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En confinement avec… Loeiz Bourdic

ActualitésGreen & Innovations

le 06 Mai 2020

A la tête de la start-up PriceHubble France – l’une des pionnières en matière d’analyse des marchés immobiliers grâce au big data et au machine learning -,  Loeiz Bourdic nous raconte, à son tour, son confinement…

Comment se déroule votre journée ?

Les journées continuent à être plus que rythmées !
Depuis le début du confinement, nos clients sont beaucoup plus disponibles pour échanger et tester de nouvelles solutions d’analyse immobilière. C’est particulièrement vrai pour nos clients agents immobiliers, qui cherchent des solutions digitales pour garder le lien à distance avec leurs clients et préparer la sortie de crise.
En terme d’organisation interne, nos équipes sont rodées au télétravail. Nos collaborateurs sont répartis dans plus de 8 villes en Europe, donc nous avions déjà les outils et l’organisation en place pour travailler à distance, et de façon complètement décentralisée. Mais, nous sommes doublement attentifs pour avoir le maximum de points d’interactions afin de garder un moral d’équipe au top.
Et histoire de rythmer encore plus la journée, j’ai le plaisir de garder mon fils de deux ans à plein temps !

Où êtes-vous ?

À Paris, dans le 11ème arrondissement. Nous avons emménagé littéralement 2 jours avant le début du confinement ; il reste encore quelques cartons…

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

J’alterne entre le bureau et le salon pour éviter de rester confiné dans une seule pièce !

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Le dernier opus de Piketty, pour les clés de lecture et d’analyse particulièrement puissantes qu’il donne sur les structures profondes de nos société et leurs évolutions historiques.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Un film à voir ou à revoir : Thelma et Louise, un bel exemple de film avec un “female gaze”, qui permet de réfléchir à l’omniprésence du regard masculin dans le cinéma.

Une série : la dernière saison du « Bureau des Légendes », qui nous tient en haleine et nous fait (presque) oublier le confinement !

Un album de musique à nous conseiller ?

Mon répertoire musical du moment est principalement constitué de comptines pour enfant ;-).

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je suis un adepte du vélo qui n’a malheureusement pas anticipé la rupture de stock des home-trainers. Autant vous dire que j’attends avec impatience la première sortie post-confinement. Sinon, je m’occupe toute la journée de mon fils, croyez-moi c’est du sport !

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

A force de rester chez soi, le virus peut sembler abstrait et lointain, et l’on peut douter de l’intérêt même du confinement. Ma femme est médecin à l’APHP et j’ai suivi de près l’évolution du “front” au fil des jours. Il est difficile de s’imaginer les semaines que notre première ligne a vécu et de ce que nous leur devons.

Nous vivons une expérience individuelle et collective qui laissera des traces. Espérons, d’abord, que la crise sociale et économique qui en découle ne soit pas trop profonde. Espérons, ensuite, que cette expérience soit un catalyseur pour une prise de conscience collective de ce qui compte vraiment et que nous entamions collectivement une mutation vers un modèle plus écologique et solidaire…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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