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Covid-19 : « et si le télétravail devenait la norme ? » (Colliers International)

ActualitésBureaux

le 15 Avr 2020

En cette période de confinement liée au Covid-19, les enquêtes sur le télétravail se multiplient. Après celle de Deskeo, le conseil international Colliers mène également la sienne auprès de ses 3 000 salariés, basés dans 25 pays, qui sont concernés par des mesures de télétravail. Selon Colliers International, « les premiers résultats confirment que la pandémie entraînerait des changements fondamentaux dans les méthodes de travail ».

En effet, « 82 % des personnes interrogées aimeraient continuer à télétravailler, au moins une fois par semaine après la crise ».

Voici également les premières tendances de ce sondage :

  • 71 % des personnes qui n’avaient jamais travaillé à domicile avant la crise sanitaire aimeraient travailler à distance au moins un jour par semaine à l’avenir ;
  • 53 % des personnes interrogées estiment que leur productivité n’a pas changé du fait du travail à domicile et 24 % pensent que leur productivité a augmenté. Cependant, 23 % ont déclaré que leur productivité a diminué ;
  • 76 % des répondants se sentent toujours connectés à leur équipe lorsqu’ils travaillent à distance, malgré la distance physique. Cependant, 58 % estiment qu’ils sont plus à même de collaborer depuis le bureau que depuis leur domicile. »C’est dans le secteur des services financiers et technologiques que la productivité a le plus augmenté et c’est dans le secteur juridique et dans celui de l’éducation et de la recherche que la productivité a le plus diminué ».

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 27/07/2020

Un élan pour la rentrée…

Finalement, le marché de l’immobilier d’entreprise en général et celui des bureaux en particulier ont, effectivement, démontrer leur résistance au terme d’un premier semestre où l’activité a été pour le moins bouleversée.

Certes, logiquement, l’activité locative s’est inscrite en retrait. Une baisse que Knight Frank a récemment qualifiée de « conséquente ». Le conseil précise, ainsi que « les volumes placés au 2èmetrimestre portent à près de 755 000 m2 la somme des surfaces commercialisées depuis le début de l’année. Le recul est de 33 % par rapport au 1er semestre 2019 et de 31 % par rapport à la moyenne décennale ». Cependant, « avec 2,99 millions de mètres carrés de bureaux immédiatement disponibles en Ile-de-France, l’offre progresse de 4 % sur un trimestre et de 9 % depuis le début de 2020. Amorcée avant l’apparition du virus, la hausse des disponibilités est donc, pour l’instant, assez modeste ». Etant précisé que « les disponibilités restent particulièrement limitées dans Paris (2,6 %) ». Ici réside un vrai signe de la solidité du marché.

D’ailleurs, les investisseurs ne s’y trompent pas puisque, comme le relève CBRE, 11,5 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise au 1er semestre, « soit un niveau comparable à la moyenne semestrielle des trois dernières années ». Et, bien entendu, le bureau arrive en tête (suivi par la logistique avec 20 % des investissements, comme nous le soulignions dans notre édito de la semaine dernière). Comme l’affirme Knight Frank, « ce qui est sûr, c’est que le temps n’est pas à « l’entreprise sans bureau ». Les exemples de « full remote » sont d’ailleurs très rares, tandis que les diverses enquêtes menées depuis le déconfinement montrent qu’un tel bouleversement n’est pas souhaité par les salariés. Pour une majorité d’entre eux, le travail à distance doit, en effet, se limiter à un ou deux jours par semaine afin de réallouer une partie du temps gagné sur leurs trajets domicile-travail ; une organisation dans laquelle le bureau conserve toute sa place. De fait, l’une des conséquences de la crise sanitaire aura été de prendre la mesure de l’importance des rapports humains, soulignant le rôle central des bureaux comme vecteurs de lien social »…

Un contexte dans lequel nombre d’acteurs du secteur ont fait preuve, avant et après le confinement, d’une rapidité d’analyse et de réaction tout-à-fait remarquables. Sur ce thème, le dernier numéro de notre magazine intitulé « Vive la reprise » en apporte un vrai témoignage. De nouvelles initiatives et offres sont déjà à l’ordre du jour et vont évidemment se poursuivre… Comme si le marché prenait son élan pour aborder le plus vite possible une nouvelle phase de son évolution et, peut-être, tourner la page de cet épisode qui, néanmoins, restera dans la mémoire de tous…

Portrait

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