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En confinement avec… Géraldine Rouah-Zangrilli

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le 12 Mai 2020

Retrouvons, pour ce « en confinement », du côté des Batignolles, la directrice générale d’Arcange, Géraldine Rouah-Zangrilli. Une occasion de découvrir celle qui est aussi un auteur…

Comment se déroule votre journée ?

Il y a eu, clairement, deux périodes dans le déroulement de mes journées. Les premières journées du confinement ont été intenses et ont ouvert « le bal des urgences », nées de la sidération de l’évènement et de sa nébuleuse d’incertitudes.
Nous réorganiser pour préserver la santé de tous et repenser la manière que nous avions de travailler furent ma priorité. Il fallait rapidement trouver le moyen de gérer le groupe à distance, ne pas « poser les crayons » pour maintenir les opérations et clôturer ce qui avait été initié.
Une fois le rythme trouvé, j’ai pu ritualiser mes journées entre ma « nouvelle » vie de famille, mon job et mes fonctions d’élue locale. Mes enfants « ados » ont dû s’habituer à vivre avec nous 24h/24h, à 200km/h et nous aussi avec tout ce qu’il y a de merveilleux à cela et tout le reste…

Ma journée débute toujours très tôt pour m’octroyer un temps personnel pour lire, écouter de la musique, prendre « tranquillement » mon café… Je lis la revue de presse qui m’est adressée quotidiennement ; je dresse ma « to do list » et j’envoie un message sur le WhatsApp pro pour saluer les équipes et garder le lien. Ensuite s’enchaînent les visio/conf call.
Je tente de m’accorder les déjeuners et les dîners en famille quand cela est possible car la cadence demeure quelque peu soutenue, à moins que ce soit moi qui mette beaucoup plus de temps à faire les choses, une éventualité que je n’écarte pas…

Où êtes-vous ?

Je suis dans mon appartement parisien du 17ème arrondissement. Au début du confinement, nous nous sommes brièvement interrogés quant au fait de quitter Paris, mais en réalité il s’agissait d’organiser un changement de vie et non de programmer un séjour à la campagne, même si aujourd’hui nous en aurions bien besoin…

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Si d’ordinaire ma pièce préférée est ma salle de bains, depuis le début de la période de confinement, c’est devenu mon salon, la plus grande pièce de l’appartement. Je m’y sens bien et m’y suis installée pour travailler.
Une vue plongeante sur une de mes bibliothèques, un meuble incontournable dans mon univers, force ma concentration. Cette pièce, qui domine le boulevard des Batignolles est baignée de soleil, donc, dans l’absolu, très agréable et inspirante, mais le bruit cadencé par la valse des sirènes d’ambulances qui hurlent sous mes fenêtres, sur le chemin de l’hôpital Bichat, viennent m’ancrer dans la réalité de ce que nous vivons et qui me semble pourtant encore aujourd’hui parfois si irréel.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

J’aurais adoré vous inviter à lire un roman sur la migration des âmes, « Une fenêtre sous les étoiles », mais je n’en ai pas terminé l’écriture ou plutôt, hasard et coïncidence de l’existence, une rencontre me donne envie d’en réécrire certains chapitres et, surtout, d’en modifier la fin.
En général, je lis beaucoup et mon œuvre préférée est Le Petit Prince que je continue à trouver magique.
Toutefois, en cette période inédite, j’ai eu besoin de lire des ouvrages légers et agréables dans la forme, mais profonds et sincères sur les thématiques de fond. C’est ce que j’ai trouvé dans le livre « Le Détachement » écrit par Jérémy Sebbane qui traite de la nature humaine et de l’imaginaire avec tendresse et sensibilité. Je le recommande.

Un film ou une série télé que allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Sans hésiter, trois films : « Place des Victoires » avec Guillaume de Tonquédec et Richard Bohringer ; « The Banker » avec Anthony Mackie, Samuel L. Jackson et Nicholas Hoult et « Time out » avec Justin Timberlake, Amanda Seyfried et Cillian Murphy.

Le premier est une photographie de la France qui traite de la précarité, à travers l’histoire d’une rencontre improbable et salvatrice entre un petit garçon de la rue et un adulte ayant perdu son emploi, son foyer et ses repères.

Le second a pour décor les États-Unis des années 60 où la ségrégation et la précarité y sont abordées à travers le parcours de deux entrepreneurs afro-américains, devenus des magnas de la finance immobilière. Ils mettront au point un ingénieux système bancaire pour ouvrir l’accès au crédit et au logement aux populations afro-américaines discriminées. Défier les lois raciales et l’establishement WASP leur coûtera leur fortune.

Ces deux films ont pour valeurs communes l’espoir et la lumière, sans céder à la facilité ni sombrer dans le cliché « cheesy ».

Le troisième aborde la valeur du temps, devenue la principale monnaie dans une société qui veut éviter la surpopulation. Les riches peuvent acheter leur immortalité, tandis que les pauvres sont obligés de négocier, le tout surveillé par une police corrompue connue sous le nom de « Time keepers ».
Intéressant de faire le parallèle avec notre utilisation du temps en confinement et la valeur que nous lui attribuons…

Un album de musique à nous conseiller ?

