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En confinement avec… Arnaud de Sordi

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le 11 Mai 2020

Nous l’avons quitté « head of capital markets » de Catella, société au sein de laquelle il a passé 17 ans et, le temps du confinement, nous le retrouvons managing director de Eastdil Secured, en France, banque d’investissement présente aux Etats-Unis, au Royaume-Uni en Europe continentale, au Moyen-Orient et en Asie.
Alors, même si le 11 mai 2020 marque pour certains le déconfinement, beaucoup d’entre nous, notamment les Franciliens, sont encore en confinement… Bienvenu, donc, à Arnaud de Sordi !

Comment se déroule votre journée ?

Les journées sont assez intenses en réalité : il faut gérer les coups de fil, les mails, les visioconférences, les conf calls et la classe à distance pour ma fille de 8 ans et demi, ce qui va continuer malgré le « déconfinement »… Si on y ajoute tout ce qu’il faut mettre en place pour le lancement progressif d’Eastdil Secured en France, cela met beaucoup de couleur dans la journée !

Où êtes-vous ?

A Paris, chez moi.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Je dirais le salon ; j’ai la chance d’avoir une vue dégagée, ce qui, en confinement, est précieux pour bénéficier de l’incroyable beau temps actuel. A défaut de pouvoir sortir, ça permet de se rafraîchir les idées, surtout avec les oreillettes greffées sur soi toute la journée…

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Les journaux, Twitter de temps en temps, et des romans. J’ai beaucoup aimé récemment « White » de Brett Easton Ellis, dressant un portrait assez singulier de l’Amérique d’aujourd’hui…

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

J’ai revu avec plaisir Le Loup de Wall Street où Caprio est une nouvelle fois magistral et, dans un autre style, je recommande le dernier film de Nicolas Bedos, La Belle Epoque, extrêmement juste et touchant.

Un album de musique à nous conseiller ?

Je suis plus « playlists » sur Spotify et mixes en streaming, mais si je devais retenir un album culte dont je ne me lasserai jamais c’est l’Unplugged MTV de Nirvana, à écouter en toutes circonstances.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

30 minutes de vélo d’appartement et quelques exercices tous les jours sans discontinuer… Et le week-end, j’use de mon droit de sortie d’une heure par jour pour me balader dans le quartier.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et à nos autres confinés ?

J’envoie beaucoup de courage et d’empathie à tout le monde dans cette phase délicate ! Même si la période est complexe et inédite, il y a beaucoup de gens qui n’ont pas nos chances et je pense qu’on doit garder cela en tête dans les moments où le ras-le-bol prend le dessus…

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Cette photo prise en bas du Trocadéro il y a quelques jours, ce vide sidéral qui fait penser à un film de science-fiction. C’est inédit et assez marquant.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/07/2021

Investissement : vers un « net rebond »…

« D’une manière globale, les résultats se tassent avec un volume investi en immobilier banalisé qui a baissé d’un tiers au premier semestre 2021 » soulignait Nicolas Verdillon la semaine dernière dans nos colonnes à propos du marché de l’investissement en immobilier d’entreprise.

Le « managing director » en charge de la ligne de métier investissement de CBRE France évoquait un « marché actuellement très contrasté » et, surtout, estimait qu’« au final, nous devons faire attention à l’immédiateté des chiffres car les tendances de fonds sont plutôt bonnes. Les capitaux sont là. Par conséquent, pour les tous prochains mois nous sommes d’avis que la dynamique des marchés à l’investissement devrait être un peu moins erratique et se stabiliser peu à peu pour se renforcer »…

« Après un 1er trimestre 2021 dynamique (5,2 milliards d’euros engagés), les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ralentissent significativement au 2ème trimestre avec seulement 3,6 milliards d’euros investis » constate également BNP Parias Real Estate. Mais, Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint, en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, anticipe qu’« avec l’accélération des dossiers en cours de cession, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France pourraient se rapprocher du seuil des 30 milliards d’euros en 2021 » …

De même chez JLL, Stephan von Barczy souligne que « cette baisse d’activité était attendue, un certain nombre de marketings, émanant notamment de foncières françaises, n’ayant pas pu se concrétiser en fin d’année 2020. Le marché n’a, par ailleurs, pas pu retrouver son fonctionnement normal, le Mipim ayant de nouveau été annulé cette année. L’activité de « pitch » n’a ainsi réellement commencé qu’en mars, alors que certains dossiers normalement initiés lors du salon auraient pu se concrétiser au 2ème trimestre ». Et le directeur du département investissement de JLL de conclure : « nous anticipons, néanmoins, une reprise de l’activité au second semestre »…

Tout comme chez Knight Frank, pour qui « malgré la progression du variant Delta, la progression de la couverture vaccinale, le rebond de l’activité économique, le redressement progressif des marchés locatifs et les grandes opérations en cours de finalisation sont autant d’éléments permettant de tabler sur un net rebond des volumes investis d’ici la fin de 2021 ». Cependant, ce conseil considère, pour sa part, que « le retard pris au 1er semestre et le manque d’offres « prime » ne devraient pas permettre d’atteindre le résultat de l’an passé (26,3 milliards d’euros). L’année 2021 pourrait donc constituer le point bas de cette période d’épidémie, même si l’impact sera bien moindre que lors de la grande crise financière (7,2 milliards investis en 2009) ». Car « les liquidités à placer sont, en effet, abondantes et le « spread » reste favorable au compartiment immobilier en dépit d’une remontée des taux obligataires. Globalement stables, les taux de rendement « prime » devraient subir une pression baissière au second semestre sur certaines classes d’actifs. C’est le cas de la logistique, avec des taux proches de 3,50 % (soit une perte de 200 points de base en à peine cinq ans) ou encore des bureaux dans certains secteurs de Paris hors QCA ou de la 1ère couronne. Cette compression s’explique par l’attrait des biens sécurisés, dont l’offre limitée peine à satisfaire l’appétit des investisseurs. La concurrence pour les meilleurs actifs est d’autant plus forte que, contrairement aux précédentes crises, les acteurs étrangers sont très présents. Ils ont ainsi concentré 50 % des volumes investis en France au 1er semestre, les Américains arrivant en tête grâce à de grandes acquisitions d’entrepôts logistiques ou de bureaux. Quant aux Français, ils ont été plus discrets. Cependant, les grands collecteurs d’épargne reviendront sur le devant de la scène au second semestre avec la finalisation prochaine de plusieurs grandes opérations, dans un contexte de rebond de la collecte des SCPI/OPCI et de l’assurance vie ». Ce qui amène Antoine Grignon, co-directeur du département investissement chez Knight Frank France, à estimer, de son côté également, que « malgré la forte chute des sommes engagées au 1er semestre 2021, tout semble donc en place pour une reprise assez rapide de l’activité »…

Portrait

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