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En confinement avec… Catherine Pouliquen

ActualitésGreen & Innovations

le 04 Mai 2020

Directrice de la communication et de la RSE de Crédit Agricole Immobilier

Comment une directrice de la communication et de la RSE vit-elle ce confinement forcé ? La réponse de celle de Crédit Agricole Immobilier, Catherine Pouliquen, que l’on retrouve chez elle, tout près de Paris…

Où êtes-vous ?

Dans ma maison, j’habite à Marcq, un petit village dans les Yvelines, au cœur d’une magnifique campagne. J’ai installé mon bureau dans la chambre de ma fille ainée –resté confinée à Malakoff- qui a la plus belle vue de la maison. Je peux admirer la nature, les chevaux dans le pré et entendre les oiseaux qui fêtent le printemps. Je me sens privilégiée.

Comment se déroule votre journée ?

Elle est rythmée par de nombreuses réunions en audio avec mon équipe et mes collègues. Elles permettent de garder le contact entre nous et d’organiser le travail. Qu’il s’agisse de la communication ou de la RSE, les sujets ne manquent pas ! J’en profite pour remercier mon équipe car les semaines sont très intenses et il faut déployer une énergie particulière pour accompagner la communication avec nos clients et nos collaborateurs. Je libère aussi du temps pour réfléchir et contribuer aux jours d’après pour Crédit Agricole Immobilier.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

La cuisine et le séjour car c’est là où je retrouve ma famille pour préparer de bons repas et partager des moments conviviaux en visio avec amis et famille.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Je prends plus de temps pour lire la presse, au-delà de cette crise sanitaire, les points de vue qui émergent sont très enrichissants pour nourrir mes réflexions sur nos engagements RSE et la manière d’envisager la sortie de crise. Pour me détendre, je relis les livres de Jean-François Parrot, l’auteur de la série policière Nicolas le Floch, qui permet de voyager dans le Paris du XVIIIème siècle.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Je profite de ce confinement pour revoir les films d’Hitchcock dont je suis vraiment fan et faire découvrir le talent de ce cinéaste exceptionnel à mes enfants !

Un album de musique à nous conseiller ?

L’album “One Douar » d’Alan Stivell, que je recommande absolument ; le titre signifie « terre » en breton. Une musique à la fois celtique et très world pour s’affranchir des frontières…

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Travailler « à distance » en permanence est très exigeant pour le cerveau, je pratique donc, le plus régulièrement possible, la cohérence cardiaque, une respiration qui apaise. Je poursuis mes cours de  Pilates « en audio » et un peu de jogging à proximité. Je consomme aussi beaucoup de thé, noir, bleu ou vert selon l’heure de la journée. Enfin, je découvre le Qi Qong auquel mon mari nous initie en famille !

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

S’adapter est incontournable, aussi apprendre à mieux se connaître, faire preuve d’humilité et de bienveillance doivent pouvoir constituer des ressources pour accepter ce bouleversement de nos vies pour soi et ceux qui nous entourent tant « au bureau » qu’en famille.

Prendre conscience de la force du collectif et de la solidarité, des clés essentielles pour gérer le quotidien pendant et après le Covid-19 et mieux prendre soin de nous et de notre planète.

Prendre également conscience de l’impérieuse nécessité de redonner une place à la nature, en particulier dans nos villes, car la respecter, c’est protéger la biodiversité et, donc, le vivant !

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Celle de mon bureau à la maison car je m’y sens très bien ! Connectée sans déranger toute la famille avec mes nombreuses réunions téléphoniques !

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/10/2020

Le télétravail en question…

L’analyse des conséquences du développement du télétravail à la suite de la crise sanitaire est loin d’être achevée. Ainsi, le 13 octobre dernier, le quotidien « Les Echos » consacrait sa « une » au thème « bureaux : l’onde de choc du Covid-19 », avec des sous-titres tels que « la généralisation du télétravail pour cause d’épidémie favorise la chasse aux mètres carrés » ou encore « l’impact sur l’immobilier de bureaux pourrait être majeur ».

