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En confinement avec… Franck Hélary

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le 24 Avr 2020

Le directeur général adjoint de Crédit Agricole Immobilier, Franck Hélary, a répondu, avec beaucoup de précisions, à notre questionnaire « à la Proust » sur cette expérience inédite qu’est le confinement imposé par le Covid-19. Il en profite pour saluer les équipes de Crédit Agricole Immobilier qui, dit-il, « font preuve d’une extrême réactivité »…

Vous aussi vous souhaitez témoigner de votre confinement ? redaction@immoweek.fr est là pour vous !

Où êtes-vous ?

Je suis confiné dans ma maison de La Celle-Saint-Cloud, où j’ai la chance de pouvoir profiter d’un jardin, ce qui facilite les pauses, permet de s’aérer, de faire un peu de sport et du jardinage. Ce fut un choix délibéré de rester en Ile-de-France, en proximité et en solidarité avec les équipes.

Comment se déroule votre journée ?

Je suis quelqu’un de très matinal. Je profite de ce moment de calme pour consulter mes mails et définir les priorités du jour, avant le coup de feu de 8h30, démarrage du point quotidien avec le comité de direction. Nous passons alors en revue les sujets prioritaires pour avancer en mode dégradé, mais agile.

J’en profite pour faire une dédicace aux collaborateurs de Crédit Agricole Immobilier, qui font preuve d’une extrême réactivité en ces moments compliqués. C’est là que je m’aperçois, encore plus que d’habitude, que nous avons la chance de pouvoir compter sur de belles équipes…

Ma journée est ensuite ponctuée par de nombreux points téléphoniques et moments de réflexions, avec une obligation de retour aux fondamentaux, compte-tenu des circonstances. Cette nouvelle façon de travailler oblige, en effet, à aller à l’essentiel, à être plus efficace. Si j’ai la sensation de travailler davantage, mes week-ends sont désormais de vraies bulles de décompression, sans regards jetés sur le téléphone portable.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

J’apprécie de passer du temps dans mon bureau, qui offre une vue sympathique sur le jardin. J’apprécie également la pièce à vivre, qui joue un rôle central pour les retrouvailles en famille. Avec mon épouse et mes deux garçons de 15 et 17 ans, nous prenons plaisir à nous retrouver dans le salon pour partager des moments de convivialité.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

En ce moment, je lis Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, de Jean d’Ormesson, que je n’avais pas encore pris le temps de parcourir. C’est un ouvrage un peu particulier sur la vie, ses bonheurs et ses grands malheurs, le temps qui passe et qui finit par nous emporter. Ce livre évoque les combats à mener dans une vie, les situations inédites que la vie ou l’actualité nous permettent de connaître et je le trouve en adéquation avec l’actualité : l’importance de se recentrer sur l’essentiel, de s’éloigner des futilités et des problèmes qui n’en sont pas réellement.

Je conseillerais également la lecture de Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, de Yuval Noah Harari, ouvrage audacieux sur la domination de la planète par l’espèce humaine, la création des concepts fondateurs d’une société, la dépendance à l’argent et l’ère de la consommation de masse. En plus d’être très agréable à lire, je le trouve d’actualité. Je recommande également Les entreprises humanistes de Jacques Lecomte, sur la responsabilité des entreprises pour changer le monde.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Nous avons pris la décision de limiter au maximum la télé, et encore plus depuis le début du confinement. Aussi, je recommanderais un film que j’adore et que je trouve d’actualité, c’est Soleil vert de Richard Fleischer. Au moment où l’on s’interroge sur la planète, c’est un film à voir absolument. Il n’est pas d’une gaieté fabuleuse, mais il génère une prise de conscience sur la nécessité de faire quelque chose pour la planète.

Un album de musique à nous conseiller ?

J’aime beaucoup travailler en écoutant Mister Magic ou le best off du saxophoniste américain Grover Washington. C’est du funk jazz, très sympa pour travailler ou se détendre. Sinon, j’écoute aussi Santana, et en particulier l’album Supernatural.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Mes horaires étant plus réguliers, je retrouve une hygiène de vie plus saine. J’apprécie, par exemple, de dîner en famille et à heure fixe, ce qui est bon pour la forme et j’en mesure les bénéfices tous les jours.

N’étant pas un grand sportif, les tournois de ping-pong avec mes enfants et le jardinage me permettent de me dépenser physiquement et de me détendre intellectuellement. 

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Je dirais qu’il faut trouver des opportunités dans chaque situation et je crois que nous avons une belle occasion de regarder notre planète différemment, de s’interroger sur notre responsabilité individuelle et collective et sur notre capacité à faire bouger les choses.

