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En confinement avec… Delphine Charles Péronne

ActualitésFinance & Bourse

le 27 Avr 2020

Delphine Charles-Péronne, déléguée générale de la Fédération des Sociétés Immobilières et Foncières (FSIF), vit un confinement très actif qu’elle nous raconte ci-après…

Comment se déroule votre journée ?

« Hectic », comme disent les Anglais… passant du guide sanitaire chantier au projet d’avenant à la convention collective de l’immobilier en passant par les mesures de reprise… avec une petite pause déjeuner transat sur le balcon… Je suis en passe d’avoir un bronzage digne de Saint Tropez !

Où êtes-vous ?

… Ah, si seulement j’avais fait comme ces Parisiens qui se sont rués hors de Paris juste avant le confinement ! Je travaillerais en regardant la dune…

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

La salle à manger. Un vieil ange doré en bois acheté à Venise il y a longtemps veille sur moi…

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

« La bataille de Notre-Dame », un récit homérique, mais au XXIème siècle… rédigés par les sapeurs-pompiers. Un vrai polar.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Vive Netflix ! Après « Grace and Frankie » (merveilleuse Jane Fonda), je suis passée à « The Kominsky Method » (magnifique Michael Douglas). Les octogénaires, cela donne l’impression d’être encore jeune…

Un album de musique à nous conseiller ?

Le jazz manouche de Thomas Dutronc. Un ami.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je promène deux fois par jour Nonos et Angie… Tous mes voisins qui, avant, râlaient à cause des aboiements ont soudainement des vocations de « dog sitters »…

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Voyons les bons côtés ! : on se lève plus tard, pas besoin de se pomponner excessivement (même sur Zoom on est rarement en gros plan) ; on redécouvre les vertus du ménage (ma femme de ménage est confinée) ; on a des nouvelles de tas de gens qu’on n’a pas vu depuis des siècles et, surtout, on découvre tous les jours des initiatives de solidarité qui nous réconcilient avec la nature humaine…

Une photo qui symbolise ou illustre pour vous le confinement ?

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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