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En confinement avec… Benoit Perrot

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le 30 Avr 2020

Le cofondateur d’Aktis Partners et de Kize.immo, Benoit Perrot, joue le jeu du questionnaire « à la Proust » et c’est dans sa maison, en Touraine, qu’il vit son confinement…

Comment se déroule votre journée ?

Ma journée débute à 7 h par une marche d’une heure dans la nature, suivie d’un petit déjeuner en famille le plus festif possible ! C’est un moment où l’on doit savoir rire pour passer une journée positive. Après cela, quelques échanges téléphoniques avec des partenaires et, surtout, une visio quotidienne avec toute l’équipe d’une durée de 1H30 en moyenne. L’après-midi est consacré à la production et à l’élaboration de nouvelles solutions pour nos clients.

Où êtes-vous ?

Dans notre maison de campagne en Touraine dans laquelle nous étions venus pour voter au 1er tour ; nous ne sommes pas repartis….

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Étonnamment : mon bureau ! Endroit de réflexion, qui rappelle que le temps est constructif et que la simplicité d’un environnement nous donne la chance d’avoir un autre regard sur les événements.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Je lis l’histoire de Vergennes, un homme politique du 18ème bien méconnu, qui apporte toujours à notre pays, notamment dans l’art de la diplomatie.

Sinon, je recommande vivement « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson. Excellent parallèle d’un confinement permettant d’innombrables voyages et réflexions.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Un film qui peut nous faire réfléchir sur nos rythmes passés et le télétravail : « un Homme pressé » avec Fabrice Luchini qui finit par télétravailler et ça le sauve…

Un album de musique à nous conseiller ?

Oui, du jazz moderne de Youn Sun Nah, l’album se nomme « Lento », sa voix est absolument incroyable ! Et cette notion du temps est particulièrement adaptée à la situation !

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je ne fais pas assez ! Une marche le matin, mais trop de succulents repas préparés en famille.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Oui, cette période est exceptionnelle et nous ne pouvions imaginer que l’on nous donne du temps !

Ce temps est précieux car pour une fois nous le maîtrisons un peu plus que d’habitude et est plus équitablement repartis pour nos familles, notre travail (notre activité physique)…

Nous n’avons jamais été aussi libre de nous organiser comme nous le souhaitions. C’est une chance que nous devons valoriser au maximum, ce temps réveille nos intuitions, ce temps permet de refixer nos objectifs personnels et il permettra notre résilience dans les nouveaux modèles qui se présentent dans le futur.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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