Le lendemain, « Libération » titrait, pour sa part, un article ainsi : « le télétravail abandonné malgré la « deuxième vague » du Covid-19 ».

De son côté, Jean-Marc Peter publiait une analyse dans laquelle le directeur général de Sofidy soulignait, entre autre, qu’« au vu de ses nombreux effets négatifs et nocifs, il peut paraître étonnant de vouloir faire du télétravail la nouvelle règle. L’exemple d’IBM est, à ce titre, très instructif. Pionnier dès 1998 et champion du télétravail pendant près de deux décennies, le géant américain a fait machine arrière en 2017. Certes, IBM a économisé 100 millions de dollars par an en location de bureaux, mais le retour d’expérience est sévère : selon la direction, le télétravail altère la créativité et l’enthousiasme de ses salariés. Pour redynamiser l’innovation et accompagner sa transformation vers le « cloud » et l’intelligence artificielle, IBM a donc demandé au cinquième de ses effectifs qui travaillaient à temps plein à domicile de retourner au bureau. Ce n’est d’ailleurs pas la seule entreprise américaine à avoir fait volte-face. Yahoo !, Best Buy, Honeywell International ou encore Bank of America avaient déjà, plus tôt, stoppé net l’expérience »…

Bien sûr, dans un tel contexte, la référence aux enquêtes d’opinion réalisées auprès des salariés apporte des éléments de réflexion non négligeables. Ainsi, récemment, la société de gestion de SCPI Atland Voisin « a sollicité l’institut OpinionWay pour interroger les Français dont le métier permet le télétravail (55 % des actifs) afin d’avoir leur vision du sujet en dépassant le cadre de la crise sanitaire ». Parmi les résultats, on relève que si « plus de quatre actifs dont le métier leur permet de télétavailler sur cinq estiment que le recours au télétravail en entreprise va se développer à l’avenir en France (85 %) », « seuls 4 % des répondants croient au « tout télétravail », alors qu’ils sont 15 % à penser qu’il se pratiquera de façon exceptionnelle et 63 % pensent qu’il se pratiquera un à deux jours par semaine ». Autre enseignement : « si 81 % des salariés déclarent que leur entreprise prévoit de mettre en place des actions en faveur du télétravail pour les métiers le permettant, seul un sur dix pense que cela se fera de façon pérenne »… Et « in fine, 73 % des Français dont le métier est compatible avec le télétravail souhaiteraient que cette pratique reste minoritaire dans leur quotidien professionnel (0, 1 ou 2 jours par semaine) ». En précisant que « 80 % des répondants pensent que la visio aura plus d’impact que le télétravail sur l’organisation des entreprises. Cet outil va remplacer les déplacements professionnels selon 83 % des répondants »… Et Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin, de conclure : « il est très clair que la crise sanitaire a accéléré l’adoption forcée du télétravail par les entreprises, dans un processus qui était déjà entamé depuis plusieurs années. Et il est également clair que le télétravail a montré son efficacité pour maintenir un certain niveau d’activité. Toutefois, nous constatons que les salariés restent très majoritairement attachés au bureau, pour travailler dans les meilleures conditions, favoriser la cohésion et la profondeur des échanges interpersonnels que les outils collaboratifs ne permettent pas (…) Loin d’être « mort » comme certains ont pu l’annoncer, le bureau va néanmoins devoir s’adapter et se réinventer pour mieux prendre en compte des situations inédites telles que celle que nous venons de traverser. Le rapport à l’open space va sans doute changer, la gestion des flux de personnes sera sans doute repensée, la prise en compte des enjeux environnementaux va sans doute s’accélérer, mais ici aussi ce sont des processus entamés que la pandémie n’a fait qu’accélérer… »… De son côté, la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, qui a réalisé une enquête en ligne sur ce sujet, conclut que « le bureau n’a pas dit son dernier mot ! »…

Et, si les institutionnels poursuivent leurs investissements dans les bureaux, c’est bien qu’ils considèrent que le tout télétravail n’est pas pour demain…

Portrait

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