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En confinement avec… Grégory Frapet

ActualitésBureaux

le 07 Mai 2020

Notre « Pierre d’Or Asset Manager & Investisseur » 2020, Grégory Frapet, de Primonial REIM, se livre, de son domicile à Neuilly-sur-Seine, sur sa vie de confiné et, c’est avec une certaine philosophie que le président du directoire pense qu’« il faut accepter ce que l’on ne peut changer, changer ce qui doit l’être et savoir dissocier les premiers sujets des seconds »…

Comment se déroule votre journée ?

La nature ayant vivement horreur du vide, ma journée a été très vite rythmée par un agenda bien rempli. De ce fait, je suis devant mes écrans une grande partie de la journée, en relation avec mes équipes, nos clients, nos locataires et nos partenaires conseils. J’essaye également de garder du temps pour comprendre la situation inédite dans laquelle nous sommes et anticiper le monde de demain pour apporter les ajustements nécessaires et identifier les opportunités éventuelles.
Pour autant, je m’impose des déjeuners familiaux, quelques sorties et une respiration chaque mercredi où je me rends au bureau, rue de Naples, pour encourager les quelques collaborateurs qui travaillent encore sur site.

Où êtes-vous ?

Je suis à mon domicile à Neuilly, une commune proche de Paris avec beaucoup d’espaces verts.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Mon salon, mais c’est aussi l’endroit préféré de mes enfants. Résultat, ils m’ont confinés dans ma chambre où je dispose, quand même, d’un bureau et d’une jolie vue.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Je suis plongé dans un livre de Ruffin « les 7 mariages d’Edgar et Ludmilla » l’histoire d’un couple incroyable sur fonds de capitalisme et de paillettes des années 1980.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

La série Israélienne « Fauda », qui vous prend aux tripes sans vous lâcher et est loin d’une vision manichéenne. Dans cette fiction, dans les deux camps, on trouve des héros et des « salauds ».

Un album de musique à nous conseiller ?

La play liste Amazone music et, en particulier, « Blinding Lights » que j’écoute en boucle en ce moment.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Malheureusement, je passe mon temps la tête dans le frigo ou à penser au prochain repas ! Mais, j’ai offert, ces derniers jours, un chien à mes enfants. Je m’oblige à le balader avec eux.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et à nos autres confinés ?

Le pire n’est jamais sûr et la peur n’évite pas le danger. Il faut donc accepter ce que l’on ne peut changer, changer ce qui doit l’être et savoir dissocier les premiers sujets des seconds.

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/01/2021

La logistique, à la loupe…

« En 2020, l’immobilier logistique a démontré toute sa solidité » affirme René Jeannenot, le directeur du pôle activité et logistique de BNP Paribas Real Estate, mettant en avant dans l’interview que nous publions aujourd’hui, 3,5 millions de mètres carrés commercialisés sur l’ensemble du territoire national.

JLL, de son côté, dans une note sur ce segment du marché, qualifie de « remarquable » le niveau d’activité avec 2 926 000 m2 commercialisés sur le marché français de l’immobilier logistique de plus de 10 000 m2. Et ce conseil de souligner que « la baisse observée sur un an se limite à 7 %, avec un volume de demande placée supérieur de 10 % à la moyenne de long terme (2011-2019) ». Cependant, « dire que le marché a été épargné par la crise de la Covid-19 est une erreur. La crise a bel et bien été présente. Néanmoins, la capacité du marché locatif logistique à faire preuve de résilience et à s’adapter rapidement à cette situation inédite lui a permis d’afficher un résultat tout à fait honorable » fait valoir Jean-Marie Guillet, directeur logistique de JLL France, qui poursuit : « durant cette période, nous avons dû continuer à nous organiser, mais différemment, et nous adapter à cette nouvelle donne. Il n’est donc pas surprenant d’avoir vu des secteurs tels que l’alimentaire, le pharmaceutique et le e-commerce venir soutenir la demande cette année ». Et il ajoute : « le début d’année a mis en exergue l’importance de rapatrier les stocks et les productions sur le territoire, ce qui a logiquement eu pour conséquence d’entraîner de la demande supplémentaire ».

Logiquement, donc, de plus en plus d’investisseurs s’intéressent au secteur. Franck Poizat, directeur capital market logistique et industriel de BNP Paribas Real Estate Transaction France, parle même de 2020 comme de la « deuxième meilleure année de la décennie après l’exceptionnelle année 2019 » pour ce qui est du volume total investi. Des investisseurs qui regardent un type d’actifs qui « en dépit du ralentissement actuel du commerce international », « bénéficient de l’intensification structurelle des échanges de marchandises », un « phénomène qui tient aussi bien à la mondialisation qu’à la relocalisation » écrit le groupe Edmond de Rothschild dans une note sur le thème : « pourquoi s’intéresser à l’immobilier logistique ». Après avoir souligner « le développement spectaculaire du commerce électronique » qui « amplifie également le besoin d’espaces de stockage et d’infrastructures », le groupe Edmond de Rothschild estime que « cette classe d’actifs mérite d’autant plus d’attention que l’urbanisation ne cesse de transformer nos sociétés » et que, dans ce cadre, « la petite logistique tire son épingle du jeu », elle qui « répond aux exigences de rapidité de la clientèle ». Un segment avec « un surplus de rendement. Nous estimons l’écart à environ 150-200 points de base par rapport à la grande logistique moderne » selon Edmond de Rothschild REIM, en mettant en avant des taux d’occupation qui « avoisinent toujours les 100 % » ou encore le fait qu’« à l’approche des métropoles, la tendance structurelle est à l’augmentation des loyers et à l’appréciation des biens »…

Pour sa part, Invesco, dans une récente analyse des différentes classes d’actifs au niveau européen (« Invesco Real Estate House View »), confirme que « l’immobilier logistique continue de susciter un fort intérêt, alors que les chaînes d’approvisionnement se réorganisent afin de pouvoir répondre à l’évolution de la demande des consommateurs finaux ». En soulignant, également, que « dans toute l’Europe occidentale, la demande est supérieure à l’offre de sites pouvant accueillir des entrepôts, en particulier pour les actifs situés en périphérie des villes »… Et en concluant, pour cette classe d’actifs : « nous nous intéressons essentiellement aux actifs bénéficiant de valeurs foncières élevées, situés sur des emplacements stratégiques. Nous sommes également de plus en plus prudents face aux conceptions et aux aménagements réalisés sur-mesure, en raison d’interrogations quant au potentiel de relocation de tels actifs à terme »…

Autant dire que, désormais, l’immobilier logistique est observé à la loupe…

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