Chargement

Edito

par Thierry Mouthiez

le 09/12/2019

« Et si La Fontaine avait raison »…

« 2019 reste un bon cru » affirme Stéphane Guyot-Sionnest dans un premier bilan de l’année qui se termine. Le co-président de Catella France précise que « le marché de l’investissement...
lire la suite

Pour aller plus loin

Édito
par Thierry Mouthiez

le 09/12/2019

« Et si La Fontaine avait raison »…

« 2019 reste un bon cru » affirme Stéphane Guyot-Sionnest dans un premier bilan de l’année qui se termine. Le co-président de Catella France précise que « le marché de l’investissement tient une forme excellente, qui va atteindre, voire dépasser les 30 milliards d’euros de transactions.

Avec des intérêts toujours très marqués et pour des produits très différenciés, du bureau traditionnel à la logistique en passant par de nouvelles classes d’actifs telles que l’hôtellerie, les résidences étudiants, seniors… et à l’intérieur de ces classes d’actifs, des profils de risque qui vont de « l’hyper core » au spéculatif (lorsque les opérations existent…) ». Le conseil souligne, également, dans un environnement de taux bas, « des taux de rendement qui, même s’ils se rapprochent des taux d’intérêt, permettent toujours un « spread » positif ; des valeurs locatives orientées à la hausse dans le cadre d’un marché locatif où le taux de vacance est particulièrement faible, en tous cas en dessous du seuil d’équilibre (autour de 6 %), avec une demande placée qui reste élevée quoique légèrement en retrait par rapport à 2018″. Autant de résultats qui « concourent à faire de l’industrie immobilière un secteur dynamique, qui s’observe aussi par l’arrivée de nouveaux intervenants français comme internationaux et qui placent la France dans une situation privilégiée ». Et le conseil d’ajouter : « une situation qui contenterait largement une cigale. Mais la fourmi se veut précautionneuse »…

Stéphane Guyot-Sionnest fait alors référence à « des valeurs métriques qui, parfois, atteignent des niveaux historiques, produisant des rendements qui, dans certaines classes d’actifs comme la logistique, par exemple, ne permettent plus d’amortir les constructions compte tenu de la durée de vie du produit ; un marché locatif qui, notamment s’agissant des grandes transactions, accuse un recul cette année ; des valeurs locatives qui ont été tirées vers le haut notamment par la concurrence que se sont livrés les coworkers dont on commence à toucher les limites en matière de développement ou encore des taux de vacance qui, dans certains secteurs, pourraient repartir à la hausse… ». Un ensemble d’évolutions qui « concourent à une certaine prudence car le cycle haussier que nous vivons est un des plus longs que nous ayons rencontré, même si l’appétit pour le marché français reste fort ». Et de conclure : « notre industrie a le mérite d’éviter de renouveler les erreurs du passé et ne devrait pas générer sa propre crise. Mais elle pourrait être l’un des premiers secteurs à subir les dommages collatéraux d’une correction qui pourrait être issue, au niveau national, d’une crise sociale et/ou identitaire au niveau européen via le Brexit ou d’un déséquilibre trop fort entre les pays de l’Union Européenne ou encore, au niveau international, d’une modification des équilibres entre les puissances industrielles traditionnelles et les puissances émergentes telles que la Chine, l’Inde ou le continent africain ». Bref, « attention aux dommages collatéraux si La Fontaine a raison »…

Portrait

Chargement