J’ai une pensée émue pour les familles touchées et voudrais tirer un coup de chapeau – à mon humble niveau – au personnel soignant, commerçants, agriculteurs, pompiers, gendarmes, les associations et tous ceux qui œuvrent chaque jour pour limiter la pandémie et aider le pays à passer cette période inédite.

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 20/09/2021

Bureaux en régions : des signes encourageants…

Les marchés tertiaires régionaux semblent plutôt bien évoluer.

S’agissant du premier d’entre eux, en l’occurrence celui de Lyon, une récente étude signée Brice Robert Arthur Loyd met en avant une demande placée à fin juin de 126 523 m2, en hausse de 34 % par rapport au 1er semestre 2020, cependant « à relativiser puisqu’un mega deal de plus de 28 000 m2, signé par l’EM Lyon, a été comptabilisé à Gerland ». Il n’empêche que le nombre de transactions est également en hausse de 34 % à 246 et que le loyer « prime » atteint 340 euros (HT, HC) du mètre carré, contre 320 euros (HT, HC) du mètre carré au 1er semestre 2020. « Sur le terrain, nous constatons que les entreprises ont le souhait d’aller de l’avant et de concrétiser leur projet immobilier, tout en ayant pleinement conscience qu’elles devront adapter leur consommation de mètres carrés à l’émergence des nouvelles façons de penser le « bureau » : télétravail, « desk sharing »… » souligne Jonathan Garcia. Le consultant associé ajoute : « les mesures d’accompagnement proposées par les bailleurs sont également revues : durée d’engagement adaptée, possibilité de restitution de surface par anticipation, franchise de loyer… Ces mesures adaptées au contexte actuel permettent de maintenir l’équilibre des valeurs »…

Plus généralement, « le marché des bureaux en régions montre des signes encourageants de reprise dans un contexte de crise sanitaire » affirme BNP Paribas Real Estate, faisant valoir un volume de 730 000 m2 placés dans ce créneau du marché tertiaire au cours du 1er semestre, en hausse de 35 % par rapport au 1er semestre de l’année dernière. Un volume qui « est même supérieur au niveau enregistré en 2016, par exemple, et affiche une progression de 6 % en comparaison à la moyenne sur dix ans » précise Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint de BNP Paribas Real Estate Transaction France, en charge du pôle régions.

Pour ce qui concerne les principales tendances de ce marché, « les transactions dans le neuf tirent leur épingle du jeu avec une progression de 45 % », sachant que le seconde main reste majoritaire et représente plus de la moitié des transactions, « avec une croissance de 29 % par rapport au 1er semestre 2020 ». Par ailleurs, « les transactions de grandes surfaces (supérieures à 5 000 m²) sont de retour sur un marché dominé dernièrement par les petites et moyennes surfaces » précise BNP Paribas Real Estate, soulignant qu’« avec près de 107 000 m² placés, le volume de transactions de grandes surfaces enregistre une hausse significative de 38 % par rapport au 1er semestre 2020 »… Si Lyon reste en tête des marchés tertiaires régionaux, « Lille se positionne en 2ème place avec 80 000 m² placés, soit une légère progression de près de 1 %. Aix/Marseille monte sur la troisième marche du podium avec un volume de transactions qui progresse de 10 %. De son côté, Nantes totalise près de 67 000 m² placés, soit une hausse significative de 74 %. Montpellier crée la surprise avec un volume de transactions presque trois fois plus élevé que l’an dernier passant devant Bordeaux (+32 %) et Toulouse (+46 %) ».

Quant aux perspectives, « pour la fin de l’année 2021, nous sommes plutôt confiants » affirme Jean-Laurent de La Prade. « D’une part, les indicateurs macro économiques en régions sont très bien orientés et surperforment l’Ile-de-France, notamment sur l’Arc Atlantique, la région Rhône-Alpes et le bassin méditerranéen. D’autre part, la demande exprimée auprès de nos équipes a augmenté de 22 % en volume et de 43 % en nombre par rapport au 1er semestre 2020. Enfin, les régions représentent une vraie alternative pour les salariés qui privilégient de plus en plus un bon équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle et pour les entreprises qui y trouvent des loyers plus attractifs ». Au final, « nous anticipons un atterrissage autour de 1,55 million de mètres carrés d’ici fin 2021, soit légèrement en-dessous de la moyenne des cinq dernières années qui s’élève à 1,65 million de mètres carrés »…

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