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Après la crise, une reprise au second semestre, selon Colliers International

ActualitésBureaux

le 22 Avr 2020

Si, en ce début d’année, l’investissement immobilier connaît une baisse à l’échelle mondiale, le mouvement devrait s’inverser au second semestre selon les experts de Colliers International…

Ces derniers, qui confirment une récession à venir, considèrent que des signes d’espoir existent, avec une reprise de l’activité en Chine. Les données issues de Oxford Economics montrent, cependant, qu’après une contraction du PIB mondial de 1,8 % au premier trimestre et une nouvelle baisse de 0,3 % prévue au deuxième trimestre, il devrait y avoir une baisse d’environ 1,5 % et 1,8 % aux troisième et quatrième trimestres. De plus, cette année, en matière d’investissement tertiaire, les premières données de mars indiquent une baisse d’environ 70 % de l’activité mondiale, qui s’est établie à 48 milliards de dollars, contre 144 milliards de dollars en mars 2019. Le chiffre de 250 milliards de dollars pour le premier trimestre est le plus faible jamais connu depuis le deuxième trimestre de 2012.

Optimisme modéré

Et, bien que l’activité reprenne en Chine, de nombreuses régions du monde sont à l’arrêt et l’activité des entreprises restera donc modérée dans les semaines à venir. Toutefois, le modèle de Colliers International prévoit une reprise considérable aux troisième et quatrième trimestres, les volumes mondiaux revenant aux niveaux observés avant l’apparition de la crise du Covid-19.
« Ce niveau de choc sur les marchés mondiaux est sans précédent, y compris dans des économies qui ont été relativement épargnées pendant la crise de 2008 comme la Chine et l’Australie. La chute du PIB mondial s’accompagne d’autres facteurs, notamment des restrictions imposées aux voyages dans le monde, tant pour le commerce que pour le tourisme, la chute des prix du pétrole et la volatilité des marchés boursiers. La bonne nouvelle, c’est que le rebond que nous attendons de chacun de ces facteurs est relativement court et que la reprise devrait être forte » explique, optimiste, Tony Horrell, directeur général de Colliers International au Royaume-Uni. Et Oliver Kolodseike, directeur associé études & recherche de Colliers International de renchérir (avec modération toutefois) : « il est impossible de prédire la trajectoire à court terme des volumes de transactions immobilières commerciales en raison de la nature soudaine et rapide de la crise sanitaire, mais je pense qu’il y a plusieurs raisons d’être prudemment optimiste. Les gouvernements et les banques centrales ont réagi plus rapidement, et à une plus grande échelle qu’ils ne l’ont fait pendant la crise financière de 2008, et le poids mondial du capital est beaucoup plus important qu’il y a dix ans ; les investisseurs voudront diversifier leurs portefeuilles. Notre modèle prévoit une reprise considérable au second semestre de l’année après une courte récession, mais cette prévision est basée sur les prévisions actuelles d’une forte reprise économique au second semestre et il convient de la considérer avec une certaine prudence »…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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