Raison garder…

S’il est certain que la période de confinement que nous venons de vivre entraînera des changements de comportements, tant au niveau personnel que professionnel, encore faut-il, pour l’instant, rester prudent quant à l’analyse des évolutions possibles et de leurs conséquences.

Deux exemples s’agissant du secteur de l’immobilier d’entreprise.

D’abord, le télétravail qui amène, d’ores et déjà, certains à prédire une diminution drastique de la demande de bureaux, lorsque ce n’est pas sa disparition… Or, le télétravail semble plutôt loin d’être une panacée. « Le Monde » titrait, récemment (24/25 mai), à ce sujet : « « j’en ai ma dose » : les dégâts du télétravail »… Jacques Patron, expert immobilier, considère, pour sa part, que « ce que nous avons vécu ces dernières semaines, ce n’est pas vraiment du télétravail qui nécessite lieu et équipements très spécifiques, mais plutôt du travail à domicile « contraint », ce qui est bien différent »… Et JLL, dans une étude intitulée : « Nos bureaux post Covid-19, quel après pour les entreprises et les investisseurs », fait valoir qu’au cours des dernières semaines, « si le télétravail a fait ses preuves, ses limites ont également été éprouvées ! Alors que certains proclamaient déjà la mort du bureau, l’expérience du travail confiné renforce leur caractère essentiel. Le 100 % « remote » n’est pas viable, se socialiser demeure fondamental, préserver la culture d’entreprise et la cohésion tout autant ». Et d’évidence, un investisseur international tel qu’Ivanhoé Cambridge parie, pour sa part, sur l’avenir du bureau, venant d’acquérir, en Vefa et « en blanc », « Joya », un campus de quelque 50 000 m2 de bureaux qui sera livré en 2022 à Val de Fontenay (94)…

De même s’agissant des commerces, lorsque l’on entend certain prédire la débâcle du commerce physique en général et des centres commerciaux en particulier face à la montée du e-commerce. Non seulement, le e-commerce n’a pas « cartonné » pendant la période de confinement comme le faisait remarquer dans nos colonnes Antoine Frey, président du groupe éponyme, affirmant : « mis à part pour l’alimentaire, qui répond à un besoin primaire évident, les chiffres d’affaires du commerce en ligne ont été excessivement mauvais »… Mais on peut légitimement penser qu’un investisseur tel que la Société des Grands Magasins ne partage pas ce point de vue qui vient d’acquérir, auprès d’Hammerson, les 31 000 m2 de SQY Ouest, un centre commercial situé à Montigny-le-Bretonneux (78). La foncière compte, désormais, sept centres commerciaux…

Portrait

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