Fan de la mythique Motown, j’aime écouter l’album Down to earth de Stevie Wonder, et tout particulièrement le titre A « Place in the sun ». Il délivre un message incitant à l’introspection, ce qui, en période de confinement, doit nous pousser à nous recentrer sur l’essentiel.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je préserve ma forme physique et psychique via des temps de méditation.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Il est important de renouer avec ses fondamentaux et d’espérer des jours meilleurs.
Jean d’Ormesson, nous dirait : « Ce qui éclaire l’existence, c’est l’espérance ».

En cette période si improbable, je suis attendrie de voir, tous les jours, les efforts déployés par nos concitoyens pour faire preuve de solidarité. Cet écosystème du don me bluffe littéralement dans une société que l’on qualifie souvent d’individualiste.
J’ai été très impressionnée, la semaine dernière, alors que je distribuais des masques à la sortie de la gare Saint-Lazare en compagnie d’élus et de bénévoles à l’initiative de Valérie Pécresse. L’accueil qui nous était réservé par les usagers était baigné de gentillesse et d’honnêteté. Alors que j’en avais parfois douté, ces valeurs restent très présentes dans notre société et l’on pourrait « presque » proposer de compléter notre devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité avec Solidarité.

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement

L’horloge de mon salon qui marque souvent une heure avancée

Le détachement

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 17/01/2022

Investissement : encourageant !

« Avec 6 milliards d’euros investis au cours des trois derniers mois (de 2021), le marché francilien de l’investissement a connu un 4ème trimestre dynamique, mais légèrement décevant au regard de ce qui peut être traditionnellement observé (9,3 milliards d’euros, en moyenne, au 4ème trimestre au cours des cinq dernières années) » note JLL face aux résultats du marché de l’investissement l’an passé. Et de poursuivre : «  seuls 14,7 milliards d’euros ont ainsi été investis sur l’ensemble de l’année, un résultat en recul de 25 % sur un an et inférieur de 34 % à la moyenne des cinq dernières années.

Le marché français dans son ensemble ne recule, lui, que de 10 % d’une année sur l’autre et de 20 % par rapport à sa moyenne sur cinq ans, avec 24,9 milliards d’euros d’investissements en 2021 ». Pour Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL, « ce résultat n’est pas étonnant ; après un démarrage poussif, en raison notamment du report du Mipim, le marché francilien a été impacté par une inadéquation entre la collecte et les produits proposés par le marché. Par ailleurs, nous avons observé dans certains cas un « pricing mismatch » entre acquéreurs et vendeurs. Ceci a abouti à des délais de négociation plus longs pour les meilleurs dossiers, voire des abandons. De plus, les interrogations des investisseurs vis-à-vis de l’actif bureau ont réduit le périmètre des acheteurs sur cette typologie d’actif, ainsi que les volumes unitaires par acquisition ».

De son côté, CBRE souligne, entre autre, qu’au cours du dernier trimestre 2021, « 10,3 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise, contre 5,9 milliards le trimestre précédent, grâce notamment au dynamisme des grandes opérations (de plus de 100 millions d’euros) ». Nicolas Verdillon, « executive director investment properties », souligne que « les différentes opérations initiées ont pu se concrétiser grâce aux liquidités disponibles importantes, à une amélioration de la conjoncture économique, la confirmation de la reprise du marché locatif et dans un contexte où la prime de risque est toujours attractive ». Pour ce qui est des bureaux, le conseil précise que « plus averses au risque, les investisseurs adoptent des stratégies de recentrage, en se positionnant davantage sur des actifs « prime » et/ou « core ». A l’inverse, cela reste compliqué pour les actifs à risque et localisés en dehors des secteurs établis, et notamment à travers l’accès à la dette pour financer des acquisitions en value add » précise-t-il.

Pour sa part, BNP Paribas Real Estate estime qu’au 4ème trimestre 2021, « les investissements en immobilier d’entreprise ont représenté un total de près de 11 milliards d’euros en France, portant le volume global annuel à 26,7 milliards d’euros, soit une réduction de -8 % sur un an. Avec cette accélération récurrente de fin d’année, les placements retrouvent en 2021 un niveau plus proche de ceux observés dans la moyenne long terme ». Le conseil met en valeur, notamment, le fait que « les investisseurs continuant à privilégier les actifs sans risque, les taux de rendement « prime » se stabilisent pour le bureau et le commerce, se situant à, respectivement, 2,70 et 3,20 % au 1er janvier 2022. Seule la logistique affiche une compression de son taux autour de 50 points de base sur un an pour atteindre 3 % fin 2021. Et Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint, en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, d’anticiper qu’« au cours de l’année 2022, les volumes d’investissement pourraient connaître un rebond de l’ordre de 10 %, principalement lié à l’amélioration de la situation sur les marchés locatifs et au maintien des taux financiers qui devraient rester attractifs ». De même, d’ailleurs, Stephan von Barczy chez JLL prévoit que  « le marché de l’investissement devrait connaître un regain de dynamisme en 2022 ; le pipeline de transactions identifiées en cours est nettement plus important qu’il y a un an et les pitchs plus nombreux depuis le mois de décembre. Le marché locatif, mieux orienté notamment sur le segment des grandes transactions, va nous aider par l’apport de nouveaux produits calibrés pour le marché de l’investissement. Nous n’anticipons pas de hausses des taux, qu’ils soient financiers ou immobiliers, d’autant que l’indexation aura un effet modérateur sur ces derniers ». Encourageant ! 

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